vendredi 10 juillet 2020 18:21:28
D.R

L’ouvrage de Mustapha Chérif  qui se présente comme une somme de réflexions — avec beaucoup de références à des textes de l’Emir Abdelkader et d’éminents pédagogues et sociologues — sur le système éducatif et qui pose des questions pointues sur la qualité de l’école algérienne, fait le bilan détaillé des cinquante dernières années de pratique de l’enseignement des premiers paliers jusqu’aux bancs de l’université.

Il est communément admis que le progrès d’une société se mesure à l’aune de la connaissance dispensée par ses universités dont le rôle cruciale est de former les élites pensantes de demain. Ces dernières lorsqu’elles sont suffisamment mûres, peuvent distiller au sein des diverses institutions le savoir qu’elles ont acquis au fruit d’une longue recherche. Elles ont pour charge capitale d’encadrer en tant qu’outils d’orientation et de développement les secteurs névralgiques de l’Etat en respectant le droit à la démocratisation de la société dont le pluralisme politique maintiendrait intact dans un rapport de force source de créativité les équilibres idéologiques.
L’ouvrage de Mustapha Chérif  qui se présente comme une somme de réflexions — avec beaucoup de références à des textes de l’Emir Abdelkader et d’éminents pédagogues et sociologues — sur le système éducatif et qui pose des questions pointues sur la qualité de l’école algérienne, fait le bilan détaillé des cinquante dernières années de pratique de l’enseignement des premiers paliers jusqu’aux bancs de l’université. Une université qui bien qu’ayant réalisé depuis les premières années de l’indépendance des avancées certaines sur le plan quantitatif  seulement, semble être submergée par  le nombre exponentiel des étudiants de faible niveau et empêtrée dans des problèmes inextricables de contraintes administratives qui sont autant de facteurs qui freinent le rôle décisif que jouent ces institutions dans la lutte contre l’analphabétisme et l’ignorance sachant que cette dernière, si elle n’est pas colmatée, est un péril pour la jeunesse et les futures générations qui s’orienteraient vers des paramètres comme celui de la religion qui, poussée à l’extrême constitue l’une des dérives sociétales les plus dangereuses. Or une vision d’ensemble partant d’un principe pragmatique suivant des procédés éclairés et justes permettrait aux tenants du pouvoir d’analyser ce sujet fondamental qui n’est pas aussi complexe qu’il n’y paraît si on prenait le soin des suivre une méthodologie  d’autant qu’il concerne l’avenir d’une société en plein devenir et édification  et que l’on réfléchissait sans trop d’alarmisme mais d’une manière optimiste parce que justement constructive, on sait pertinemment que des potentialités et de bonnes volontés existent en Algérie. L’auteur écrit à ce sujet : « A l’heure des défis sans précédent de la mondialisation et de la compétence internationale, les savoirs, les innovations scientifiques, technologiques, la compétence, le civisme des citoyens et la capacité d’articuler l’unité et la pluralité, l’ancien et le nouveau, fixent les rapports de force en matière de richesse, de puissance et de qualité de vie », puis il ajoute : « Dans le contexte de la crise multiforme, nous avons le devoir de nous interroger sur les problèmes éducatifs et culturels, afin de forger l’avenir que nous voulons. Le progrès est total ou il ne l’est pas. Pour ce faire, nous ne pouvons pas nous contenter de la tradition, ou au contraire du seul progrès matériel. La dimension cognitive est essentielle pour accéder à une modernité en phase avec nos valeurs.» Les problèmes qui se posent avec une certaine acuité actuellement sont de trois ordres selon lui : celui de la qualité de l’enseignement sachant que c’est à partir de lui que l’on peut bâtir une société équilibrée dont les fondements seraient basés sur la connaissance et par voie de conséquence sur les compétences. L’autre point concerne principalement le domaine politique et culturel qui doit répondre à un projet de société qui puisse conjuguer tout à la fois unité et pluralité, universalité et spécificité, authenticité et modernité. Enfin le plan économique doit être revu pour favoriser l’esprit d’entreprise, l’adéquation formation-emploi, la maîtrise de l’évolution des métiers et la conjugaison des concepts de l’économie de marché et de justice sociale.
L. Graba

Nouvelles parutions aux éditions Anep
Les éditions Anep viennent de sortir l’une des toutes récentes publications du pédagogue et chercheur pluridisciplinaire, lauréat 2013 du prix Unesco du dialogue des cultures, un livre intitulé le défi du savoir en Algérie qui ne manquera pas d’intéresser les enseignants et universitaires sur la question de l’éducation qui préoccupe beaucoup la société.
 Dans le registre des témoignages posthume qui relate les conditions de lutte des maquisards dans une région des régions historiques du pays, toujours aux mêmes éditions, on retrouve l’ouvrage du commandant Mostefa Merada Bennoui qui porte le titre Sept ans de maquis dans les Aurès. Une autre parution dans les éditions françaises 20 cœurs dans le chapitre des investigations que mènent certains journalistes outre-mer, vient aussi de nous parvenir à la rédaction. L’ouvrage intitulé Crimes sans châtiment avec pour sous-titre De la guerre économique à la guerre totale, le titre qui paraphrase un célèbre roman de Dostoïevski est en réalité une enquête sans compromis d’un journaliste indépendant Jean-Loup Izambert, qui fait partie du groupe de « les Echos » et de l’Humanité, auteur de plusieurs livres bouleversants les convenances sur les réseaux de pouvoir. L’enquête en question dévoile les guerres contre la Libye et la République syrienne, riche en révélations surprenantes et documents inédits, mettant  à jour le puzzle de vingt années de complicités criminelles contre le monde arabo-perse, l’Eurasie et l’Afrique.
L. G.
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions