mercredi 19 septembre 2018 13:03:45

Colloque sur le rôle du visuel dans la guerre de libération nationale : La lutte par l’image

Un colloque traitant du rôle du « visuel dans la guerre de Libération nationale, l’image et la Révolution » se tient depuis hier au Musée des arts modernes d’Alger (Mama) avec la participation de personnalités nationales, d’historiens, d’artistes, de journalistes et de reporters photographes.

PUBLIE LE : 16-05-2013 | 0:00
Ph. A. Hammadi

Parallèlement à l’exposition « Photographes de la guerre de libération nationale en Algérie et en France », organisée dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie ouverte au public jusqu’au mois d’août, un  colloque  traitant du rôle du « visuel dans la guerre de Libération nationale, l’image et la Révolution » se tient depuis hier au Musée des arts modernes d’Alger  (Mama) avec la participation de personnalités nationales, d’historiens, d’artistes, de journalistes et de reporters photographes. Des photographies qui racontent l’histoire de l’Algérie et des Algériens dans leur lutte pour la reconquête de la souveraineté nationale dans le giron de la liberté. Les intervenants au colloque racontent leurs témoignages, retracent des souvenirs de compagnons d’armes, de plume dans les maquis, les camps et autres lieux d’isolements. Des lectures des instants volés par des photographes qui nous replongent dans les années de guerre, des combats que dévoilent des images plus vraies que la réalité, tant elles expriment des moments dans toute la dimension d’une humanité dont beaucoup de ses pans restent à découvrir dans certaines photos encore inédites.
La rue qui porte l’un des illustres héros de la Révolution du 1er Novembre 1954, le martyr Larbi Ben M’hidi, prend rendez-vous avec l’histoire et déplie les photos ouvrant les archives des témoignages de la guerre d’Algérie. En pénétrant le hall d’entrée du MAMA, la photo du chahid, Larbi Ben M’hidi  transperce le regard et retrace le portait aux pieds et mains liés, qui n’a pas besoin de mythe pour pouvoir être elle-même, comme le précise l’universitaire et directeur général du MAMA, Mohamed Djehiche. Les majestueux étages de ce que furent les anciennes Galeries algériennes, réinvesties en Musée national, célèbrent donc le cinquantenaire de l’indépendance nationale par l’image et la plume, le temps pour reconstituer des instants immatérialisés par l’image dans la construction d’une mémoire en résistance.  
Les travaux du colloque, ouverts hier matin, par une allocation du DG de l’Etablissement ont permis aux participants de revisiter les témoignages de M. Rédha Malek sur le rôle du ministère de l’Information du GPRA.
De son côté, M. Ali Haroun, qui s’est inscrit dans la résistance algérienne, a traité de l’évolution de la cellule de communication du FLN durant les années 1956 et 1957, pour dire le rôle  joué par la communication en dépit de l’inégalité des moyens de la résistance algérienne au moment où M. Lamine Bechichi ouvre les archives des ondes de la radio dans la Révolution.  
Dans l’après-midi, les travaux du colloque se sont poursuivis avec une conférence prononcée par le professeur Abdelmadjid Merdaci qui donne le résonnement  à l’image des six hommes et la chambre noire, un imaginaire de la fondation. C’est l’image des six héros du FLN parmi ceux qui sont à la source du déclenchement du 1er Novembre 1954. Une photo particulière qui a retenu l’attention du professeur pour retracer le destin des six hommes, le lieu et la date de la prise du cliché. Lui succédant, Mme Marie Chominot introduit le support de la photographie dans le maquis et prend des risques avec les instants de la clandestinité quand M. Merzak Bedjaoui réinvestit l’époque et se rapproche du reporter photographe, Gerd Almgred dans un poignant témoignage parmi le courage des dames. 
Divers thèmes et un riche débat ont émaillé la journée d’hier. Les travaux se poursuivent aujourd’hui avec d’autres intervenants et des moments enrichissant le registre de la mémoire en résistance sont promis.  Le Musée national, qui célèbre le cinquantenaire de l’indépendance nationale depuis 2012, abrite encore dans ce cadre les travaux de l’œuvre de l’artiste algérien Mohamed Khadda qui a dédié son parcours artistique et son militantisme à la cause nationale. Les photos et les œuvres artistiques retracent la dimension et la profondeur de l’Algérie  pour laquelle Khadda, disparu le 4 mai 1991, a gagé sa vie et son itinéraire. Aussi, l’exposition qui se poursuivra jusqu’au 30 juin entre dans ce double hommage.
Houria A.

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