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Prise en charge des enfants en situation de handicap : Des classes intégrées pour la scolarisation en milieu ordinaire

Plus de 1.600 enfants ont été scolarisés, dans le cadre de l’opération-pilote des classes intégrées. De plus, 400 enfants présentant un handicap mental léger sont pris en charge par le même dispositif.

PUBLIE LE : 02-06-2013 | 0:00
Ph. : T. Rouabah

Plus de 1.600 enfants ont été scolarisés, dans le cadre de l’opération-pilote des classes intégrées. De plus, 400 enfants présentant un handicap mental léger sont pris en charge par le même dispositif.

La ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, Mme Souad Bendjaballah, a mis l’accent sur le rôle de la société civile activant dans le domaine de la protection de l’enfance, dans la prise en charge des enfants en situation de handicap. Mme Bendjaballah, qui s’exprimait à l’occasion de la présentation du rapport de l’UNICEF sur la situation des enfants dans le monde, a indiqué que son département compte beaucoup sur le mouvement associatif. «L’aide et l’accompagnement du ministère va en priorité aux associations qui s’occupent des enfants en situations de handicap. Cet accompagnement se traduit par le financement et des aides ponctuelles, mais aussi par l’accompagnement en personnel qualifié que le ministère se charge de former, dans les centres de formation, soit dans le cadre des accords de coopération déjà engagés», a-t-elle expliqué. À ce sujet, Mme Bendjaballah a fait état de l’existence d’un plan de formation des auxiliaires de vie et de formation qui a déjà été lancé. «Pour cette année, vingt auxiliaires ont été formés. Ces derniers vont procéder à la formation d’autres formateurs», a-t-elle indiqué.  La ministre a également précisé que ce plan de formation entre dans le cadre des actions engagées par le gouvernement. Parmi elles, Mme Bendjaballah cite, entre autres, la mise en place du conseil national des personnes en situations de handicap, la formation pour la généralisation du préscolaire pour la même catégorie d’enfants, ainsi que la mise en place progressive des classes intégrées. La ministre a fait remarquer à ce sujet qu’en plus des 17.000 enfants en situation de handicap pris en charge au niveau des 186 établissements relevant du ministère de la Solidarité nationale au niveau national, des enfants aux besoins spécifiques ont été scolarisés au titre de l’année scolaire 2012-2013 au niveau du milieu ordinaire de l’éducation nationale. En effet, 1.600 enfants ont été scolarisés, dans le cadre de l’opération-pilote des classes intégrées. De plus, 400 enfants présentant un handicap mental léger sont pris en charge par le même dispositif qui est les classes intégrées, mais avec un encadrement assuré par les centres psychopédagogiques relevant du ministère de la Solidarité.
Concernant le rapport de l’Unicef sur la situation des enfants dans le monde, la ministre a précisé qu’il s’agit d’un regard porté sur des politiques publiques. «Nous considérons que ce rapport est très important, car il permet d’avoir un regard sur ce que nous allons engager comme politique publique», a-t-elle estimé.

Des progrès à saluer
De son côté, le représentant de l’Unicef en Algérie, M. Thomas Davin, a souligné les progrès réalisés depuis plusieurs décennies par le gouvernement algérien, en collaboration avec la société civile. «D’immenses investissements autour de l’enfance pour l’accès à la santé à l’éducation, et d’énormes progrès ont été réalisés», a-t-il indiqué. Ainsi, le représentant de l’Unicef en Algérie a fait savoir que «plus de 90% d’enfants sont vaccinés de manière routinière, et de moins en moins d’enfants meurent pour des causes évitables». En ce qui concerne l’accès à l’éducation, il fait remarquer que «près de 100% des enfants sont scolarisés. Mais, en dépit de ces résultats qui sont à saluer, beaucoup de chose restent encore à faire», selon le même responsable.

Ce qui reste à faire
«Dans le domaine de l’éducation, un enfant sur dix quitte l’école au terme du cycle primaire et 35% arrêtent après le collège», a-t-il souligné, précisant que l’Unicef travaille en collaboration avec le gouvernement algérien pour résoudre ce problème de déperdition scolaire. Ainsi, «il a été convenu de mettre en place un système de maternel au niveau national pour tous les enfants algériens», a-t-il dit. Ce dispositif constitue, selon lui, l’une des solutions à ce phénomène. «C’est une solution qui a un coût, mais, selon les résultats des études internationales menées sur ce sujet, les enfants qui ont fait la maternelle à l’âge de trois ans ne redoublent pas et peuvent aller jusqu’à six ans de plus dans leurs études que les enfants qui n’ont pas fait la maternelle. Ceci permet également de réduire le coût de l’éducation», a-t-il ajouté. Concernant la santé, «beaucoup de progrès ont été réalisés, pour que les enfants ne meurent pas pour causes évitables. Mais il reste un taux de 26 pour 1000 enfants qui meurent avant l’âge de cinq ans», a-t-il relevé. Le représentant de l’Unicef cite  un autre domaine dans lequel il reste des progrès à faire. Il s’agit des enfants qui sont en situation d’abus, qu’il soit moral, verbal, physique ou sexuel. Selon l’enquête du ministère, un enfant sur dix a été victime d’une agression verbale ou physique au sein de la famille.
Salima Ettouahria

Le gouvernement œuvre à la promotion des enfants en difficulté
"La protection des enfants est garantie par tous les textes et législations  en vigueur", a-souligné la ministre, dans une déclaration à l’issue de l’installation d’un "Camp vert au profit de mineurs en danger moral à la ferme Kerfa de Bourkika, au titre d’une opération-pilote de solidarité, lancée à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, coïncidant avec le 1er juin de chaque année. Indiquant que la "protection et la promotion des droits de l’enfance sont du ressort de l’État", Mme Bendjaballah a expliqué que ce "Camp vert" est justement inscrit au "cœur même de l’action d’intégration des enfants en difficulté, en les confrontant au monde professionnel et en leur faisant découvrir le domaine agricole, où ils sont appelés à jouer un rôle d’importance, en matière de sécurité alimentaire".         
La ministre a signalé "une généralisation programmée de cette initiative  de Camp vert, à l’échelle de toutes les wilayas, où elle englobera d’autres  secteurs d’activité, suivant les spécificités de chaque région" a-t-elle fait savoir, précisant que cette action de solidarité est prévue tout au long de l’année, dans un "objectif d’enseigner et d’inculquer les rudiments des différents métiers aux enfants".         

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