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Qahwa fi goubli : Le ciel, la mer et le coucher du soleil

Le voisin d’un collègue a été ce dernier vendredi rompre le jeûne sur la plage. Un iftar sur un sable fin, avec pour seul horizon une étendue d’eau bleue et calme, est faut-il l’avouer une idée assez originale.

PUBLIE LE : 20-07-2013 | 23:00
D.R

Le  voisin  d’un collègue a été ce dernier vendredi rompre le jeûne sur  la plage. Un iftar sur un sable fin, avec pour seul horizon une étendue d’eau bleue et calme, est faut-il l’avouer une   idée assez originale. Et tenez-vous bien, le voisin de notre collègue ne s’est pas contenté du strict minimum. Bien  au contraire. En fait il a littéralement déménagé sa cuisine le temps d’un iftar. Et bien sûr au menu du jour, il y avait l’indispensable chorba, les boureks et autres plats que l’on prépare  pour ramadhan. On ne sait pas si le voisin et le reste de la famille ont fait trempette après avoir rompu le jeûne, histoire de se rafraîchir avant de siroter le traditionnel thé qui sert aussi de digestif ou de se servir un café dans un gobelet. En fait ce qui a à retenir de cette histoire, c’est que les Algériens sont loin d’être accro à leur confort et à la sécurité d’un bien-être assuré que peut conférer une maison en dur. Transformer un iftar, que d’aucuns pensaient être un repas institutionnalisé tout au long du mois de ramadhan en une sorte de pique-nique familial et partant convivial avec pour unique  toit le ciel est révélateur de ce besoin d’évasion que l’être humain éprouve. Mais gageons que si d’autres personnes décident d’imiter le voisin de notre collègue, il s’en trouvera des jeunes qui iront camper sur les plages à attendre la venue de familles  pour leur faire payer le droit d’accès à la plage. Et dans ce cas, tout le charme d’un iftar au bord de la plage s’en trouverait définitivement rompu. Et la rude réalité reprendrait son droit de cité. Cette réalité qui fait que depuis plusieurs années tous les espaces publics sont devenus la propriété de jeunes hommes qui  nous font payer le moindre de nos passages et arrêts.  S’ils pouvaient,  s’est lamenté un  monsieur, on nous fera payer même l’air que nous respirons. Mais heureusement qu’ils n’ont pas réussi à mettre la main dessus. Mais pour l’heure, rien ne nous empêche de bousculer la monotonie de notre quotidien en  prenant quelques initiatives telle que celle prise par le voisin de notre collègue.
N. K.      

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