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Le masque de Gorgone, volé en 1996, exposé en Tunisie malgré la demande de sa restitution

“Un acte de violation des conventions de l’UNESCO” affirme Mme Khalida Toumi

PUBLIE LE : 13-05-2013 | 0:00
D.R

Le masque de Gorgone, volé en 1996 du site antique  d'Hippone (Annaba) dans l'est algérien, a été "récemment exposé en Tunisie avec  d'autres œuvres, malgré la demande de sa restitution par l'Algérie", a indiqué hier à Alger la ministre de la Culture, Khalida Toumi.

S'exprimant lors de l'ouverture de la seconde session de formation sur  "la protection du patrimoine culturel et la lutte contre le commerce illégal  des biens culturels", la ministre a regretté que la pièce archéologique, bien  de l'Algérie "pourtant répertoriée", soit exposée à l'étranger.   Rappelant l'importance du "respect des accords bilatéraux et des conventions  de l'Unesco" sur la récupération des biens culturels, illégalement acheminés  à l'étranger, Khalida Toumi a qualifié cette exposition d’"acte de violation"  de ces conventions. Jusqu'à sa disparition en 1996, la Gorgone, un masque de 320 kg en marbre  blanc, découvert en 1930 par l'équipe de l'archéologue français Choupaut, ornait  la façade d'une fontaine publique et faisait office d'exutoire d'une conduite  d'adduction d'eau dans la ville d'Annaba.          
Retrouvé, début 2011, à l'intérieur de la maison de Sakhrel Materi -  gendre du président tunisien déchu, Zine Al-Abidine Ben Ali- le ministre tunisien  de la Culture, Mehdi Mabrouk, avait déclaré en 2012, que le masque de Gorgone  serait "restitué à l'Algérie après le parachèvement des procédures légales".          
Le masque, était détenu par les nouvelles autorités tunisiennes comme  pièce à conviction dans un procès contre El Materi pour trafic de pièces archéologiques,  ouvert en décembre 2011.          
Par ailleurs, Khalida Toumi a insisté sur l'importance de la "coordination"  entre les "secteurs concernés par le patrimoine", en rappelant la nécessité  d'actualiser la stratégie de lutte contre le trafic d'objets culturels pour  contrecarrer le pillage de ses biens patrimoniaux qui s'est exacerbé, selon  elle, dans les années 1990.          
Après une première session de formation en décembre 2007, les mécanismes  de lutte contre le trafic de biens culturels mis en place commencent à donner  des résultats concrets, a-t-elle affirmé.          
Une quarantaine d'agents des forces de sécurité sont concernés par la  session 2013 pour une formation d'une durée d'un mois sur la répression du  commerce illégal des biens culturels.

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