mercredi 15 juillet 2020 13:56:23
D.R

En commémoration de la journée de l’Etudiant qui coïncide avec le 19 mai 1956, la commission de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des affaires religieuses de l’Assemblée populaire nationale a abrité, hier matin, les travaux d’une importante journée d’étude consacrée aux « résultats (outputs) de l’enseignement et de l’économie nationale entre réalité et défis ».

Les travaux se sont déroulés en présence d’une large participation de parlementaires, de professeurs d’université, de chercheurs spécialistes ainsi que de représentants de la société civile.
Au programme de la manifestation, quatre communications déclinant des sujets en relation avec la problématique en examen. Il s’agit de la recherche scientifique et du développement global, le premier thème développé par le professeur Sid Ali Boukrami. L’évaluation du marché algérien de la formation au management dont les grands axes de la conférence ont été exposés au débat par le professeur Brahim Benabdeslam. Le troisième sujet traité par le professeur Hanya Kherchi Medjden a porté sur le partenariat entre l’université et l’entreprise dans son rapport au facteur de développement, alors que la quatrième conférence a été donnée par le professeur Mohand Aït Ali, sur la formation des ingénieurs et la stratégie de développement économique. La séance s’est achevée par un large débat sur l’université algérienne et les voies et moyens de la hisser aux défis du siècle et de l’industrie des nouvelles technologies des connaissances au service de l’économie nationale.
Dans une allocution d’ouverture des travaux, le président de l’APN, M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, a indiqué que les résultats des entrées et des sorties du système de l’enseignement, de la formation et de la recherche scientifique  en Algérie constituent l’un des importants et grands investissements visant à créer la véritable richesse pluridisciplinaire dans le domaine des connaissances qui sont la référence première de la capacité des élites à l’innovation, le renouveau et l’invention.  
Le choix du thème de cette journée parlementaire est certainement judicieux puisqu’il est organisé en hommage aux sacrifices des différentes franges de la jeunesse algérienne qui se sont engagés volontairement dans la lutte de libération nationale contre le colonialisme abandonnant les bancs des écoles et des universités.

Formation et recherche : des choix stratégiques
Entre hier 1956 et aujourd’hui 2013, 57 ans se sont écoulés depuis ce 19 mai et l’Algérie, qui est revenue à ses enfants qui vivent dans le giron de la liberté et du recouvrement de la souveraineté du pays, se souvient et commémorent l’événement. C’est un moment important, dira M. Ould Khelifa pour commémorer le cinquantenaire de l’indépendance nationale et mesurer les avancées du système national de formation, d’enseignement et de recherche scientifique en termes d’évaluations des résultats de l’université algérienne en tant qu’acteur stratégique dans l’économie nationale, de la formation des compétences en ressources humaines en tant que valeur ajoutée de la production des connaissances, du renouveau et de l’innovation, ou encore des bases du savoir en tant que richesse à la croissance économique et au développement durable. Ce sont aussi autant de facteurs d’émancipation du sous-développement culturel et d’accélération de la croissance et de libération progressive de la dépendance dans les trois principaux secteurs, à savoir, l’industrie, l’agriculture et les services. Ces derniers constituent en théorie l’appropriation des connaissances technologiques et l’approfondissement de la recherche scientifique et des progrès vers la réalisation de l’équation « savoir, avoir, pouvoir ». Où sommes-nous de ces références et critères de compétences, d’efficacité et d’exécution des programmes, s’est interrogé le docteur Ould Khelifa, reconnaissant que notre système d’éducation, d’enseignement et de recherche scientifique nécessite des choix stratégiques d’avenir. Dans une communication intitulée le développement global et le système éducatif, le professeur Sid Ali Boukrami, part à la recherche de nouvelles alternatives précisant qu’il n’existe pas de manque de croissance économique en Afrique dans la mesure où le continent présente six sur les dix économies ayant le plus rapide taux de croissance dans le monde  durant la décennie passée. Il ajoutera que le PIB national ne peut constituer à lui seul, une référence du niveau de vie tant le progrès en Afrique répond à d’autres critères en relation avec la gouvernance, la santé.
De son côté le conférencier Brahim Benabdeslam a, dans son évaluation du marché de la formation supérieure en management, présenté les résultats d’un sondage version mars 2013 auprès des managers en formations à MDI-Business School. Pour sa part, le professeur Mohand Aït Ali a voulu comprendre le domaine de formation des ingénieurs en posant la question de l’université comme acteur stratégique de développement  économique.  
Houria A.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions