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La question de l’immigration en France, M. Valls : « Le débat a été instrumentalisé »

Le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, affirme que le débat sur l’immigration a été "instrumentalisé" en France et en Europe, souhaitant que ce débat soit "apaisé".

PUBLIE LE : 27-05-2013 | 23:00

Le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, affirme que le débat sur l’immigration a été "instrumentalisé" en France et en Europe, souhaitant que ce débat soit "apaisé". "Dans nos sociétés frappées par la crise économique, sociale, politique, la figure de l’immigré, et d’abord de l’immigré musulman, sert de bouc émissaire. Je ne l’accepte pas", a-t-il dit, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique dans son dernier numéro. "Un débat apaisé implique une politique de gestion des flux migratoires qui soit respectueuse, et des personnes, et ferme dans l’application des règles", a ajouté le ministre français. Manuel Valls qui évalue à 300.000 le nombre des sans-papiers en France, relève que durant sa campagne, le président François Hollande s’est engagé à procéder à des régularisations non plus selon le "bon vouloir des préfectures ou sous la pression d’association, mais sur la base de critères objectifs, pérennes et transparents". Il indique également qu’en 2012, il y a eu environ 35.000 régularisations et qu’il ne devrait pas y en avoir plus en 2013. Le ministre français a tenu aussi à insister sur le fait qu’il y a effectivement des régularisations, mais qu’il y a aussi des reconduites à la frontière pour les personnes "qui n’ont pas vocation à rester en France", précisant qu’en 2012 beaucoup de reconduites à la frontière ont concerné des ressortissants européens, notamment des Bulgares et des Roumains, encouragés selon lui, à venir en France par "un mécanisme contreproductif et pernicieux d’aide au retour". En matière d’expulsions, Manuel Valls confirme par ailleurs que pour l’année 2013, la même tendance sera appliqué que celle adoptée en 2012, à savoir 36 000 expulsions. Sur les raisons qui l’ont conduit à abroger la Circulaire Guéant (son prédécesseur au gouvernement de Nicolas Sarkozy), sur le changement du statut des étudiants étrangers, à celui de salariés, Manuel Valls estime que cette circulaire était "un non-sens". "Cette circulaire était un non-sens qui a nui à l’image de la France", a-t-il reconnu. Sur la question relative à la circulation des personnes, le ministre français de l’Intérieur, a annoncé que, dans quelques jours, et avec le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, ils vont envoyer une circulaire aux consulats français pour que soit prise toute une série de mesures d’amélioration de l’accueil des demandeurs de visas. "Il s’agit de répondre à un constat assez négatif — il ne faut pas se voiler la face — établi par une mission d’inspection que nous avions diligentée, le ministre des Affaires étrangères et moi-même.

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