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Un mort à Alger et plusieurs routes inondées : Les collectivités locales pointées du doigt

La protection civile mobilise 4.000 éléments

PUBLIE LE : 22-05-2013 | 23:00

Encore une fois, la pluie fait des dégâts considérables dans notre pays. Et tue surtout. L’on compte en effet le décès d’un homme de 28 ans à Alger suite à l’effondrement d’un mur de clôture de l’hôpital de Beni Messous, et deux blessés, évacués vers le même hôpital suite à l’effondrement de deux baraques, au lieu-dit « Sahel », apprend-on auprès des services de la protection civile.
Effondrement d’habitations, routes coupées à la circulation, des eaux en furie qui charrient tout sur leur passage. Voilà des scènes presque apocalyptiques qui n’ont pas manqué de raviver dans l’esprit des Algérois de douloureux souvenirs. « Tout le monde a eu peur et certains ont cru une seconde ‘‘Hamla’’ comme celle qui a frappé Bab El Oued en 2001 », témoigne Lounès de Beau-Fraisier.                                                                     A Bouzaréah, la cité Kouidri a été inondée suite au débordement d’un oued, tandis qu’à Bologhine, les occupants des bidonvilles de la montagne des Plateaux, où un éboulement a causé la semaine dernière deux morts, ont déserté leurs baraques de peur de connaître le même sort que les deux victimes. A Kouba, une partie d’une habitation, sise à la rue Ahmed Charfi, s’est effondrée nous confie M. Bahidj, membre d’une association de soutien au Président de la République.
Dame nature est certes imprévisible mais force est de constater malheureusement que la négligence et la bêtise humaine y sont pour beaucoup dans les drames qui ont lieu à chaque intempérie. « Désolé, la pluie a toujours existé mais on ne l’a jamais vécu avec autant de peur et d’angoisse, comme c’est le cas ces dernières années », déplore un vieux retraité qui pointe du doigt les collectivités locales pour le « bricolage » observé dans la majorité de nos communes. « Pourquoi on ne procède pas régulièrement à l’entretien des avaloirs ? Pourquoi ces derniers sont obstrués par les détritus et autres matériaux de construction qui sont abandonnés à longueur d’année sur la voie publique ? N’a-t-on pas pris en considération le BMS émis par les services de la météo ou tout simplement nos P/APC n’étaient-ils pas au courant du mauvais temps qui s’annonçait ? Autant de questions qui méritent des explications », s’interroge Yacine, un fonctionnaire qui n’est pas près d’oublier sa mésaventure vécue dans la soirée d’avant-hier. « J’ai quitté Bab Ezzouar à 18h30 avec mon enfant de 2 ans pour récupérer mon épouse à Dely-Ibrahim. Saviez-vous à quelle heure je suis rentrée à la maison ? 1h du matin, rien que ça ! Tous les axes étaient coupés et inondés », peste-t-il encore.  

La protection civile mobilise 4.000 éléments

Hier matin, les dégâts étaient encore visibles dans plusieurs quartiers de la capitale tels Ain-Naâdja, Ain-Benian, Birtouta, Zéralda, Bordj El Kiffan ou encore Draria et Bouzaréah. Les agents communaux s’affairaient à nettoyer la chaussée, à libérer les voies publiques et à déboucher les regards des canalisations. A Cheraga, la route menant à Beni Messous s’est grandement détériorée, bloquant la circulation, déjà pas très fluide d’ordinaire.                                                                                                          
Sur le qui-vive depuis lundi dernier, jour où Météo Algérie a lancé un bulletin spécial, la protection civile a mobilisé pour la seule wilaya d’Alger pas moins de 4.000 éléments qui ont eu du pain sur la planche lors de la journée d’avant-hier, voire toute la nuit.
« Nous avons pris nos dispositions et on s’attendait à des situations périlleuses du fait que le BMS prévoyait un cumul de pluie pouvant dépasser les 50 mm », nous affirme le sous-directeur des statistiques et de l’information de la PC, le commandant Achour. Les interventions des pompiers portaient notamment sur des opérations de sauvetage de personnes en détresse ou cernées par les eaux, suite aux crues des oueds, du dégagement des véhicules bloqué par les pluies ainsi que de puiser les eaux pluviales qui ont inondé routes, voiries, habitations et autres édifices à Sidi Mhamed, Baraki, Hussein Dey, Zéralda, Bouzaréah, Tessala Merdja, Bir Mourad  Rais, Birtouta, Hydra, Birkhadem, Bab el Oued, Draria, Cheraga.
L’intérieur du pays n’a pas été en reste puisqu’on enregistre plusieurs interventions de la protection civile. On peut citer le sauvetage à Tizi-Ouzou d’une personne cernée par les eaux en crue de l’oued Sebaou, sis à Draa Ben Khedda. Idem à Boumerdès où un groupe de personnes, cernées par les eaux en crues, suite au débordement de l’oued Bennour de Bordj Menail, ont été secourues à l’aide d’une embarcation. A Corso, un véhicule cerné par les eaux pluviales sur la voie publique, au lieu-dit Berrahmoun a été difficilement dégagé.
S. A. M.

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