mardi 12 novembre 2019 23:39:14

Elle retrace toute l’histoire moderne de l’Algérie : Sellal inaugure l’exposition “Mémoire et réalisations”

La grande exposition intitulée «Mémoire et réalisations», que le ministère des Moudjahidine organise à la Safex, Pins Maritime, a été inaugurée, jeudi après-midi, par le Premier ministre Abdelmalek Sellal.

PUBLIE LE : 22-06-2013 | 0:00
D.R

La grande exposition intitulée «Mémoire et réalisations»,  que le ministère des Moudjahidine organise à la Safex, Pins Maritime, a été inaugurée, jeudi après-midi, par le Premier ministre Abdelmalek Sellal. Cette exposition qui entre dans le cadre des festivités commémoratives du 50e anniversaire de l’indépendance nationale retrace toute l’histoire moderne de l’Algérie, à travers des stands consacrés aux différentes étapes qu’a connues le pays depuis sa colonisation en 1832 jusqu’à ce jour.

M. Abdelmalek Sellal, accompagné d’une délégation ministérielle et de hauts cadres de l’État, a visité les différents stands où sont exposées des maquettes et photos illustrant les combats et batailles menés par les Algériens depuis le début de l’invasion de l’Algérie jusqu’à la Révolution de Novembre qui a  permis au peuple algérien de recouvrer sa souveraineté nationale en 1962.  M. Sellal a entamé sa visite par le stand «Voyage à travers l’espace et le temps» qui évoque l’histoire de l’Algérie de 1830 à 1962, avant de se rendre au stand «Livre ouvert» où il a reçu des explications sur les efforts consentis par l’État pour la préservation de la mémoire collective du peuple algérien, principal «fondement de l’unité nationale».
 M. Sellal a ensuite visité les stands «Notre mémoire et les crimes du colonisateur», «Regards d’enfants et de jeunes sur la Mémoire», «Témoignages pour la mémoire» et le stand «Calédonie»  consacré à l’histoire de la déportation d’Algériens vers les centres de détention en Nouvelle Calédonie. Le stand «La mémoire, 50 ans  après», qui met en relief les efforts déployés par l’État algérien pour la prise en charge des veuves de chouhada, des moudjahidine et des ayants droit en axant sur le système législatif et réglementaire durant la période allant de 1962  à 2002, a été également visité par M. Sellal. 
Le stand présente, aussi, les centres d’appareillages et de prothèses créés par l’État au profit des invalides de la guerre et les centres de repos destinés aux moudjahidine, outre les projets futurs programmés par le secteur des moudjahidine. S’exprimant à cette occasion, le ministre des Moudjahidines, Mohamed Cherif Abbas, a fait savoir que cette exposition, dont la conception a été confiée à l’artiste algérien Saïd Oulmi, est le fruit de sept mois de travail continu.
Il souligne, à ce propos, que l’exposition était «l’occasion pour découvrir les talents algériens, qui ont participé et réussi à résumer l’histoire moderne de l’Algérie avec précision et créativité, à travers les différents stands conçus à cette occasion». L’exposition est également une occasion, selon le ministre des Moudjahidine, pour «présenter les efforts consentis par l’État algérien, 50 années durant, pour effacer d’abord les traces néfastes du colonialisme, pour se lancer ensuite dans le processus de développement tous azimuts, et enfin arriver à surmonter les difficultés afin de poursuivre le chemin des réalisations et du développement du pays».
 L’exposition «Mémoire et réalisations» restera ouverte au public jusqu’au  7 juillet prochain. Des tables rondes sur les différentes étapes de l’occupation de l’Algérie, les différents soulèvements et la Révolution menés par le peuple algérien et les réalisations accomplies depuis l’indépendance seront organisées à cette  occasion.

Salima Ettouahria


Restauration des prisons de l’ère coloniale
Les travaux avancent à bon rythme

«L’opération de restauration de certains de détention datant de l’ère coloniale a été déjà entamée», a indiqué le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, précisant que les travaux avancent à bon rythme.
 Le ministre, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, tenue à l’occasion de l’Inauguration par le Premier ministre de l’exposition «Mémoire et réalisations», a précisé que cette opération qui vise la transformation des prisons de l’ère coloniale française en musées de la mémoire est encore à ses débuts. Interrogé sur le nombre des prisons concernées par la restauration, le ministre a précisé qu’il n’était pas possible de les recenser, car, dans chaque commune et dans chaque région, il y avait des centres de torture et de détention. Il rappelle, à ce sujet, que, pas moins de trois millions d’Algériens et d’Algériennes ont été emprisonnés dans ces établissements durant la période coloniale. Il a indiqué qu’outre les grandes prisons comme celles de Serkadji, El-Harrach ou encore Lambèse, il existait un grand nombre de centres de détention dans chaque wilaya.
 Il a rappelé, par ailleurs, l’accord conclu entre les ministères des Moudjahidine et de la Justice pour la reconversion de la prison Serkadji en musée. Au sujet de la production cinématographique initiée par le ministère des Moudjahidine, le ministre a fait savoir que son département ne prend en charge que la production de films qui traitent de la guerre de Libération ou de ses symboles. Il rappelle à ce sujet la production du film Mustapha Ben Boulaïd, d’Ahmed Rachdi, et du film Krim Belkacem, qui est en cours de réalisation. Par ailleurs, le ministre a annoncé la programmation de quatre autres films qui seront réalisés prochainement, sur le colonel Lotfi, Zighoud Youcef, Si El-Houas et Si M’hamed Bougara. Concernant la production d’un film retraçant le parcours historique de l’émir Abdelkader, le ministre a indiqué qu’après concertation avec des historiens et experts en la matière, il a été convenu qu’un seul film cinématographique de deux heures ne suffisait pas pour retracer le parcours historique de l’émir Abdelkader. Pour cerner tous les aspects de la personnalité de l’émir Abdelkader dans le cadre d’une œuvre cinématographique, il convient de procéder à un découpage  de son parcours historique en une dizaine d’épisodes allant d’une heure à une heure et demie, a précisé M. Abbas. «Pour le moment, aucun proposition ou initiative ne nous a été parvenue à ce propos», a-t-il précisé.         
Salima E.

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