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Clôture du « Panorama du cinéma de la Révolution » à Bouira : Transmettre le flambeau aux jeunes

La première édition du « Panorama du cinéma de la Révolution », de Bouira, a baissé rideau hier, après plus de cinq jours d’activités, ponctués de projections de films révolutionnaires et historiques, de même que par des conférences de gens du métier.

PUBLIE LE : 06-05-2013 | 23:00
D.R

La première édition du « Panorama du cinéma de la Révolution », de Bouira, a baissé rideau hier, après plus de cinq jours d’activités, ponctués de projections de films révolutionnaires et historiques, de même que par des conférences de gens du métier.

De notre envoyée spéciale Kafia Ait Allouache

C’est la maison de la culture Ali-Zaâmoum qui a abrité cet événement depuis le premier mai dernier. Un évènement organisé par la direction de la culture de la wilaya de Bouira, sous le haut patronage du ministère de la Culture. Il a eu pour principal objectif de mettre en exergue le rôle du cinéma algérien durant la Révolution, notamment la participation des grands cinéastes tels que Chanderli, René Vautier… et bien d’autres dans la vulgarisation de la situation dramatique que vivait le peuple algérien durant l’époque coloniale.
Cette démarche a suscité un engouement et une curiosité de la part de la population qui s’est déplacée en nombre pour découvrir le monde du cinéma de plus près, mais aussi de voir les acteurs et actrices qui ont animé le cinéma algérien. Des responsables locaux et des artistes qui ont marqué le cinéma algérien à l'instar de Sid-Ali Kouiret (L'Opium et le bâton de Mouloud Maameri, réalisé par Ahmed Rachedi), Bahia Rachedi, Amar Laskri étaient bien présent à cette cérémonie.
Le directeur de la culture de la wilaya de Bouira, Nacer Mourad, a souligné que « l'importance de cet événement qui entre dans le cadre des festivités du cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie et dont le principal objectif est de transmettre le message pour la nouvelle génération, notamment les sensibiliser sur le combat de leur aînés et même aïeux ». Par la suite, il a retracé le parcours du cinéma révolutionnaire en démontrant le vrai visage destructif de l'armée française pendant la guerre de Libération et les affres subies par la population algérienne (les tortures, les assassinats collectifs, la déportation des populations...). « Le cinéma français de cette époque était un cinéma qui faisait l'éloge du colonialisme. » Pour sa part la grande actrice Bahia Rachedi a qualifié l’initiative « d’excellente » pour cette région qui est en « coupure » avec le monde du cinéma et qui n’a pas beaucoup d’activités culturelles. « C’est une très bonne initiative pour ces jeunes qui n’ont pas manqué de venir pour découvrir le cinéma de la Révolution. »  
Il est à noter que durant ces journées sur le panorama du cinéma révolutionnaires, il a été projeté plusieurs films suivis de débats. Parmi ces projections on peut citer : L'Opium et le bâton, Patrouille à l'est, Chronique des années de braise, La bataille d'Alger, Hors-la-loi et Ben Boulaïd.

Chafia Boudraa, une grande actrice
Pour ce qui concerne les conférences et rencontres avec le public au cours de ces journées, les professionnels du monde du 7e art, n’ont pas manqué de mettre en exergue le fait que le cinéma algérien traverse actuellement « une situation critique ». Une situation qui s’aggrave d’ailleurs, selon eux, « en raison du manque de moyens matériels et financiers ».
L’autre problème pointé du doigt est celui de la formation dans tous les secteurs, du réalisateur au projectionniste, ont-ils relevé. M. Benzerrari, principal acteur dans le film Patrouille à l’est, du réalisateur Ammar Laskri, a fait un constat de la situation actuelle du cinéma algérien qui doit faire l’objet, selon lui, "d’une intervention urgente de l’Etat et du ministère de la Culture". "A l’époque, le seul producteur était bien l’Etat. Et cela a permis aux réalisations cinématographiques d’être rentables et de grande qualité", a-t-il rappelé.
 La maison de la culture fut aux couleurs du septième art tout au long de ce rendez-vous et dans le hall une exposition avec des affiches et photos de films révolutionnaires exposées aux côtés des œuvres du poète et écrivain Mohamed Adda. Par ailleurs, un hommage a été rendu par l’association « Lumière » à la grande actrice Chafia Boudraâ. En effet cette grande actrice de 84 printemps, a marqué, durant plusieurs décennies, le cinéma algérien par ses prestations dans des films révolutionnaires.

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