mardi 02 juin 2020 07:09:00

Inauguration du Centre National de Recherche en Soudure et Contrôle (CSC) : Une première en Afrique et dans le monde arabe

Prototype de drone algérien : Premier essai le 5 juillet à Sidi Bel-Abbès

PUBLIE LE : 25-05-2013 | 0:00
D.R

 Gros plan sur le nouveau siège du Centre national de recherche en soudure et de contrôle (CSC) de Chéraga qui a été inauguré jeudi dernier par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Haraoubia.

Avec ses quatre Brevets d’invention et ses nombreuses publications et communications internationales, le CSC se distingue par son implication dans le monde industriel et son importante contribution dans le domaine de la recherche scientifique et du développement technologique de l’Algérie.
Accompagné de M. Mohamed Benmeradi, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, et du professeur Abdelhafid Aourag, directeur de la recherche scientifique au MESRS, le premier responsable du secteur s’est rendu dans les différents laboratoires d’essai, de talonnage, de vérification et d’analyse de matériaux du CSC, ainsi que les ateliers de montage qui offrent plusieurs services permettant son implication effective dans la recherche et le développement.
Les deux ministres n’ont pas caché leur satisfaction quant au travail accompli par une jeune équipe de recherche au service de la science qui a été «vivement félicitée et encouragée» dans sa «noble mission pour ses travaux de recherche, son sérieux», mais surtout pour son «humilité». Cette équipe d’ingénieurs chevronnés  qui travaille sur une base de données de 1.050 drones s’est montrée «fière» quant aux différentes réalisations accomplies au niveau du centre, notamment le prototype du drone tactique de surveillance totalement algérien et dont l’idée a été lancée en 2010 lors de la visite du Président de la République à l’université d’Ouargla. Les premiers essais sont prévus d’ici deux mois, selon le directeur du CSC.
Parmi les missions du CSC, on note la mise en œuvre des programmes de recherche nécessaires au développement du pays ayant trait au transport des hydrocarbures, les grandes infrastructures telles que les barrages, les ponts, les réseaux ferroviaires, les canalisations d’eaux… qui nécessitent un contrôle rigoureux qui doit répondre aux normes internationales. «Le CSC participe à la fiabilité de ces structures. C’est lui qui doit se prononcer sur la fiabilité de ces structures et bien d’autres», souligne le Pr Aourag.
De la conception jusqu’à la mise en œuvre du projet, on met l’accent sur des méthodes de travail éprouvées où l’expertise, la coordination, ainsi que le contrôle des coûts et de l’échéancier sont de première importance. La recherche demeure sa mission principale et qui consiste, notamment, au développement des programmes de recherche nécessaires à la promotion des techniques de soudage et de contrôle non destructif, la maîtrise et la mise au point des techniques de soudage et de contrôle des plus courantes aux plus modernes, le soutien technique à l’industrie nationale en mettant à contribution son savoir-faire, le développement des programmes de recherche dans le domaine de l’industrie sidérurgique et métallurgique, ainsi qu’en matière des technologies industrielles.
À ce titre, 35 équipes de recherche traitent, dans le cadre de leurs travaux, des thèmes ayant trait au soudage, à la caractérisation non destructive des matériaux, au traitement du signal, à la métallurgie, à la sidérurgie, à la mécatronique et à l’utilisation des matériaux à usage extrême.
Sarah SOFI

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M. Rachid Haraoubia :
« Nos chercheurs méritent respect, encouragement et considération »
«Le chercheur est un scientifique de haut niveau qui recherche, expérimente et fait progresser sa discipline dans plusieurs domaines. Son travail vise à développer une société qui lui doit, à son tour, respect, considération et reconnaissance, non seulement pour son dévouement et ses œuvres, mais aussi et surtout pour sa modestie et son humilité», a notamment déclaré, jeudi dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, lors d’un point de presse, à l’issue de sa visite de travail au CSC de Chéraga.   
Rachid Haraoubia a mis en exergue, le niveau «exceptionnel» atteint par les chercheurs algériens,  promettant que tous les moyens nécessaires «seront mis à leur disposition». «Nos chercheurs méritent l’encouragement, mais également l’attention de l’environnement, afin qu’ils puissent prendre connaissance de leurs réalisations. Nos jeunes chercheurs sont en train de se rapprocher, par ce qu’ils réalisent, des standards internationaux», a fait remarquer le ministre, qui n’a pas cessé de louer le travail effectué par ces équipes dont leur seul souci demeure «la réussite» dans leur mission. Il a souligné que le savoir, la science et la recherche sont les seuls moyens de faire avancer notre pays vers le développement et la prospérité.
Il a relevé, par ailleurs, que plusieurs chercheurs et enseignants algériens qui avaient quitté le pays durant la décennie noire pour s’établir à l’étranger sont de retour en Algérie. «Les assurances et garanties exceptionnelles prises par le gouvernement au profit des enseignants universitaires algériens ayant démissionné pour des raisons précises, les ont encouragés à retourner au pays et à réintégrer leur poste avec les mêmes droits administratives», a-t-il notamment indiqué.
Répondant à une question liée au départ récent de certains chercheurs algériens qui auraient quitté les centres de recherche, le ministre a rejeté ce genre d’information, tout en précisant que son département ministériel a été destinataire d’«un important nombre» de demandes adressées par des enseignants installés à l’étranger désirant réintégrer leur poste dans leur pays».
Interrogé sur la place de la recherche scientifique à l’échelle mondiale, le ministre répond : «Ce qui a été dit sur l’écart entre la recherche scientifique en Algérie et les normes internationales est totalement faux, et les réalisations accomplies sur le terrain en témoignent.» Et de citer, à titre d’exemple, le nombre de chercheurs qui est passé de 1.500 enseignants-chercheurs en 2008 à 28.300 en 2013. Pour ce qui est du nombre de chercheur permanents, le ministre a souligné que l’effectif est de 3.483, ce qui porte le nombre global des chercheurs à 31.782. Il n’a pas omis de relever quelques indicateurs liés au nombre de chercheurs par millions d’habitants qui était de 580 pour un million d’habitants en 2008 et qui est passé à 859 pour un million d’habitants cette année.
Le ministre n’a pas manqué de relever le «rôle important» du personnel de soutien à la recherche et dont le nombre est passé de 2.200  en 2008 à 4.500 en 2013.
Pour ce qui est des publications scientifiques, le ministre a indiqué que la première programmation (1998-2002) compte 2.578 publications et 34 brevets, selon la base de données étrangère LCD. Pour la deuxième programmation (2008-2012),  caractérisée, selon le ministre, par l’attention particulière accordée par le Président de la République au secteur en lui consacrant un apport financier consistant, à savoir 100 milliards de dinars, on compte 11.152 publications et 134 brevets, selon LCD.
En conclusion, le ministre a estimé que l’université algérienne occupait «des places de choix dans plusieurs spécialités», dont l’informatique, les mathématiques, l’ingéniorat, la chimie et la physique.
Sarah S.

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Prototype de drone algérien
Premier essai le 5 juillet   à Sidi Bel-Abbès
 Parmi les projets retenus par le Centre de recherche en sondage et contrôle (CSC) de  Chéraga, la conception et à la réalisation d’un prototype de drone algérien qui sera opérationnel dans deux mois.
 La réalisation des divers matériaux et équipements s’est effectuée au niveau du centre de soudage et contrôle de Bou Ismail grâce à de jeunes ingénieurs chevronnés qui ont travaillé sur une base de données de 1050 drones.
« Les premiers essais du Drone algérien auront lieu à partir de la wilaya de Sidi-Bel-Abbès », a indiqué en toute fierté le Directeur du centre M Mustapha Yahi. « C’est un projet structurant qui est abrité dans la plate forme technologique de Bou Ismail. Il est adossé à une division de recherche à savoir le traitement de signal et d’imagerie. Son lancement opérationnel est prévu pour le 51èmes anniversaire de l’indépendance nationale, à savoir le 5 juillet 2013 », a-t-il notamment avancé.
 S. Sofi

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