mercredi 19 septembre 2018 01:18:30

salon du recrutement de la DGSN : 32.000 dossiers déposés dans 8 wilayas du Sud

Réduction de la durée de traitement des dossiers, de 16 à 3 mois

PUBLIE LE : 07-05-2013 | 0:00
D.R

«Le Salon du recrutement de la sûreté nationale au sud du pays a rencontré un franc succès, en trois jours nous avons reçu la visite de plus de 57.300 visiteurs. Nous avons été surpris par l’engouement extraordinaire des gens du Sud sur cette manifestation », a déclaré le directeur des ressources humaines de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN), Mohamed Benaired, au Forum de la sûreté nationale lors d’une évaluation du Salon du recrutement de la sûreté nationale. Une rencontre qui s’est déroulée en présence du commissaire divisionnaire, Djilali Boudalia, responsable de la cellule de communication de la DGSN.
La première édition du Salon, qui s’est tenue du 23 au 25 avril dernier dans 8 wilayas du Sud, a permis à 31.556 jeunes dont 20% de femmes, de déposer leur candidature afin de postuler pour un poste d’agent de police. Un nombre important lorsqu’on sait que pour les 8 wilayas concernées, par l’opération de recrutement, soit Ouargla, Illizi, El Oued, Adrar, Tamanrasset, Tindouf, Béchar et Ghardaïa, est de l’ordre de 6.180 postes budgétaires.
Concernant ce chiffre et vu l’engouement qu’a connu le Salon, le DRH a souligné que le DGSN, le général major Abdelghani Hamel a instruit « la DRH d’étudier la possibilité de doubler le nombre des postes budgétaires pour atteindre 12.360 postes et permettre à plus de jeunes d’intégrer les rangs de la sûreté nationale », dira-t-il.   
Le DRH a rappelé, à l’occasion que le Salon en question qui « sera reconduit chaque année » était composé de trois ateliers, l’un destiné à l’orientation des jeunes, le second au dépôt des CV (curriculum vitae) et le dernier à la remise des contrats pour les jeunes ayant déjà déposé un dossier de candidature pour rejoindre la Sûreté nationale. Des conférences et des rencontres avec les jeunes ont également été organisées pour sensibiliser et informer les jeunes de la région sud des dangers de la drogue et des accidents de la circulation.
Un important programme d’enrôlement a été tracé par la sûreté nationale, il y a quelques années, pour renforcer ses effectifs dans différentes spécialités. Les recrutements se feront sur la base d’étude faite en matière des besoins des différents services et de la spécialisation de ceux-ci.

Réduction de la durée de traitement des dossiers, de 16 à 3 mois
Evoquant les avantages dont bénéficient les agents de police originaires du grand Sud, Mohamed Benaired a indiqué que les policiers du Sud bénéficient « d’une prime du Sud » majorée entre 25 et 40% de plus que le salaire moyen des policiers du Nord, en plus d’un congé de 50 jours au lieu de 30 jours, sans compter d’autres avantages qui pourraient survenir par la suite, tels que le logement de fonction et l’accessibilité à certains crédits.
Néanmoins, avec tous ces avantages, le DRH regrette que le nombre de jeunes originaires du Sud enrôlés au sein des rangs de la police ne dépasse pas les 14.000 policiers, « et ce, malgré les appels à répétition pour que ceux-ci puissent s’engager dans l’institution policière.
Ce nombre est resté en deçà de nos attentes », dira-t-il. Parmi les mesures inédites prises par les services de police, les populations du Sud ne seront plus dans l’obligation de se déplacer au nord du pays pour déposer le dossier de candidature à un poste d’emploi. « Ce temps-là est révolu, les jeunes du Sud se déplaçaient à Alger pour le dépôt de leur dossier de recrutement en déboursant près de 60.000 DA parfois. Avec les nouvelles dispositions, ils peuvent désormais le faire localement dans leur ville d’origine », a encore expliqué le responsable des ressources humaines. Le concours de recrutement des futurs agents de police, cadres et personnels civils assimilés, sera axé principalement sur la base des diplômes et des qualifications en sus de la condition physique.
Le DRH a aussi noté que ces dernières années, le recrutement d’un jeune nécessitait une durée de seize mois au cours desquels les services de police procèdent à l’étude et le traitement du dossier, « alors qu’aujourd’hui, le temps maximum pour un recrutement est de trois mois ». Un changement qui en dit long sur le développement de la DGSN dont  « l’axe d’effort principal est la modernisation de l’institution, une modernisation qui ne peut se faire sans l’introduction dans tous les services du système informatique », a ajouté le haut cadre de la DGSN.
Par ailleurs, à une question sur le phénomène des suicides dans les rangs de la police, le représentant de la DGSN a nié catégoriquement qu’il existe actuellement de tels cas, « bien au contraire avec les mesures socioéconomiques prises par le DGSN en faveur des agents de police, ces derniers sont très satisfaits » a-t-il affirmé toutefois selon lui, « on enregistre des cas isolés tels que des accidents mortels lorsqu’un agent ne manipule pas correctement son arme ».   
Mohamed Mendaci

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