lundi 24 septembre 2018 13:30:18

Saison estivale : Des efforts louables pour combler les attentes

Si les caprices de la météo ont fait que le désir irrépressible d’aller se rafraîchir au bord de la mer ne s’est pas encore fait sentir, le calendrier qui rappelle qu’on est au début de juin invite à réfléchir aux prochaines vacances du moins pour ceux qui pensent partir.

PUBLIE LE : 02-06-2013 | 0:00
D.R

Si les caprices de la météo ont fait que le désir irrépressible d’aller se rafraîchir au bord de la mer ne s’est pas encore fait sentir, le calendrier qui rappelle qu’on est au début de juin invite à réfléchir aux prochaines vacances du moins pour ceux qui pensent partir. Du coup, des interrogations viennent naturellement à l’esprit. Pour ceux qui auront choisi de passer leurs vacances au pays, et s’agissant précisément des préparatifs mobilisant les différents intervenants concernés par la bonne organisation et la réussite de la saison estivale, un grand travail a été mené par les acteurs en charge de services essentiels : hygiène et cadre de vie, transport, hébergement, prévention et sécurité, animation culturelle… Nos journalistes à Annaba, Béjaïa, Tizi Ouzou, Oran et Sidi Bel- Abbès ont cherché à en savoir plus sur le dispositif mis en œuvre dans le cadre de la saison estivale, dont le coup d’envoi officiel sera donné aujourd’hui. Le constat positif est que des efforts louables sont faits pour changer l’image négative du passé qui poussait nombre d’Algériens à aller passer leurs vacances sous d’autres cieux. L’opération «les Éboueurs de la mer», récemment menée avec le concours de la radio et des associations de la société civile, a eu assurément un grand impact qui ne manquera pas de susciter une dynamique chez l’ensemble des acteurs. Beaucoup reste à faire, cependant, pour relever le défi, tant les lacunes à combler demeurent nombreuses, comme l’ont relevé nos journalistes.

Oran
Sous le signe de la sécurité et du confort des estivants 

30 milliards de centimes sont débloqués par la wilaya et 5 milliards par le ministère du Tourisme au profit des communes côtières de la wilaya d’Oran, pour qu’elles soient au rendez-vous de la saison estivale qui est déjà à nos portes.

Les communes côtières, surtout  Aïn El-Turck, Bousfer, El-Ançor, Aïn El-Kerma, Mers El-Hadjadj, seront aux premières loges pour recevoir les différentes vagues d’estivants. Plus de 15 millions de visiteurs sont attendus cette année sur les plages du littoral oranais qui offre, pour cet été, trente-quatre plages autorisées à la baignade. Des estivants qu’il faut nourrir, loger et leur assurer les meilleures conditions d’accueil.  Le dernier workshop national sur le tourisme, qui s’est tenu dans cette ville, a mis en évidence l’existence du plus vaste parc hôtelier du pays dans la wilaya. Avec 147 établissements hôteliers totalisant 22.000 lits, et une vingtaine de projets en cours, même la capitale, Alger, n’atteint pas cette offre. L’opération de classement de tous les hôtels à Oran s’achèvera, si le calendrier est respecté,  le 15 juin prochain. L’été dernier, 14 millions d’estivants ont succombé à l’appel de la Corniche oranaise un nombre qui  l’a, de fait, classée à la première place des destinations préférées des Algériens… Une réputation qui n’est pas sans conséquences sur les prix de la location des appartements qui atteignent des sommes folles. Les villas présentées comme pieds dans l’eau peuvent dépasser les 500.000 dinars, tandis que les appartements plus modestes se situent dans une fourchette de 70.000 à 150.000 DA.
Le Ramadhan qui s’invite cette année en plein été aura, bien évidemment, des répercussions sur les habitudes des vacanciers qui vont, vraisemblablement, se concentrer sur les plages avant et après ce mois. L’année dernière, on a vu de nombreuses familles transporter leur meïda du f’tour sur le sable face à la grande bleue... c’est dire que la plage n’attire pas que la journée. À ce propos, signalons que les estivants pourront dans un avenir (proche ?) admirer du ciel, à partir du Djebel Murdjajou, la baie d’Oran. Le téléphérique survolera Mers El-Kébir, selon un projet retenu par la wilaya.
L’exécutif de wilaya, à travers ses différentes structures et commissions, a particulièrement insisté cette année auprès des communes sur les travaux d’aménagement des scènes en plein air, le bitumage des artères, le chaulage des trottoirs, l’élagage des arbres, l’aménagement des parkings…18 plages sur les 34  autorisées à la baignade ont été cédées à la concession avec l’espoir que les bénéficiaires auront, pour une fois, à cœur le respect du cahier des charges. La  concession  ne concerne que 30% de la superficie globale de la plage, les 70% restants sont libres d’accès. Les  camps de toile, les hôtels et restaurants, ainsi que les forêts de Msila, du Murdjadjo et de Madagh ont été à plusieurs reprises inspectés par différentes commissions et services techniques, pour s’assurer que toutes commodités (toilettes et autres équipements) seront disponibles pour offrir un service de qualité aux estivants.
Malgré les différentes campagnes de sensibilisation, les mises en garde et les mesures répressives, chaque été voit arriver des chauffards sur jet-ski qui posent un réel problème de sécurité pour les baigneurs. Cette année, des zones de limitation spéciales pour les jet-skis ont été tracées afin de les empêcher d’évoluer dans les espaces baigneurs. Les garde-côtes, la Protection civile et l’ensemble des services sécuritaires ont été instruits pur donner la chasse aux délinquants des plages. Dans les plages du littoral ouest, le non-respect des règles d’usage de cet engin est en effet à l’origine de beaucoup d’accidents, notamment parmi les amateurs. En 2011, le jet-ski a causé la mort de 5 personnes et blessé une dizaine d’autres ; en 2012, un mort et autant de blessés que l’année précédente.  
Les services de la Protection civile ont renforcé, pour cette saison, leurs moyens d’intervention pour sécuriser les plages, avec six nouvelles embarcations pour assurer les sauvetages au niveau de toute la zone balnéaire. Sur les plages, des équipes spéciales seront affectées aux postes de secours. Outre l’ouverture de sept postes de secours qui sont déjà opérationnels, trois nouveaux seront installés à Trouville, Paradis-Plage et Cap Falcon, pour être opérationnels dès le lancement de la saison estivale. Équipées de tout le matériel nécessaire pour la prévention contre les incendies, les noyades...

Un millier de policiers
Quelque mille agents de l’ordre public seront mobilisés dès aujourd’hui pour assurer la sécurité des estivants. L’annonce a été faite par  le chef de sûreté de wilaya, le commissaire divisionnaire, Salah Nouasri, lors d’une conférence de presse. Tout un programme, appuyé par la mise en place de différents dispositifs modulés selon les horaires et l’affluence des estivants, a été conçu. La sécurisation et la surveillance des plages de la daïra d’Aïn Turck, la mise en place d’un poste de police dans chaque plage, l’organisation de patrouilles, de barrages et autres aux entrées des plages et points sensibles par les unités républicaines de sûreté (URS) et la régulation de la circulation seront les parties visibles de ce dispositif. Partant de l’expérience de la saison écoulée durant laquelle plus de 120. 000 véhicules par jour sillonnaient les routes de la wilaya tout un dispositif sera mis en place pour assurer la fluidité de la circulation et dissuader les automobilistes imprudents d’enfreindre le code de la route. Une brigade de nuit a d’ailleurs été constituée pour assurer cette mission. Le chef de sûreté a révélé, au cours de cette conférence, qu’«il sera mis en  place des brigades pédestres qui assureront des patrouilles dans les zones à grande concentration, notamment le centre-ville et certaines artères. Des  policiers seront mobilisés en civil, ce système ayant prouvé son efficacité dans la lutte contre la petite criminalité», a-t-il indiqué. Le tramway, qui est entré en service le 1er mai écoulé, «est sous contrôle», a-t-il affirmé, «grâce à la mise en place d’une brigade policière composée de 40 éléments afin de sécuriser le transport à bord des rames». De même que des policiers en civil seront en mission  à l’intérieur des bus de transport de voyageurs pour assurer la sécurité des usagers des transports publics. Cette décision a été prise lors d’une séance de travail qui a regroupé les représentants de l’Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA) et les responsables de la police.

Opération « tonnerre »
Il y a quelques jours, plus de 250 policiers appartenant aux différents services de la police (brigades mobiles de la police judiciaire, BMPJ, police de sécurité publique, unités républicaines, service d’intervention rapide, SIR) ont déclenché, en début de soirée, une opération coup-de- poing dans différents quartiers de la daïra d’Aïn El-Turk. Plusieurs  arrestations ont été effectuées au niveau de Trouville, cité Mohamed-Ariss, Paradis-Plage, Les Dunes, Cap Falcon, St-Rock, St-Germain... Dans le même temps, des points de contrôle  routiers ont été mis en place sur le grand boulevard de Cap-Falcon, à proximité du complexe touristique, l’autoroute de Cap-Falcon, la grande place du centre d’Aïn El-Turck et le rond-point des Dauphins. Au cours de la conférence de presse, le chef de sûreté reviendra sur cette opération et indiquera qu’elle a été menée en prévision de l’ouverture de la saison estivale.

Le port d’Oran fin prêt  
Plus de 200 navettes, entre le port d’Oran et les  trois ports  traditionnels d’embarquement des émigrés, Alicante, Marseille et Almeria, seront assurées entre le 1er juin et le 30 août. Un peu moins de 180 traversées seront assurées par l’ENTMV, qui a affrété le car-ferry espagnol Ariadne  (1.845 voyageurs et 650 véhicules), pour répondre au rush attendu. Ainsi, avec Djazaïr II, Tassili II et Tarik Ibn Ziad, en plus d’Ariadne, l’ENTMV offrira une capacité totale de 5.745 passagers et 1.750 véhicules par traversée. Le plus fort des flux de voyageurs est établi au courant su mois de juillet, où 66 rotations  seront alors assurées, tandis qu’en août et septembre, 50 rotations sont prévues.
 Le Championnat international de planche à voile se déroulera cette année à El-Ançor, les 6 et 7 juin. Parrainé par la direction de wilaya de la jeunesse et des sports avec le concours de la Fédération algérienne du sport de la planche à voile, ce championnat international est le premier du genre à Oran. En plus de la présence des athlètes algériens, des délégations sportives de 7 pays ont confirmé déjà leur participation aux épreuves.
M. Koursi

Annaba exhibe ses traditions d’hospitalité

Pour ne pas se départir de son hospitalité légendaire, Annaba, qui a acquis «une carte de visite de ville touristique par excellence, s’est préparée avec sérieux pour accueillir, dans les meilleures conditions possibles, les estivants aussi bien nationaux que parmi la communauté établie à l’étranger».
Tous les services dont le concours est nécessaire pour la réussite de la saison estivale ont mis la main à la pâte pour que la wilaya soit au rendez-vous.
Du côté du port où le dispositif d’accueil est, dit-on, déjà bien rodé, tout est en place «pour faire face aux flux de touristes dont nombreux ont déjà projeté de passer le mois béni de Ramadhan en Algérie».
Douaniers comme policiers des frontières affirment que la mise en œuvre, depuis quelques années, de mesures ayant montré leur efficacité se disent mobilisés «pour faciliter davantage l’accueil au niveau du port des émigrés qui rentrent en famille.
Dans cette perspective, les moyens humains seront conséquemment renforcés pour assurer un passage fluide des touristes dont le nombre augmentera certainement en fonction de l’augmentation des dessertes, comme c’est le cas de celles en provenance de Rome décidées tout récemment en faveur de la communauté établie en Italie». Il faut dire que le port d’Annaba est conforté par une expérience avérée acquise à la faveur de l’arrivée et du départ de bateaux d’envergure comme El Djazaïr et le Tassili, pour ne citer que ceux-là. Intra-muros, c’est aussi le branle-bas de combat depuis quelques semaines, pour  qu’Annaba soit réellement à la hauteur de l’événement, d’autant plus que les spécialistes du secteur  prévoient à la hausse le nombre d’estivants.
À la wilaya, comme à la commune, on tient à ce que la saison estivale soit une totale réussite, et c’est dans cette perspective qu’il faut appréhender la série de mesures mises en œuvre à quelques jours du coup d’envoi de la saison estivale 2013. Des actions de relookage ont été engagées tous azimuts. Dans ce cadre, un intérêt particulier est allé à l’endroit de l’assainissement des plages et leur environnement immédiat tout au long de la Corniche qui draine la foule tous les étés. Au niveau de l’APC, on compte rééditer la concession des plages pour lesquelles sont déjà prêts des cahiers des charges.
Dans ce même élan, la commune, et dans le but de sécuriser les lieux, a prévu un programme de réfection du réseau d’éclairage qui laisse à désirer par endroits et même au centre-ville.  Aussi, pour ne pas faillir à la tradition qui distingue Annaba, les autorités n’ont pas omis d’arrêter un programme d’animation culturelle, ainsi que des manifestations sportives. Chétaïbi, Séraïdi et El-Bouni n’ont pas été en marge de cet effort où est prévu un dispositif de contrôle des commerces. Annaba compte parmi les wilayas les plus nanties en matière de plages, une vingtaine sont autorisées à la baignade et onze sont implantées dans la commune d’Annaba. Le reste est réparti entre les communes d’El-Bouni, de Séraïdi et de Chétaïbi. Les réunions et autres sorties sur terrain ont permis de cerner toutes les actions à entreprendre et les moyens à mettre à contribution pour offrir aux estivants toutes les commodités nécessaires à un séjour synonyme de repos et de détente. Il faut souligner que dans le cadre du « Plan bleu », toutes les plages seront desservies. Il faut aussi rappeler qu’Annaba est devenue une destination privilégiée des estivants et draine beaucoup de monde en quête de découverte des potentialités que recèle la région. Annaba, qui verra la réalisation de plusieurs hôtels, dont un Sheraton, n’est pas encore dotée d’une capacité d’accueil à même de contenir le flux de touristes et d’estivants, dont le nombre croît, d’année en année, selon les bilans établis par l’administration locale.                                                           
S. Lamari

BEJAIA
Combler les attentes des estivants

L’ensemble des communes côtières de la wilaya de Bejaia n’ont pas ménagé leurs efforts pour s’acquitter, comme il se doit, des tâches inhérentes aux préparatifs pour la saison estivale qui a débuté ce premier juin. Une large mobilisation impliquant le mouvement associatif a concerné le nettoyage des plages et la réhabilitation des centres urbains pour accueillir les estivants qui ne manqueront pas d’affluer durant ce mois de juin, précédant le Ramadhan. La commune de  Bejaia a concentré les préparatifs sur les plages de Boulimat et de Saket, sur la côte ouest. Plusieurs associations, dont celle dénommée association pour la protection de la nature « Ardh », qui a piloté l’opération, ont procédé au nettoiement de la plage de Boulimat et tout le périmètre longeant la route nationale 24, avec ses différents pistes et accès à la plage. Toutes les ordures, cannettes de bière et autres détritus ont été ramassés dans des sacs poubelles avant d’être acheminés vers la décharge publique. Ces associations qui participent dans cette opération baptisée « Terre et mer » ont réussi à éradiquer tous ces immondices qui jonchent la route nationale. Même une équipe de plongeurs a participé à cette opération pour nettoyer les fonds marins. Cette excellente initiative, la première du genre dont la commune, a reçu un écho favorable des différents établissements scolaires qui se sont joints au nettoyage des plages. La zone de Saket a connu, quant à elle, une grande opération d’éradication d’une vingtaine de maisons illicites construites sur les terrains domaniaux sans aucune autorisation. Ces constructions servaient à des locations illégales ou autres activités commerciales pour la période estivale. L’APC de Bejaia, qui a conduit cette opération de démolition, a décidé de mettre fin à l’anarchie qui règne sur ce site en autorisant seulement certains jeunes à édifier des espaces commerciaux avec des constructions légères et démontables à la fin de la saison. La commune a également préparé l’accueil au niveau des campings familiaux de Boulimat et de Saket. La ville de Bejaia a enregistré, ces dernières semaines, plusieurs opérations de réhabilitation avec la réfection des trottoirs et  ruelles, l’aménagement des places publiques et le badigeonnage des murs et façades des magasins, après avoir enlevé tous les affichages anarchiques, dont ceux des dernières élections locales.  

Tichy, station balnéaire modèle
Tichy est fin prête pour accueillir, à l’instar des autres communes du littoral est, la saison estivale. La commune a achevé la préparation avec le nettoyage de la plage, l’embellissement de la ville et l’aménagement des places publiques qui serviront à l’animation publique. Station balnéaire par excellence et destination privilégiée des estivants, Tichy croit en ses atouts pour séduire et mériter le statut de station balnéaire modèle. Une aspiration qui ne relève nullement de l’utopie, pour peu que tout le monde s’y met pour garantir la qualité du service.
Les commerces sont achalandés avec des vêtements et matériels de plage, et des souvenirs. M. Kadi Madjid, président de l’APC de Tichy, souligne : « Les préparatifs sont pratiquement achevés, avec la réfection des postes de secours, le nettoyage de la plage, l’embellissement de la ville, la préparation du centre de vacances et la mise en place et la location des parkings pour les estivants. Nous avons également travaillé avec certains hôtels touristiques de la commune qui sont fin prêts pour la saison. Certes, le tourisme est une culture, certains veulent amasser de l’argent, mais d’autres misent beaucoup sur une meilleure préparation estivale et un meilleur service offert aux clients.» De leur côté, les agences immobilières et les particuliers proposent des logements en location. Des logements meublés qui comportent le minimum de commodités et proposés à des prix qui oscillent entre 50.000 et 100.000 DA le mois. C’est la formule la mieux adaptée pour les familles qui viennent à Tichy.  
A cet effet le P/APC dira : «  Ce sont des locations anarchiques qu’on ne peut pas contrôler car tous les gens de Tichy louent leur appartement et la commune ne bénéficie d’aucune taxe de location. Seuls les hôtels payent cette taxe de séjour. C’est aussi le cas des buvettes et des débits de boissons alcoolisés, ils vendent librement et certains estivants viennent à Tichy uniquement pour se soûler. Il y a aussi le problème de sécurité qui se pose puisque l’effectif des éléments de la police reste le même pour toute l’année alors qu’en saison estivale  la population de Tichy voit son nombre  triplé. Je remercie le mouvement des citoyens qui a joué un grand rôle pour diminuer le fléau de la prostitution et, bien qu’il existe dans certains hôtels il n’influe  plus sur la vie des citoyens ». Tichy vit également un problème d’environnement, certaines canalisations des eaux usées se déversent sur la place à proximité du complexe Capritour, le long de l’oued qui sépare les communes de Tichy et Boukhelifa, une station d’épuration s’avère plus que nécessaire.  Par ailleurs la commune envisage l’aménagement de deux nouvelles  plages  localisées à la cité Bensaid et à Syphax. Le réseau d’électrification a été renforcé pour cette saison estivale par une station mobile qui alimente  Tichy et Boukhelifa  en plus de l’installation de transformateurs électriques dans chaque quartier pour augmenter l’énergie. M. Kadi signale également certaines insuffisances au niveau des structures de santé et de la poste. « La polyclinique de Tichy est complètement dépassée durant la période estivale avec le flux d’estivants. Il y a les noyades, les blessés des accidents et  les malades qui sont orientés vers cette structure qui est très exiguë. De même pour l’agence postale où il faut renforcer le nombre d’agents dans les guichets pour les retraits d’argent  et surtout équiper  le centre urbain de distributeurs automatiques », a conclu  le président de l’APC. La direction du tourisme a procédé également à l’ouverture des plis pour la concession de 18 plages qui seront dotées de toutes les structures d’accueil et de service.  De même  la protection civile de Bejaia organise une journée d’information sur les accidents  de la route,  les dangers des baignades et  les mesures de sécurité  sur les plages au niveau de la gare routière de la ville pour sensibiliser les citoyens sur la prévention en période estivale. Ainsi, avec 35 plages autorisées à la baignade et un littoral de près de 100 kilomètres, la wilaya de Bejaia sera certainement  la destination  préférée des estivants qui afflueront des wilayas des hauts plateaux et des autres régions. L’hospitalité des gens de  la capitale des Hammadites offrira sûrement un agréable séjour à tous les estivants et touristes qui auront choisi de visiter la région.     
M. Laouer

Tizi-Ouzou
Les communes côtières fin prêtes

Les préparatifs, pour mettre en place les meilleures conditions d’accueil des estivants, ont tiré à leur fin dans les communes côtières de la wilaya de Tizi-Ouzou, à savoir Azeffoun, Ait Chaffaâ, Tigzirt et Iflissen où huit plages sont autorisées, cette saison, à la baignade.

En effet, un travail titanesque a été consenti par la direction du tourisme et de l’artisanat de la wilaya en étroite collaboration avec les daïras et communes côtières pour que cette saison estivale se déroule dans des conditions meilleures que la précédente, en procédant à des opérations de nettoyage de toutes les plages autorisées à la baignade, la réparation des lampadaires défectueux, et tant d’autres opérations susceptibles de convaincre les vacanciers de choisir la wilaya de Tizi-Ouzou pour y séjourner et découvrir ses richesses naturelles, culturelles et cultuelles. Selon, la direction du tourisme, tout est fin prêt pour accueillir les estivants dans les meilleures conditions au niveau des huit plages autorisées à la baignade, à savoir « le Caroubier », « la Grande Plage » (Azeffoun), « Petit Paradis », « Sidi Khelifa » (Ait Chaffaâ), « Tassalast » « la plage du Centre » (Tigzirt) et «Feraoun-est » et « Feraoun-ouest » (Iflissen). Neufs autres plages recensées sur tout le littoral de la wilaya sont interdites pour la baignade, pour une énième fois, faute d’avoir procédé à  leur aménagement. Les travaux tardent toujours à être lancés, provoquant une situation qui risque de provoquer la saturation des plages particulièrement durant les week-ends, où ces dernières connaissent habituellement un afflux important d’estivants. En attendant l’aménagement de ces plages, les autorités locales se contentent d’apporter des améliorations  au niveau de celles autorisées à la baignade pour les rendre plus attractives, susciter par là l’intérêt des estivants et autres vacanciers et les inciter à prolonger leurs séjours. Outre les opérations d’embellissement des environs immédiats de ces plages, les autorités communales concernées ont décidé pour cette présente saison de reconduire la formule de la concession des plages, des plates-formes commerciales, les douches et solariums, aux sociétés privées spécialisées en la matière. C’est le cas des deux plages de la commune d’Ait Chaffaâ, à savoir « Petit Paradis » et « Sidi Khelifa », dont la gestion sera assurée par deux entreprises privées, apprend-on du premier vice-président de cette commune, M. Youcef Boussoualem, qui nous a indiqué que ces deux plages ont été passées au peigne fin dans le cadre de l’opération les « Eboueurs de la mer » lancée par la Radio nationale et par l’opération « week-end plage » initiée par la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Tizi-Ouzou qui a mobilisé pour cette opération près de 2.000 élèves. Selon notre interlocuteur, si la concession de la gestion des plates-formes commerciales et solariums a été d’ores et déjà confiée par la direction du tourisme et de l’artisanat, la concession de la gestion des parkings et les douches sera adjugée le 6 juin prochain par l’APC. Toujours, selon M. Boussoualem, deux tâcherons ayant bénéficié de l’opération « Blanche Algérie » interviendront durant cette saison pour maintenir propres les deux plages de la commune qui devraient accueillir selon les premières estimations quelque 150.000 estivants par jour.

Postes d’emplois et ressources pour l’APC
La concession de la gestion des plates-formes commerciales, solariums, parkings et douches de ces deux plages devrait générer entre 60 et 80 postes d’emplois directs et renflouer la maigre trésorerie de la commune d’une somme financière estimée à quelque 6 millions de dinars. Le vice-président de la commune d’Ait Chaffaâ a déploré l’inexistence dans cette commune de structures d’hébergement des estivants, hormis les maisons des particuliers qui sont généralement louées pour des estivants. Il a également fait état du retard qu’accuse le lancement des travaux de réalisation d’une zone d’extension touristique sur le site Sidi Khelifa, un projet approuvé par les autorités concernées.

Ouverture d’une auberge de jeunes
La seule consolation du vice-président concernant cet aléa de manque de structures d’hébergement, c’est l’ouverture le 5 juillet prochain d’une auberge de jeunes par la direction de la jeunesse et des sports. Concernant l’eau potable, véritable hantise des citoyens pendant la saison estivale, M. Boussoualem Youcef, a tenu à rassurer quant à la disponibilité de l’eau en quantité suffisante au niveau des deux plages de la commune. Si la disponibilité de l’eau potable ne se posera pas au niveau des plages de la commune d’Ait Chaffaâ, il n’en sera pas de même au niveau des plages d’Azeffoun où la pénurie d’eau reste la première hantise et des vacanciers et des gérants d’hôtels. En effet, selon des responsables des hôtels « Le Marin » et « Le Marin bis », deux grands établissements implantés sur le front de mer, la pénurie d’eau est une réalité dont souffrent tous les hôtels et autres structures de restauration durant la saison estivale. Nos interlocuteurs sont formels : sans disponibilité quotidienne et permanente de l’eau, les estivants ne tarderont pas à changer de destination et de lieux de vacances. A Azeffoun, la pénurie d’eau est récurrente, déplorent-ils, en souhaitant que des solutions urgentes et efficaces soient apportées à ce problème qui n’encourage pas les estivants à choisir les plages de la région pour passer leurs vacances. A cette hantise de pénurie d’eau à laquelle les hôteliers et autres restaurateurs pallient par les camions-citernes pour satisfaire leurs clientèles, ces derniers sont également frustrés par le fait que la saison estivale de cette année sera réduite à cause du mois de ramadhan durant lequel les plages deviennent quasiment désertes. L’expérience de l’année passée n’est pas pour encourager ces hôteliers, restaurateurs et autres agences immobilières et particuliers qui louent leurs maisons aux estivants, à investir de gros moyens pour cette saison, nous dira le gérant d’un hôtel, tout en soulevant un autre phénomène qui n’encourage nullement les estivants à venir, à savoir les travaux qui n’en finissent pas à travers la plupart des villes côtières de la wilaya, surtout à Tigzirt et Azeffoun. En dépit de toutes ces appréhensions, les hôtels et restaurants des  villes d’Azeffoun, Iflissen, Tigzirt et Ait Chaffaâ, n’ont pas lésiné sur les efforts pour embellir les devantures de leurs établissements et améliorer leurs prestations pour attirer le maximum de clientèle durant le premier mois et le dernier mois de la saison dès lors qu’il est établi que la saison estivale constitue une aubaine pour ces établissements pour augmenter leurs recettes, surtout quand on sait que la majorité d’entre eux fonctionne au ralenti durant les trois autres saisons de l’année.
Bel. Adrar

La protection civile à pied d’œuvre

La direction de la protection civile de la wilaya de Tizi-Ouzou a mobilisé, dans le cadre de son plan de surveillance des plages autorisées à la baignade, 64 agents professionnels, 16 plongeurs autonomes et 92 surveillants saisonniers qui débuteront leur mission le premier jour de l’ouverture officielle de la saison estivale prévue pour le 1er juin prochain, apprend-on de cette dernière. En termes de moyens matériels, la même direction compte mobiliser pour la même occasion  une ambulance sanitaire, un véhicule de liaison, trois embarcations semi-rigides, six embarcations pneumatiques et autres équipements (inhalateurs d’oxygène, boîtes à pharmacie, masques, palmes et autres), a-t-on précisé de même source.
Bel. Adrar

Sidi Bel-Abbès
Le lac SIDI-MOHAMED BENALI
Un espace de détente et de villégiature

S’il reste vrai que la wilaya de Sidi Bel-Abbès ne dispose pas d’un littoral pour permettre à sa population, en période estivale notamment, de profiter des bienfaits de la mer, se contentant des va-et-vient incessants en direction d’Aïn Temouchent ou d’Oran, il n’en demeure pas moins qu’elle recèle des potentialités énormes en  matière de tourisme grâce à l’existence de montagnes, d’un massif forestier longeant son territoire et de sites au paysage panoramique, nécessitant toutefois une valorisation.

La création de zones d’extension touristique au titre d’un schéma national d’aménagement du secteur a jeté les fondements d’un développement et situé les gestionnaires sur l’approche à mettre en œuvre. Et dans un premier temps, le lac Sidi Mohamed Benali a retenu l’attention pour connaître des aménagements et susciter l’engouement des familles. Il est difficile d’ailleurs de trouver une place le week-end face à cette ruée le transformant en une véritable ruche bourdonnante.
Au-delà de la nature de la configuration de cette opération d’aménagement si controversée, dans la mesure où elle n’a pas obéi à une étude approfondie préservant les caractéristiques du lieu, l’initiative fut louable toutefois pour réhabiliter ce point d’eau et mettre en valeur cet espace de détente et de villégiature. Un espace devenu désormais le parc citadin de la cité. A l’origine, c’était une dépression naturelle située à cheval entre la commune de Sidi Bel-Abbès et Ain Trid. Elle a connu au fil du temps des aménagements divers soutenus par des campagnes de reboisement sur ses rives, des lâchers d’oiseaux sauvages comme le canard colvert et la poule d’eau et l’introduction de poissons tels que les carpes, le barbot, le gardon et le black-bass. C’est dire que le choix du lac pour abriter le parc citadin n’était pas fortuit et constitue une destination privilégiée pour les familles et visiteurs. Il s’agissait aussi d’assurer l’optimisation d’une fonction par une reconsidération du rôle même du lac devant être dédié à la protection de l’environnement, la valorisation de la biodiversité et la création d’un espace de loisirs autour du thème de l’eau.

40 milliards pour l’équipement du site
Au gré d’un montage financier avoisinant les 40 milliards de centimes, des investissements ont été consentis et traduits par la réalisation de locaux commerciaux, un théâtre en plein air, une salle polyvalente, un débarcadère pour l’accostage des embarcations, des locaux administratifs pour la gestion et l’entretien du lac et l’aménagement d’une plage artificielle. Des aménagements en dur ce qui a quelque peu irrité les écologistes et amis de la nature œuvrant aujourd’hui pour son classement en zone protégée dans le cadre de la convention Ramsar. Des préoccupations prises en charge par le nouveau wali qui compte s’investir pour attribuer de la dimension à ce site d’autant plus qu’une certaine projection est conçue à travers cette jonction entre le lac, les monts de Tessala et la réalisation du téléphérique. Autant d’ambitions affichées pour rendre attractif ce lieu de loisirs et de  détente dont l’autre avantage réside dans sa proximité avec l’autoroute Est/Ouest. L’idée d’une refonte fait son chemin déjà.
Pour l’heure, il est perpétuellement envahi, de jour comme de nuit, par les familles en quête d’évasion et de repos.
A. BELLAHA

afin d’assurer la sécurité sur nos plages
Le plan Delphine déclenché

Comme chaque année le Commandement de la gendarmerie nationale (CGN) met en place un plan spécial pour sécuriser les lieux publics à forte concentration de citoyens, préserver la tranquillité des estivants et garantir la sécurisation des voies de communication, les plages et les complexes touristiques au niveau des 14 wilayas côtières du pays.

Le plan « Delphine » qui apporte continuellement des résultats probants en matière de lutte contre le crime, a été reconduit cette année également.
« La saison estivale se caractérise par des déplacements de populations vers les stations balnéaires, les complexes touristiques et les wilayas côtières entraînant un flux de circulation important sur les voies de communication et les principaux axes routiers », a expliqué le lieutenant colonel, Abdelhamid Keroud, responsable de la communication du CGN.
Par ailleurs, la coïncidence de la saison estivale cette année avec le mois sacré du ramadhan drainera sans doute un flux important de citoyens vers les sites touristiques et générera des activités de loisirs nocturnes.
Selon notre source, pour atteindre ces objectifs, les efforts des unités et des dispositifs déployés sur le terrain sont axés sur : l'intensification de la présence des gendarmes sur les différentes voies de communication en prévision de l'augmentation du flux de la circulation routière durant la saison estivale, par la mise en place de dispositifs préventifs adaptés dans le temps et dans l'espace, à même de dissuader toute velléité criminelle contre les usagers de la route et des vacanciers.
Le déploiement de dispositifs statico-dynamiques, renforcés par les sections de sécurité et d'intervention, les groupes cynophiles et les escadrilles aériennes pour la sécurisation et la surveillance des zones à forte concentration d'estivants (plages, forêts et sites touristiques), sans omettre les lieux isolés susceptibles d'attirer les délinquants, telles que les plages non surveillées.
L'autre préoccupation de sécurité publique prise en charge est la violence routière. « Les accidents de la circulation routière à travers les différents axes, continuent de faire de nombreuses victime » a-t-il souligné.
Dans ce contexte, la gendarmerie nationale a conçu des plans de lutte contre ce phénomène, afin de diminuer le nombre d'accidents, notamment par la mise en place de dispositifs adaptés dans le temps et dans l'espace à travers l'ensemble des voies de communication.
En matière de salubrité publique, les unités de la gendarmerie nationale doivent également consacrer leur activité à la prévention et à la répression des infractions liées à l'hygiène publique.
Aussi, « l'attention des autorités administratives doit être constamment attirée sur les activités commerciales en relation avec la consommation et les conséquences qui peuvent se répercuter négativement sur la santé du citoyen, en réprimant et en signalant en temps opportun, toute activité liée à ce domaine, exercée en dehors des normes requises par la réglementation en vigueur », a expliqué notre interlocuteur.
 Partant du principe que le contact permanent avec le citoyen constitue un moyen privilégie pour valoriser le sentiment de sécurité au sein de la population, le numéro vert "10-55" à cet effet est toujours en service à la disposition des citoyens algériens résidants ou émigrés et même les touristes étrangers 24h/24 et 7j/7.
Mettre en œuvre les moyens organiques à compter du 1er juin 2013, les dispositifs qui seront progressivement consolidés sur l’ensemble des 14 wilayas côtières. La gendarmerie nationale assure la sécurité sur 256 plages, soit un taux de 74% du nombre global des plages autorisées à la baignade.
156 postes de surveillance de la gendarmerie nationale sont ouvert et déployés sur l'ensemble des plages en territoire de compétence de la gendarmerie nationale avec une mobilisation permanente des gendarmes de différentes unités pour la sécurisation des grands rassemblements et des plages afin de permettre aux estivants et aux familles de passer des vacances en toute sécurité.
M. MENDACI
 

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