lundi 23 septembre 2019 10:06:38

Communication et gouvernance : Piliers de la démocratie

Comment mettre en place un système d'information performant au sein des institutions publiques ?

PUBLIE LE : 10-06-2013 | 23:00
D.R

Comment mettre en place un système d'information performant au sein des institutions publiques ?  Comment établir un équilibre approprié entre le droit de savoir et le droit au secret pour protéger certains intérêts publics et privés essentiels ? C’est dans la subtilité de cet équilibre que se trouve ce bien précieux qu’est la démocratie, une valeur qui fonde le respect de la personne humaine. Toutes ces questions, sont en vérité, inscrites au cœur même de la gouvernance. Le postulat de départ est exprimé par le Principe IV de la Déclaration de l’Union Africaine sur la liberté d’expression : « Les organes publics gardent l’information non pas pour eux, mais en tant que gardiens du bien public et toute personne a le droit d’accéder à cette information, sous réserve de règles définies et établies par la loi. » Ce principe qui fonde la gouvernance  renvoie aux modalités  d’une gestion transparente aussi bien de l’institution politique que de l’organisme économique. En effet, on l’oublie souvent, mais les pratiques commerciales sont souvent plus dynamiques quand l’information circule entre les opérateurs. On a toujours en tête ces entreprises à l’arrêt, ou réduite de recourir au marché extérieur alors que le bien ou le produit recherché est disponible localement, même si c’est  à l’autre bout du pays. Certes, l’administration  dans son essence même (y compris dans les régimes ouverts) est toujours tentée par la culture du secret. Le challenge est de transformer cette frilosité en injectant des pratiques qui valorisent le travail des agents telles la publication cyclique de rapports et comptes rendus qui ont un intérêt évident dans l’information du public. L’information comme la communication  ont une  importance fondamentale pour la démocratie et la liberté, puisqu’elles permettent la  participation de toutes les énergies au développement. N’importe quelle institution qu’elle soit parlementaire, économique sociale ou autre ne peut tirer sa force que de la synergie de ses membres. Souvent, les réunions et autres assemblées sont ouvertes aux journalistes, mais combien d’autres se passent dans l’anonymat le plus total pénalisant même l’organisateur qui gagnerait à faire parler de lui. La communication doit coller aux mutations technologiques et faire du net et des sites un outil efficace de communication puisque tout évènement porteur devrait être mis en ligne sur le site de l’organisme instantanément. Que de fois, le journaliste, pour une demande simple  d’information auprès d’un cadre ou même d’un directeur d’entreprise, se voit opposer un refus non pas que la réponse  ouvre une brèche dans le « secret-défense » mais juste qu’au niveau de l’entreprise, la dimension communication est totalement absente, effacée de l’organigramme et personne ne sait qui doit « parler ». Dans le doute on s’abstient. La nature ayant horreur du vide, c’est fatalement, la mauvaise monnaie qui chasse la bonne, selon cette règle énoncée au 16e siècle et la rumeur et le doute prennent le pas.
M. Koursi

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