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Réunion de l’intersyndicale de la Santé publique : Une rencontre d’évaluation

Les négociations entre l’Intersyndicale de la santé publique (ISP) et le ministère de tutelle, qui ont eu lieu respectivement lundi, mardi et mercredi derniers, ont fait l’objet hier d’une rencontre d’évaluation des responsables des trois syndicats des psychologues, des praticiens spécialistes et de praticiens de la santé publique (Snapsy, SNPSP et SNPSSP).

PUBLIE LE : 22-06-2013 | 23:00

Les négociations entre l’Intersyndicale de la santé publique (ISP) et le ministère de tutelle, qui ont eu lieu respectivement lundi, mardi et mercredi derniers, ont fait l’objet hier d’une rencontre d’évaluation des responsables des trois syndicats des psychologues, des praticiens spécialistes et de praticiens de la santé publique (Snapsy, SNPSP et SNPSSP).
Selon le porte-parole de l’Intersyndicale, le docteur Khaled Keddad, cette réunion intervient à la suite des rencontres de concertation entre le ministère et les trois syndicats relevant de cette corporation et dont les résultats ne sont pas à la hauteur de leurs aspirations. Les trois syndicats se sont déclarés « insatisfaits » par la non-prise en considération des principales doléances, dont la révision de leur statut particulier et le régime indemnitaire».
Le président du Snapsy  M. Keddad, s’est dit ainsi «frustré par le gel de l’amendement de leur statut particulier et de leur régime indemnitaire». Il a précisé que le chef de cabinet ne leur a donné aucune explication quant à de telles décisions prises sur cette importante question. Il a précisé dans ce contexte qu’au cours de leur rencontre avec la tutelle, le représentant du ministère de la Santé avait réaffirmer que «seuls les dossiers relevant de leurs compétences figurent à l’ordre du jour de la réunion ».
Abordant la question des sanctions décidées à l’encontre des adhérents au débrayage cyclique initié par l’Intersyndicale, le représentant du Snapsy a jugé «irrégulière» cette manière de faire et d’agir. «Si le ministère insiste sur des ponctions sur salaires, alors qu’il le fasse de manière réglementaire », a-t-il notamment relevé.
Le syndicat, qui avait saisi le ministère pour la levée de ces mesures répressives, a souligné qu’une dizaine de psychologues grévistes ont été surpris de percevoir, seulement, la moitié de leur paie». Pour le ministère de la tutelle, la grève des professionnels de la santé étant une suspension de la relation de travail entraîne, conformément à la loi, une suspension  momentanée de la rémunération et les déclarations de responsables syndicaux faisant état de « sanctions  prises contre des grévistes » sont liées à « l’application  de la réglementation en vigueur ». Le ministère informe, à ce propos, que les directeurs des établissements publics de la santé n’ont fait que se conformer à la réglementation en vigueur,  en mettant en œuvre les mesures prévues concernant le « travail non fait ».  Le ministre de la Santé, Abdelaziz Ziari, avait affirmé en marge du Forum  économique et social du cinquantenaire de l’indépendance, qu’ « il n’y a pas eu  de mesures répressives à l’égard de la minorité des médecins grévistes. Par  contre, il y a eu non-payement des médecins durant la grève, conformément à la loi ». Il avait ajouté que la justice algérienne a reconnu l’« illégalité » du  mouvement de grève enclenché par les médecins, soulignant que « dans ce cas précis,  ces derniers encouraient la révocation. Ce que je n’avais pas voulu faire». « Il y avait peut-être des médecins qui ont été induits en erreur, et c’est pour cette raison que je n’ai pas pris de mesures répressives», avait-il expliqué.
Pour ce qui est des revendications des syndicats de la santé relatives aux révisions des régimes indemnitaires et aux évolutions de carrière, les responsables du secteur précisent que ces dernières seront prises en charge par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. S’agissant des primes de contagion et de garde ainsi que des perspectives d’évolutions professionnelles, le ministère annonce que ces dernières seront étudiées par la tutelle.   
Sarah Sofi

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