lundi 16 septembre 2019 09:17:16

La SNVI engage un plan de développement : Un objectif de 80% de parts de marchés à l’horizon 2017

Le premier véhicule de marque Mercedes-Benz sur le marché au courant du 1er trimestre 2014.

PUBLIE LE : 03-06-2013 | 23:00

Ayant bénéficié d’une dotation financière de 12,5 milliards de dinars consacré à la modernisation de l’outil de production et l’augmentation des capacités de production et, par la même occasion, permettre à l’entreprise de retrouver ses équilibres après une période, financièrement difficile, la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) affiche l’ambition de se positionner sur le marché national et régional à la faveur d’un ambitieux plan de développement étalé sur la période 2013-2014 présenté, hier, à l’hôtel El Djazaïr par le PDG du groupe, M. Hamoud Tazrouti en présence de M. Cherif Rahmani, ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, du SG de l’UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Saïd et de représentants du patronat et du Parlement. « L’industrie mécanique constitue une locomotive dans la dynamisation d’autres secteurs dont les transports, l’agriculture, le bâtiment et l’énergie. C’est aussi, une filière qui contribue au développement régional » à travers ses quatre pôles implantés à Rouiba, Constantine, Tiaret et Oran (Béthioua) en cours de réalisation, et qui « tire d’autres secteurs » à travers les PME, notamment dans le créneau de la sous-traitance, a déclaré M. Cherif Rahmani. Le ministre dira le bien-fondé de la relance d’un secteur ayant frôlé la faillite pour souligner cette volonté de l’Algérie « de se positionner en leader sur le marché local et à l’international dans le domaine des industries mécaniques ». Un objectif cadré par une « bonne politique » et qui exige « une amélioration du climat des affaires, d’avoir de grands partenaires, d’hommes dotés d’une culture d’entreprise ». Il s’agira aussi, de « libérer l’entreprise publique, ce qui supposera une relation contractuelle et des business-plans avec des objectifs ciblés ». Le plan de relance de la filière, tel qu’évoqué par le ministre, vise une part de marché de 80% d’ici 2017, elle est de 20% actuellement. La démarche prévoit également l’installation de six usines pour la production de camions et bus de marque Mercedes-Benz, de véhicule légers tout-terrain (Tiaret), de véhicules particuliers avec Renault à Oran, de boîtes de vitesse avec le partenaire allemand « ZF » à Rouiba, de forges et fonderie, de produits finis (essieux, accumulateurs…), en sus d’autres partenariats. Le plan en question permettra la création de 4.200 emplois directs et une formation de 1.400 personnes. En fait, « nous sommes en train de développer une culture industrielle », dira M. Cherif Rahmani. Le PDG de la SNVI a affirmé, pour sa part, que la filière « véhicules » est en train de développer le tissu de la PME et l’activité de la sous-traitance. Au titre des prévisions assignées au plan de développement du groupe, M. Tazrouti indiquera que les taux de croissance retenus visent 10% pour les camions, 10% pour la carrosserie et les bus et 7% pour l’après-vente. La démarche qui comporte trois axes essentiels retient la création de sept filiales sur la période 2013-2017 et des investissements stratégiques  dans le cadre de partenariats, a-t-il souligné. Les actions retenues visent une intégration industrielle progressive, une valeur ajoutée et la promotion de la sous-traitance. Il sera question également de développer de nouvelles gammes de véhicules industriels de dernière génération de marque Mercedes-Benz ainsi que la modernisation et la mise à niveau de l’ensemble des infrastructures industrielles avec le partenaire Daimler. Précisant que quatre partenariats ont déjà été conclus et que quatre autres sont en cours, le premier responsable de la SNVI a affirmé que les objectifs fixés consistent, entre autres, à produire 6.500 camions et bus d’ici 2017, 12.000 tonnes de fonderie et 6.500 unités en équipements pour bennes. Plus de quatre mille emplois seront créés à l’échéance 2017, a-t-il ajouté. Aussi, la valeur formation occupe une place prépondérante dans ce plan, a-t-il déclaré lors d’un point de presse organisé en marge de la signature d’un contrat d’objectifs avec la tutelle représentée par le directeur du secteur public marchand, M. Mohamed Salah Aouadi. La mise en œuvre du plan requiert un système de qualité et une maîtrise des procédures nouvelles, ajoutera-t-il. Dans sa lancée, il indiquera que le partenariat algéro-émirati-allemand autour de la marque Daimler-Mercedes-Benz est en phase de concrétisation.  « Les deux sociétés (Rouiba et Tiaret) sont créées juridiquement et des contrats ont été engagés pour la finalisation du projet. Aussi, le premier véhicule de la marque allemande sortira le premier trimestre de 2014. Concernant le montant des investissements programmés, l’intervenant précisera que l’évaluation est en cours. M. Tazrouti ajoutera que la SNVI qui est déployée à travers 9 points de vente sur le territoire national, compte dans son sillage 350 sociétés locales de sous-traitance. Ces dernières sont appelées à s’aligner aux standards et exigences des constructeurs Renault et Daimler pour qu’elles soient homologuées par ces derniers, fera-t-il remarquer. « C’est là le véritable enjeux ». Dans le même contexte, il a rassuré que le premier véhicule Renault sortira selon l’échéance fixée à savoir, le 20 novembre 2014. « Le planning évolue dans les délais impartis », a-t-il dit.
D. Akila
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions