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Abdelaziz Ziari aux gestionnaires des établissements hospitaliers : « Adoptez la bonne gouvernance »

L’hygiène hospitalière au menu des recommandations du ministre de la Santé.

PUBLIE LE : 07-07-2013 | 23:00
Ph. Wafa

«Le problème de la santé en Algérie est un problème de gestion et de gouvernance, il n’est lié ni à l’argent ni au personnel, et c’est une situation à laquelle il faut désormais faire face», a estimé, hier à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelaziz Ziari, lors de l'ouverture des travaux du colloque national des gestionnaires des établissements de la santé.
S’adressant aux responsables, administrateurs et directeurs des établissements hospitaliers, M. Ziari a déclaré que «la bonne gestion du service public est très importante, spécialement dans le secteur de la santé qui s’est développé d’une façon anarchique». Et d’ajouter : «On est tous responsables. Aussi, afin de bien gérer et être au service des citoyens, je vous demande d’accorder une importance au service public et je suis prêt à écouter vos propositions et vous aider à les prendre en charge car le malade est notre raison d’être».
Dans ce contexte, le ministre mettra en exergue le fait que «le citoyen a perdu confiance dans le secteur de la santé contrairement aux années 1970 où les gens avaient plus foi en cette institution qu’aujourd’hui ».
Il a donné l’exemple des services des urgences qui accusent un retard et une mauvaise gestion, «ce qui nécessite une prise en charge rapide. Vous êtes également responsables des services des urgences», a-t-il indiqué.
M. Ziari a aussi abordé la question des problèmes liés à la gestion des médicaments dans les hôpitaux. A ce sujet, il a exhorté les responsables à avoir dans chaque hôpital une pharmacie ainsi que le recrutement de pharmaciens.
«Il faut qu’on rétablisse au pharmacien sa première vocation. Je demande des postes budgétaires pour les pharmaciens en fonction de l’importance des hôpitaux C’est lui le responsable de la distribution et du stockage des médicaments, le gestionnaire n’a qu’à régler la facture», a-t-il précisé.
Il a incité les responsables en outre, à ouvrir un laboratoire d’ana-pathologie et d’immunologie dans les unités oncologiques (centres de traitement du cancer). Dans ce sens, il a déclaré qu’«il faut prévoir un budget spécial consacré aux médicaments du cancer, car c’est la priorité du secteur.» Concernant le personnel médical, M. Ziari a expliqué qu’«il faut décentraliser la gestion des spécialistes et recruter en fonction des besoins des services.
Et de poursuivre : «les recrutements doivent se faire à la base des besoins et sur la base de l’organigramme de l’hôpital». Pour appuyer ses dires, le ministre a évoqué le service civil qui, selon lui, a été imposé afin de répondre aux besoins des citoyens dans les régions éloignées des grands centres et des zones enclavées. Dans le même ordre d’idées, il a encouragé les gestionnaires à dénoncer l’absentéisme.
«Le ministère vous protège et pour ce faire, on va vous élaborer un règlement intérieur-type et vous l’envoyer. Il faut mettre fin à la négligence qui touche le secteur», a-t-il souligné.
M. Ziari a également incité les gestionnaires à créer des postes spécifiques ou une sous-direction qui s’occupe des soins infirmiers et médicaux «afin de faire valoir la profession».
L’hygiène hospitalière a été aussi au menu des recommandations du ministre de la Santé. A ce sujet, il a exhorté les administrateurs à bien prendre en charge ce volet et d’utiliser les banaliseurs et de ne plus acheter les incinérateurs dans la gestion des déchets.
D’autre part, le ministre de la Santé a insisté sur l’accueil des citoyens dans les structures de santé ainsi que le développement des Technologie de l’information et de la communication dans le secteur comme cela a été fait dans le cadre de la télémédecine.
Il a affirmé qu'il «est inacceptable» que le secteur de la santé demeure «en reste des progrès technologiques» enregistrés durant ce troisième millénaire, marqué par «le développement des nouvelles technologies».
Et d’indiquer, que les établissements de la santé pouvaient réaliser un saut qualitatif en adoptant les TIC, rappelant le rôle que doit jouer l'Agence nationale de documentation de la santé (ANDS) pour la généralisation de l'utilisation des différentes applications et programmes des TIC.
«Les médecins généralistes des autres wilayas peuvent se former à distance dans des salles aménagées et branchées au réseau intranet afin d’échanger les techniques médicales et du savoir», a-t-il conclu.
Wassila Benhamed
 

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