mardi 02 juin 2020 07:16:41

Célébration de la journée de l’étudiant : De l’amphi au maquis

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Haraoubia, a procédé, hier, à la faculté d’Alger Benyoucef-Benkhedda, au dépôt d’une gerbe de fleurs à la mémoire des martyrs du 19 mai 1956.

PUBLIE LE : 20-05-2013 | 0:00
D.R

Ceux qui ont cru que l’élite ne savait que fourrer son nez dans des ouvrages de recherche auront tôt fait de déchanter. Et pour cause ! Réputée avant-gardiste comme de juste, cette même élite ne tardera pas à prendre ses responsabilités juste deux ans après le déclenchement du 1er Novembre, prolongement naturel donc d’une longue période de maturation. Objectif, recouvrer la souveraineté et la dignité indissociables par ailleurs du combat libérateur. Et en arrêtant la décision de rejoindre le maquis, les étudiants d’alors n’ont fait que traduire dans les faits un haut niveau de conscience nationaliste. Car suffisamment éclairés et pénétrés des enjeux de ce tournant historique décisif à bien des égards. Puisque l’élite et les masses populaires dont elle est en majorité issue par ailleurs fusionneront en fin de compte, l’objectif commun étant de se libérer d’un joug colonial injuste et oppressant pour le moins. Et c’est l’UGEMA comme de juste qui déroulera une stratégie de riposte qui non seulement éveillera les consciences, mais en sus contribuera grandement à rallier la majorité à une cause sacrée. Et en désertant l’amphi pour le maquis, l’élite algérienne, démontrera on ne peut mieux qu’elle est l’émanation de la base puisque nantie d’une assise populaire indéniable. Or et l’union faisant la force en toute circonstance et particulièrement lorsque l’enjeu est tout simplement déterminant en ce qu’il engage une destinée collective. En tout cas, l’histoire retiendra que les élites sous toutes latitudes ont joué un rôle de premier plan, et la nôtre s’est attelée également de son sacro-saint devoir parfois au sacrifice même de sa vie. La patrie leur est reconnaissante à jamais.
A. Zentar

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Conformément à la tradition

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Haraoubia, a procédé, hier, à la faculté d’Alger Benyoucef-Benkhedda, au dépôt d’une gerbe de fleurs à la mémoire des martyrs du 19 mai 1956.

Accompagné d’une forte délégation composée du recteur de la faculté d’Alger, M. Tahar Hadjar, le P/APC d’Alger-Centre, M. Abdelhakim Bettache, et des moudjahidine de kasma d’Alger, le ministre a profité de cette occasion pour rendre un vibrant hommage  à la mémoire du militant de la cause nationale, Maurice Audin.
Une  minute de silence à la mémoire de tous les martyrs a été observée à cette occasion, suivie par une prise de parole de quelques moudjahidine ayant vécu les événements du 19 mai 1956.
Dans une allocution, le recteur de la faculté d’Alger a appelé les jeunes à tirer les leçons des événements historiques du 19 mai 1956, jour où les étudiants ont déserté les bancs de l'université pour rejoindre les rangs de l'Armée de libération nationale.
Saisissant l’occasion, l’intervenant a indiqué que la date du 19 mai doit constituer une référence pour cette génération et les générations futures en termes de sacrifice pour atteindre leurs objectifs.  
Il a, par ailleurs, souligné que toutes les catégories du peuple algérien doivent œuvrer pour que l’Algérie demeure fière et forte des acquis de nos élites, ajoutant que l’étudiant a prouvé, lors de la grève du 19 mai, qu'il était capable de définir des objectifs précis, mettant l'accent sur l'"union" qui était son point fort.
Des témoignages de moudjahidine de la kasma d’Alger-Centre, qui ont été livrés durant cette rencontre, ont rappelé le rôle du mouvement estudiantin et lycéen dans la lutte contre le colonialisme. Le 19 mai 1956, lycéens et universitaires décident de répondre à l’appel de la grève illimitée des cours et des examens lancé par l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), suite aux instructions du FLN. Au cours de cette manifestation, le premier responsable de la commune d’Alger- Centre a procédé à la baptisation du centre culturel de loisirs scientifiques de la place Audin au nom de l’une des figures emblématiques du théâtre algérien, Mustapha Kateb.   
Kamélia H.

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MASCARA
L’appel du front
La wilaya de Mascara, à l’instar des autres régions du pays, a célébré dimanche la journée nationale de l’Étudiant en se rendant tôt ce matin  au siège de l’UNJA où une gerbe de fleurs a été déposée par les autorités locales de la wilaya, à leur tête le wali, M. Ouled Salah Zitouni. Après la levée des couleurs et l’écoute de l’hymne national  en hommage aux martyrs parmi la masse estudiantine tombés au champs d’honneur pour que vive notre patrie indépendante, la délégation s’est rendue à l’université de Mascara pour présider les festivités du programme marquant cette journée glorieuse. Une série d’activités culturelles, sportives, des  expositions photos, de peinture et d’art plastique et des conférences animées par des professeurs universitaires et chercheurs en histoire, qui ont mis en exergue dans leurs communications, la dimension historique du 19 Mai 1956, où les étudiants algériens répondaient massivement à l’appel du Front de libération nationale pour quitter les bancs des universités et des lycées pour se consacrer, entièrement, à la cause nationale et  la création de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (Ugema). La grève des étudiants a marqué, pour ainsi dire, le début d’une épopée jalonnée de sacrifices au cours de laquelle, il y a 57 ans, jour pour jour, les étudiants et lycéens algériens ont pris les armes pour participer pleinement à la lutte de libération nationale.
A. Ghomchi

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Patriotisme
L’Algérie a commémoré, hier, le 19 mai, consacré journée nationale de l'Étudiant. L’événement qui intervient au moment où le pays célèbre le cinquantenaire de l’indépendance nationale revêt assurément une très grande portée. Les étudiants et lycéens qui,  en mai 1956, avaient  saisi dans toute sa plénitude, le sens  du sacrifice consenti par les Algériens en lutte contre la France coloniale, avaient abandonné les bancs de l'université et des lycées pour rejoindre le mouvement national, convaincus qu’avec leurs diplômes, ils ne feraient pas de meilleurs cadavres. En ce jour symbole, les Algériens se recueillent à leur mémoire, non sans méditer sur ce geste ayant incontestablement incarné le dévouement à la patrie et le sens élevé du sacrifice. La portée de leur geste aura été pleinement cernée par la génération post-indépendance qui s’était impliquée avec autant de dévouement dans la consolidation de la souveraineté nationale et la construction de l’État, de ses institutions et de son économie.
Les valeurs ainsi léguées ont entretenu la mobilisation constante de la jeunesse algérienne autour des tâches d’intérêt commun. Le 19 mai, c’est aussi l’opportunité de rappeler tout l’intérêt porté à la formation de l’homme en tant que meilleure richesse que puisse posséder le pays, et c’est ce qui explique le mieux, l’effort continu consenti en direction de la promotion des sciences et technologies en rapport direct avec les enjeux que préfigure la reconstruction du pays. La priorité accordée ces dernières années au renforcement de l’infrastructure universitaire qui gagne tous les recoins du pays est une preuve irréfutable de l’intérêt porté à la formation de la jeunesse, la génération appelée à gouverner demain et prendre les destinées de l’Algérie. Cette jeunesse étant  interpellée à s’imprégner  de l’amour  de la connaissance et du savoir, et de s’armer de l'esprit d’émulation, qui sont autant de vecteurs d'un enseignement et d'une recherche de qualité.
Cet objectif s’apparente à une bataille qu’il faut absolument remporter pour pouvoir prétendre s’intégrer dans le monde moderne où l’innovation technologique a donné une autre dimension à la tendance mondiale du développement.
Cela n’a pas été occulté par les  réformes mises en œuvre qui visent «la formation d'un homme nouveau conscient de sa responsabilité de citoyen, ressourcé dans ses valeurs nationales, ouvert sur la culture universelle et capable de relever le défi d'une mondialisation des échanges et d'une interpénétration des cultures, et agissant en tant qu'acteur positif maîtrisant les technologies et le savoir-faire universel». Dans  la concrétisation de l’ambition  du pays d’émerger, la responsabilité de l’université est entièrement engagée. Pour que le patriotisme demeure en l’état.                                           
S. Lamari

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L’autre  combat des Algériens
Dans leurs veines, coulait l’amour de la patrie, le sacrifice et l’abnégation.  Leur statut d’élite ne les a pas empêchés de  renoncer à tout  pour se débarrasser, à jamais, du joug colonial qui consacrait l’injustice et la discrimination sous toutes leurs formes.
Épris de loyauté  et de dévouement pour les valeurs humaines et les principes du congrès de la Soummam, ils décidèrent de  s’impliquer activement dans la guerre de libération, mais à leur manière.  
L’histoire retiendra le boycott des bancs des universités et des  lycées par ces centaines d’étudiants et d’élèves, pour rejoindre les rangs du FLN. Ils n’avaient  connu ni le PPA, ni le Parti communiste, ni l’Étoile nord-africaine, ils se sont abreuvés  néanmoins du nationalisme, très jeunes.
L’appel de l’Union générale des étudiants musulmans algériens, à la grève du 19 mai,  sera largement suivi par ces jeunes qui ont  préféré hypothéquer leur avenir pour un objectif aussi noble que la souveraineté nationale.
La grève illimitée des étudiant qui a contribué à  la diffusion des idéaux et fondements  de la guerre de libération nationale a été un signal fort de l’adhésion de l’élite algérienne,  au projet de société,  porté par  le Front de libération nationale, mais aussi tout le peuple algérien.
Le mouvement de protestation de ces étudiants venait, en fait, confirmer, si besoin est, la cohésion entre les différentes couches du peuple et surtout leur disponibilité quand il s’agit de liberté et d’amour de leur pays. En ce jour qui a marqué l’histoire de la guerre de libération, nos étudiants avaient  décidé de dire leur mot et de clamer haut et fort l’indépendance.
 «Avec des diplômes en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres», était ainsi leur  réponse au colonialiste qui ne tardera d’ailleurs pas à se venger sur les étudiants, à travers des intimidations et des arrestations.  
Le 19 mai 1956 marque ainsi,  l’implication de toutes les franges de la société dans le combat juste et équitable de tout le peuple pour la dignité.
Chérif Saâdane, Taleb Abderrahmane et bien d’autres ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’Algérie indépendante.
Samia D.

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Médéa
M. Mohamed Cherif Abbas préside les festivités officielles
Le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbas, a présidé, hier  à Médéa, les festivités officielles de la commémoration  du 57e anniversaire de l’appel du 19 Mai 1956, en présence des représentants  de l’ONM, de la Fédération de France et de l’Organisation nationale des enfants de moudjahidine (ONEM). Après le dépôt de gerbes de fleurs au carré des martyrs de Médéa et la récitation de la Fatiha à la mémoire des martyrs de la Révolution, M. Abbas a assisté, au niveau du pôle universitaire de Médéa, à l’ouverture des travaux de la rencontre nationale sur l’écriture de l’histoire du mouvement national et la guerre de Libération, organisée par le Centre national des études et de la recherche sur le mouvement national et la Révolution de Novembre 54. Le ministre a, par la suite, honoré la famille du chahid Ahmed Hadj  Hamdi, dit “Arslane”, poète durant la Révolution, fusillé fin septembre 1960,  après son arrestation à Takbou, dans la périphérie de Médéa, où il était venu rendre visite à sa famille.

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Rédha Malek à Batna :
“Une contribution efficace à l’écho de la Révolution dans le monde”
Le ralliement des étudiants algériens à la guerre  de Libération nationale, le 19 mai 1956, fut une contribution efficace à l’écho  de la Révolution algérienne dans le monde entier, a estimé, hier à Batna,  M. Rédha Malek, moudjahid et ancien chef du gouvernement.  La grève déclenchée ce jour-là par les étudiants algériens fut “l’alarme”  qui informa l’opinion internationale sur le génocide perpétré à l’encontre du  peuple algérien, a souligné M. Malek qui est revenu, au cours d’une conférence  animée à l’université Hadj-Lakhdar à l’occasion de la célébration du 57e anniversaire de la journée de l’Etudiant, sur les conditions qui ont conduit les étudiants algériens à quitter les bancs de l’université pour rejoindre les maquis. La décision des étudiants algériens répondait à un défi majeur, celui du recouvrement de la souveraineté nationale, a encore souligné M. Malek qui avait participé à l’époque (en 1956) à la création de l’Union générale des étudiants  musulmans algériens (UGEMA). Le rôle joué par les étudiants dans l’encadrement de la Révolution,  à l’intérieur et à l’extérieur du pays, a été longuement abordé par M. Malek qui a également évoqué “le rôle des étudiants algériens dans la stratégie et la tactique de combats”.          Lors de son intervention, il a évoqué “les contraintes et les difficultés rencontrées à l’époque face à une oppression coloniale qui disposait de toutes  les forces”. Il a également souligné l’importance de cette grève et du ralliement  des étudiants algériens à l’Armée de libération nationale (ALN), car ils ont  permis de “renverser l’équation et changer les rapports de force en injectant  un nouveau souffle à la Révolution”. Entre 80% et  90% des étudiants algériens avaient rejoint, à l’époque,  la lutte armée en s’organisant dans le cadre de réseaux secrets implantés en  Algérie et en Europe, a ajouté le conférencier, précisant que 80% de ces étudiants, dont Amara Rachid, Allaoua Baâtouche et Taleb Abderrahmane, entre autres, sont tombés au champ d’honneur.

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SIDI BEL-ABBèS
Plusieurs activités commémoratives
La commémoration de la journée de l’Etudiant a été marquée à Sidi Bel-Abbès par plusieurs activités scientifiques, culturelles et sportives animant ainsi les différentes cités et facultés de l’université Djilali Liabès. L’opportunité était naturellement saisie pour rendre hommage à une génération d’intellectuels à l’esprit de sacrifice si élevé avant de méditer sur ses choix et ses principes, ses convictions et ses motivations  à un moment crucial de la vie du pays.
Expositions sur les activités estudiantines et galas, conférences sur l’emploi et cérémonies de remises de cadeaux aux sportifs, la variété de ce programme ne pouvait qu’attirer la masse et la tremper dans l’ambiance de cette célébration évocatrice d’un combat et d’un idéal d’une communauté universitaire pour l’indépendance de l’Algérie et le recouvrement de la souveraineté de son peuple. Une évocation rappelée justement pour inviter cette nouvelle génération à s’imprégner des valeurs de ses aînés, à s’inspirer de ses idéaux et perpétuer son message. Le message d’une Algérie forte par l’innovation et la créativité de son élite. Le message enfin d’une université au service du développement technologique du pays, véritable centre de rayonnement.  Notons pour l’occasion qu’il a été procédé à l’inauguration d’une agence postale spécialement pour les étudiants…
A. B.

Université Djillali Liabes
35 ans d’existence
Dans des locaux presque de fortune puisqu’on a jumelé trois CEM en construction à l’époque pour servir de premières structures d’accueil du nouveau centre universitaire de Sidi Bel-Abbès, un grand défi était certainement relevé par les autorités locales surtout que l’ouverture de cet espace de savoir s’assimilait à un acte politique pratiquement. Tout un dispositif était mis en œuvre pour réussir cette rentrée de septembre 1978 et encadrer dans de meilleures conditions les 200 nouveaux étudiants. L’électronique et de l’électrotechnique constituaient les premières filières dispensées ou assurées pour accompagner la mutation d’une wilaya qui a vu l’implantation sur son territoire deux grands complexes industriels, l’ENIE et L’EN PMA. D’une réorganisation à une autre pour d’abord arracher un statut d’institut national universitaire puis d’université, le chemin parcouru a été sans doute riche en événements et en réalisations. Pas moins de 35.000 étudiants occupent aujourd’hui les bancs des amphithéâtres et laboratoires des deux pôles désormais de cette université qui porte le nom d’un sociologue et enfant de la cite de la  Mekkerra. Des promotions en médecins, en pharmaciens, en chirurgiens-dentistes, en ingénieurs, en techniciens supérieurs et autres des six facultés existantes  ont été formées par cette université qui se singularise, à propos, par une présence à travers plusieurs faubourgs comme pour veiller sur la mutation d’une ville et influer sur le cours de ses événements.
Et le fait que la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique soit confiée aujourd’hui à un ancien étudiant et encadreur de cette université, en l’occurrence le Professeur Arouag Abdelhafidh reste une fierté et dans une grande proportion une référence…  Des efforts consentis donc, des progrès accomplis et des acquis remportés, le pas franchi est énorme même s’il reste énormément à faire et à parfaire avec une mention particulière pour la notion de recherche à approfondir. C’est de la qualité plus que jamais qu’il s’agit après une longue période consacrée à la quantité. Toujours est-il que cette université guide le rythme de cette région et conditionne son évolution…
A. B.


 

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