lundi 18 novembre 2019 13:38:37

Instruction relative à l’ouverture des commerces la nuit : L’UGCAA s’implique

La dernière instruction des services de la wilaya d’Alger relative à la prolongation des activités commerciales jusqu’à des heures tardives de la nuit, bien que jugée nécessaire par la corporation des commerçants, ne sera pas suivie d’efet de sitôt.

PUBLIE LE : 23-05-2013 | 0:00

La  dernière instruction des services de la wilaya d’Alger relative à la prolongation des activités commerciales jusqu’à des heures tardives de la nuit, bien que jugée nécessaire par la corporation des commerçants, ne sera pas suivie d’efet de sitôt. Cette décision, en effet, devrait être accompagnée par d’autres mesures pour rendre applicable sur le terrain, cette décision. C’est ce que relèveront les commerçants et artisans algériens, qui ont  tenu, hier, une conférence de presse pour s’exprimer sur  l’ouverture des commerces la nuit, à la faveur de la directive de la semaine dernière de la wilaya  aux  responsables des Assemblées populaires communales pour s’y appliquer. Intervenant sur cette question, le porte-parole de l’UGCAA, M. Hadj Tahar Boulanouar, estime nécessaire de réunir toutes les conditions pour la réussite de  cette opération, à commencer par l’association des commerçants à ce projet en tant qu’acteurs incontestables, qui, jusque-là, ont été exclus par les services de la wilaya. Il rappelle, dans ce sens, l’intérêt d’installer une commission, regroupant les ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales, le Commerce, l’Aménagement du territoire, du Travail et de la Sécurité sociale, et, bien entendu, les commerçants. Il insiste, ainsi,  sur la concertation entre tous les secteurs pour  mieux garantir la faisabilité de cette action. L’UGCAA, par le biais de son porte-parole, considère que la dynamique «nocturne» espérée passe inévitablement par le changement de la mentalité de l’Algérien, devenu, par la force des choses, casanier, depuis les années 1990, sans oublier aussi le manque d’éclairage et de sécurité dans les grandes villes. «C’est la demande qui crée l’offre», souligne M. Boulanouar, avant d’ajouter que les institutions de l’État sont, elles aussi, appelées à jouer le jeu et même donner l’exemple, pour l’ancrage  de la culture commerciale nocturne aussi bien chez le commerçant que le consommateur, plaidant pour l’ouverture des bureaux de Poste, des banques, des services de l’état civil pour encourager les  gens à sortir. Il dit ainsi que l’absence de l’éclairage public dans un grand nombre de quartiers de l’Algérois qui expose les commerçants  aux braquages, la nuit, constitue un handicap de taille, sans oublier l’épineux problème des embouteillages, au niveau de certains communes , à l’origine de la fermeture très tôt des commerces, sachant que les commerçants n’habitent pas forcément où ils exercent. M. Hadj Tahar Boulanouar précise, dans son intervention, que régler tous ses problèmes rendrait un grand service pour le client et le commerçant, et contribuerait, à coup sûr, à la résorption du chômage, si l’on sait que le nombre de commerçants avoisine, en Algérie, 1,6 million, dont 170.000, au niveau d’Alger.
C’est presque un million d’emplois qui seront créés, si chaque commerçant recrute un vendeur pour la tranche horaire de la nuit. L’UGCAA, en fait, considère nécessaire d’aller vers une ouverture progressive des commerces la nuit, touchant, dans un premier temps, certaines activités, à l’image des restaurants, des cafétérias et des cybercafés, et dans les wilayas à vocation touristique et la récupération des espaces publics et des placettes, occupés par des SDF et des voyous actuellement, et créer une animation  dans ces espaces. M. Boulanouar rappelle enfin  que  dans une première phase, ils seront concernés par cette instruction.
    Samia D.  

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions