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Turquie : La contestation anti-Erdogan se durcit

Le bras de fer qui oppose depuis cinq jours le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan aux dizaines de milliers de Turcs qui défient son autorité dans la rue se durcit hier avec l'entrée en grève d'un syndicat, après la mort d'un deuxième manifestant.

PUBLIE LE : 04-06-2013 | 23:00
D.R

Le bras de fer qui oppose depuis cinq jours le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan aux dizaines de milliers de Turcs qui défient son autorité dans la rue se durcit hier avec l'entrée en grève d'un syndicat, après la mort d'un deuxième manifestant.
Au terme d'une nouvelle nuit de mobilisation et de violences dans plusieurs villes du pays, l'une des plus grandes centrales syndicales du pays, la Confédération des syndicats du secteur public (KESK), a décidé d'apporter son soutien à la contestation en entamant hier une grève de deux jours. "La terreur exercée par l'État contre des manifestations totalement pacifiques se poursuit de telle façon qu'elle menace la vie des civils", a jugé la centrale, marquée à gauche, qui revendique 240.000 adhérents. Après la mort dimanche d'un jeune homme percuté par une voiture lors d'une manifestation à Istanbul, un deuxième protestataire âgé de 22 ans a été tué lundi soir dans un rassemblement à Hatay de plusieurs "coups de feu tirés par une personne non identifiée", a annoncé dans la nuit le gouverneur de la ville, Celalettin Lekesiz.
La police a ouvert une enquête sur les circonstances de ce décès, encore mystérieuses.
À Istanbul, Ankara ou encore Izmir (Ouest), les mêmes scènes d'affrontements se sont répétées dans la nuit de lundi à mardi. Aux jets de gaz lacrymogènes et aux canons à eau de la police, ont répondu les jets de pierres et d'objets divers des manifestants, faisant de nombreux blessés.
Le vice-Premier ministre turc, Bülent Arinç, a présenté hier ses excuses aux très nombreux manifestants blessés à l'occasion du mouvement de contestation antigouvernementale qui agite depuis cinq jours l'ensemble de la Turquie.
"Je présente mes excuses à tous ceux qui ont été victimes de violences parce qu'ils sont sensibles à la défense de l'environnement", a déclaré M. Arinç, porte-parole du gouvernement turc, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un entretien avec le président Abdullah Gül.
"Je ne pense pas que nous devons des excuses à ceux qui ont causé des dégâts dans les rues et tenté d'entraver les libertés des gens", a-t-il toutefois souligné.
 

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