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Métro d’Alger : Le réseau totalisera 55 km à l’horizon 2025

Station place des Martyrs : Musée de la ville d’Alger

PUBLIE LE : 21-07-2013 | 23:00
D.R

Le métro d’Alger, long actuellement de 9,5 km, devra s’étendre sur 55 km à l’horizon 2025 sur l’ensemble du Grand Alger, avec la mise en service de plusieurs extensions desservant la banlieue est, sud et ouest, ainsi que l’aéroport, a indiqué le PDG de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA), M. Aomar Hadbi. D’une seule ligne d’à peine 10 km, le métro de la capitale passera à 18 km à la fin 2016, une fois opérationnelles les trois extensions actuellement en travaux et qui desserviront des quartiers du centre-ville et de la périphérie qui connaissent une forte densité démographique, a expliqué M. Hadbi dans un entretien à l’APS. «À fin 2016, Alger aura 18 km de lignes de métro qui seront opérationnelles ; et à cette échéance, des quartiers populaires seront desservis par ces lignes comme La Casbah, une partie de Bab El-Oued, Bachdjarrah, Bourouba, El-Harrach et la cité Aïn Naâdja (Gué de Constantine)», a-t-il souligné. Il a affirmé qu’en décembre 2020, date à laquelle les lignes El-Harrach- Bab Ezzouar-Aéroport (9 km) et Aïn Naâdja-Baraki (6 km) seront ouvertes, la capitale sera desservie par un réseau de 33 km, couvrant, outre le centre-ville, les agglomérations des périphéries est, ouest et sud et l’aéroport. Il a fait savoir que l’extension El-Harrach - Bab Ezzouar-Aéroport «vient d’être confiée à l’entreprise Cosider qui devra lancer les travaux de réalisation au quatrième trimestre de l’année en cours».
«En 2025, on aura 55 km de métro avec la mise en service des lignes Bab El-Oued-Chevalley (8 km) et Chevalley-Draria (14 km)», deux extensions qui sont en cours d’études, a-t-il affirmé. Actuellement, trois lignes d’extension de la ligne 1 (Grande poste-Haï El-Badr) sont en cours de réalisation et affichent un taux d’avancement appréciable, ajoute le premier responsable de l’EMA.

Station place des Martyrs : Musée de la ville d’Alger
Il s’agit de la ligne Haï El Badr-El-Harrach, Grande Poste-place des Martyrs et Haï El-Badr-Aïn Naâdja. «Toutes ces lignes en cours de réalisation ou en études ont un cachet prioritaire» pour l’EMA, a estimé son PDG. Pour M. Hadbi, la ligne Haï El-Badr-El Harrach (4 km) sera opérationnelle fin 2014, ajoutant que les travaux sont concentrés actuellement sur la pose des voies, le montage des équipements électriques et l’aménagement des stations. Quant à l’extension qui va de la Grande Poste à la place des Martyrs (sur 1,6 km), la fin des travaux de génie civil est prévue pour décembre 2014, selon les données de l’entreprise, qui indique que le taux d’avancement sur ce tronçon est de 55%. Les travaux sur cette ligne, confiés à un groupement algéro-luso-brésilien (Gesi TP-Texeira-Andrade), avaient été ralentis en raison d’une grève déclenchée fin 2012 par les ouvriers du groupement.
«La grève de deux mois des travailleurs au niveau de ce tronçon a eu un impact sur la cadence des travaux, mais les entreprises de réalisation ont pu rattraper ce retard par la suite», a affirmé le PDG de l’EMA.
Actuellement, les travaux sur la ligne Grande Poste-Place des Martyrs se concentrent sur le creusement du tunnel de 1,6 km qui sera suivi par son bétonnage, a-t-il ajouté. Située à la Basse Casbah, la station place des Martyrs sera une véritable station-musée, d’importants vestiges archéologiques ayant été mis au jour et datant jusqu’à 2000 ans. M. Hadbi a fait savoir aussi que plusieurs techniques modernes sont utilisées dans les travaux de creusement.
Ces techniques permettent «de creuser 6 mètres par jour en moyenne», précisant que la nature du sol au cœur d’Alger diffère d’une zone à une autre.
Le PDG de l’EMA a affirmé par ailleurs que le choix des tracés des lignes d’extension du métro de la capitale obéit à plusieurs critères, dont le niveau de demande de transport sur certains axes urbains par rapport à d’autres, le taux d’accroissement de la population et le taux de mobilité. Pour choisir le couloir d’une nouvelle ligne, «des études et des enquêtes sont faites auprès des citoyens afin de déterminer le besoin en moyens de transport et le taux d’accroissement de la population pour obtenir le taux de mobilité» qui détermine les couloirs envisageables. Viendra par la suite, «l’étape du choix d’une variante», a explicité M. Hadbi.

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