mercredi 12 aot 2020 12:53:06

Changements climatiques : Les experts en alerte

La Terre tourne sur elle-même, mais son axe de rotation n'est pas fixe, et comme elle n'est pas un corps rigide, elle subit différentes déformations, notamment en raison des mouvements des océans et de l'atmosphère.

PUBLIE LE : 05-06-2013 | 23:00
D.R

La Terre tourne sur elle-même, mais son axe de rotation n'est pas fixe, et comme elle n'est pas un corps rigide,  elle subit différentes déformations, notamment en raison des mouvements des océans et de l'atmosphère. C’est ce que les spécialistes appellent les changements climatiques. les saisons les plus chaudes du siècle dernier seront les saisons les plus froides du siècle prochain. Réchauffement de la planète, catastrophes naturelles, augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies torrentielles, les tempêtes et les sécheresses, élévation du niveau de la mer… Ce sont-là les prédictions affolantes des climatologues et météorologues pour les années à venir.  L’Algérie échappera-t-elle à ces prévisions alarmantes ?   «L'Algérie est appelée à prendre des mesures d'adaptation pour faire face aux effets néfastes qui peuvent découler des changements climatiques, notamment les phénomènes extrêmes tels que les inondations et la sécheresse», déclare le représentant de l'Office national de la météorologie, Kamel Boucherf, qui explique que les phénomènes extrêmes appelés auparavant «centenaires», tels que les inondations, la canicule, sont de plus en plus fréquents, à cause des changements climatiques. «Nous devons mettre en place un système d'alerte, car nous aurons une augmentation des phénomènes extrêmes dans les dix années à venir, pour éviter les catastrophes.» À l'écoute d'un spécialiste de la météo, nous avons la confirmation que la situation de l'Algérie est des plus précaires du fait que le GIEC (instance des Nations unies regroupant plus de 2.500 chercheurs qui étudient les changements climatiques) prévoit, pour le nord de l'Afrique, des épisodes violents de pluies, de froid, mais aussi, une sécheresse qui sera de plus en plus structurelle. Le plus dramatique dans tout cela, c'est qu'aucune des variétés agricoles qui poussent aujourd'hui dans les champs n'est adaptée aux conditions qui seront les nôtres dans 50 ou 60 ans. Si nous ne trouvons pas une solution pour permettre à l'agriculture de s'adapter aux changements climatiques. «Les changement intervenus dans la stratosphère sont à l’origine d’une réduction du couvert végétal en Algérie. L’impact négatif du changement climatique au niveau des zones arides et semi-arides est flagrant, au vu du recul du taux des précipitations estimé à 17%, dans le centre et l’est du pays, et de 27% à l’ouest», estime le responsable du département de l’élevage animal au Haut-Commissariat au développement de la steppe (HCDS), M. Brouri Lakhdar. Le changement climatique dans certaines régions au climat froid a eu un impact considérable sur le rendement des surfaces pastorales, dont le rendement à l’hectare ne dépasse plus les 70 unités fourragères, contre 140 unités, durant les années 1970 du siècle dernier, a ajouté ce responsable, estimant à 50% le taux de recul du stock des fourrages au niveau de ces surfaces.    Cet ingénieur de formation a estimé que le recul des surfaces d’armoise et la perte de surfaces d’alfa dans le sud-ouest du pays ont eu un impact direct sur le changement des méthodes d’élevage animal dans ces zones, où les éleveurs s’appuient désormais sur d’autres types d’aliments de bétail, à l’exemple de l’orge, qui est soutenu par l’État. Le HCDS œuvre actuellement à la réhabilitation de près de 3 millions  d’hectares de parcours sur une surface globale de 7 millions d’hectares. Par ailleurs, et afin de remédier un tant soit peu à ces conséquences, l’Algérie a inscrit la lutte contre les changements climatiques dans ses programmes de développement, à travers la mise à niveau de son cadre institutionnel et législatif, et le lancement de projets-pilotes. Rappelons que l’Algérie fait partie des rares pays qui ont réalisé un projet de capture et de stockage du carbone dans les formations géologiques à Aïn-Salah, dans le Grand Sud. D’un autre côté, des efforts sont particulièrement axés sur la réalisation d’actions de  plantation, de protection et de multiplication des points d’eau, en vue de la préservation de la ressource animale dans ces régions, estimée à plus de  21 millions de têtes, et constituant une source de revenu pour une population globale de 7 millions d’âmes.
Farida Larbi
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions