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Classes de terminale : M. Baba Ahmed souhaite l’annulation du seuil des cours

Rencontre ministre de l’éducation - syndicats agréés : Les partenaires sociaux espèrent du concret

PUBLIE LE : 05-05-2013 | 0:00
D.R

« Le seuil des cours, limite le volume des informations assimilées par l’élève en classe terminale ce qui influe négativement sur son niveau scientifique et cognitif une fois à l’université », a indiqué hier le ministre de l’Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed.

Invité de l’émission « Nikachou el ousbou » (débat de la  semaine) de la Chaîne I de la Radio nationale, le ministre a exprimé, hier, son souhait de voir le travail sur la base du seuil des cours pour les élèves des classes de terminale, annulé. « Le ministère de l’Education nationale n’écarte pas l’annulation de ce seuil des cours pour les candidats à l’examen du baccalauréat en raison de son impact négatif sur l’acquisition scientifique des élèves et leur avenir universitaire », a-t-il indiqué, affirmant par là, « Nous espérons mettre définitivement fin à ce phénomène imposé par un contexte précis. »  En effet, le secteur de l’éducation nationale a travaillé sur la base du seuil des cours du fait des perturbations et grèves qu’il a connues durant ces dernières années à l’appel de différents syndicats pour revendiquer la prise en charge d’un nombre de préoccupations socioprofessionnelles.  
Concernant le programme scolaire des classes de terminale, toutes filières confondues, le ministre a précisé que celui-ci, a été achevé à hauteur de 86 et 93 % dans la plupart des établissements secondaires à travers le territoire national. « Le taux d’exécution des programmes d’enseignement a connu une hausse considérable par rapport à l’année scolaire précédente dans plusieurs matières, avant la date arrêtée à cet effet, (2 mai 2013) par la commission nationale en charge de ce dossier », a affirmé le ministre.  
Concernant le nombre de candidats aux épreuves du baccalauréat, le ministre a indiqué que celles-ci concerneront un total de 566.694 candidats, dont 391.622 scolarisés et 175.072 candidats libres. Le ministre de l’Education nationale a rappelé les mesures organisationnelles prises en direction des élèves des classes terminales devant se présenter le 2 juin prochain à l’examen du baccalauréat, affirmant que les établissements éducatifs “resteront ouverts tout au long du mois de  mai afin que les élèves puissent bénéficier des cours de soutien et des révisions ». Aussi, selon lui, « les sujets d’examen du baccalauréat ne concerneront que les cours dispensés aux élèves, au 2 mai 2013, date de référence pour l’élaboration des sujets d’examen. » Comme à l’accoutumée, a-t-il poursuivi, « les candidats auront deux sujets au choix pour chaque épreuve de l’examen en plus du maintien des 30 minutes supplémentaires pour chaque épreuve. A une question sur l’option des élèves pour les cours “parallèles” au lieu des révisions au sein des établissements éducatifs, M. Baba Ahmed a déploré cet état de fait qui, selon lui, ne sert pas l’intérêt de l’élève. « Ce phénomène existe particulièrement dans les grandes villes », a-t-il fait remarquer annonçant que le ministère « réfléchit sérieusement à y remédier  même par des mesures coercitives si nécessaire.»
Evoquant la relation entre le secteur et les partenaires sociaux, M. Baba Ahmed a insisté sur la priorité qu’accorde le secteur au dialogue et à la concertation avec l’ensemble des acteurs dans le seul intérêt de l’élève, soulignant qu’«il est difficile» à l’heure actuelle de donner suite à certaines  revendications des syndicats comme celle liée à la révision des statuts modifiés  n°12-240 du 29 mai 2012.
La loi «a été promulguée depuis moins d’une année», a-t-il argué rappelant  que les revendications des syndicats à ce sujet «nécessitent un examen réfléchi.»
Le ministre de l’Education nationale a insisté enfin, sur la nécessité du dialogue et de la concertation avec les syndicats agréés qu’il compte rencontrer, en aparté,  à partir de cette semaine, affichant ainsi, sa volonté de résoudre les problèmes  restés en suspens entre les deux parties.
Salima Ettouahria

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Rencontre ministre de l’éducation - syndicats agréés  
Les partenaires sociaux espèrent du concret
Le ministre de l’Education nationale, M. Abdelatif Baba-Ahmed, reçoit à partir d’aujourd’hui individuellement les syndicats du secteur. Cette rencontre intervient alors que les établissements du Sud et des hauts plateaux connaissent depuis plusieurs semaines une agitation sociale, dont l’étendue menace le bon déroulement des examens de fin d’année scolaire. Cette série de rencontres qui prend fin le 28 du mois courant, a été décidée après la réunion qui a eu lieu la semaine précédente entre la tutelle et les sept syndicats agréés ainsi que la fédération des associations des parents d’élèves dans le cadre de la politique de suivi continu avec les partenaires sociaux et l’écoute des fonctionnaires pour la prise en charge effective de leurs revendications dans les limites des lois en vigueur.  
Trois points importants figurent à l’ordre du jour de cette suite de rencontres. Il s’agit du Statut particulier de l’enseignant, de la situation des travailleurs du Sud et de la question des pratiques syndicales.
Le ministre de l’Education reçoit en premier lieu les membres du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) qui  rappellent  que le nombre de dossiers se rapportant à la profession sont encore en suspens, notamment en ce qui concerne le logement et la grille salariale des auxiliaires de l’éducation nationale. Nouar Larbi coordinateur du Cnapest insiste sur la « présence des représentants des syndicats » dans l’élaboration de la prime de zone. « Nous dénonçons les disparités enregistrées dans l’octroi de cette prime. Les travailleurs doivent la recevoir suivant des critères logiques, comme cela est le cas pour l’éloignement », souligne-t-il.
La deuxième rencontre aura lieu mardi prochain avec les représentants de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) qui ont reporté la tenue de leur conseil prévu les 5 et 6 mai, aux 8 et 9 du même mois, du fait qu’il doivent se réunir avec les responsables du ministère de l’Education le 7 mai courant. Sadek Dziri, porte-parole de l’Unpef précisera, à cet effet, que le contenu des discussions avec le ministre sera transmis aux membres du Conseil national pour décider des actions à entreprendre.
De son côté, Meziane Meriane, coordinateur du SNAPEST, précisera que son syndicat reste sceptique concernant les bipartites prévues cette semaine.
Il y a lieu de rappeler que le ministère de l’Education nationale a indiqué lors de la dernière conférence des directeurs de l’éducation des 48 wilayas du pays le ministère avait déjà entamé la mise en œuvre des décisions relevant de ses prérogatives et relatives aux revendications professionnelles et préoccupations soulevées par les différents partenaires sociaux. Baba Ahmed a relevé que toutes les préoccupations soulevées par les syndicats ont été évoquées et que son département  a entamé « la mise en œuvre des décisions relevant de ses prérogatives ». Il s’agit de l’intégration dans les grades prévus par le décret exécutif 12-240 en maintenant le même échelon.
« La situation a été réglée et envoyée aux directions de l’Education pour l’application de l’opération selon les nouvelles mesures avant la fin avril ». Pour ce qui est des postes appelés à disparaître et exigeant un examen professionnel, le ministère a indiqué avoir « élaboré trois projets d’arrêtés ministériels relatifs aux concours et examens professionnels. »
Sur un autre plan, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a annoncé, lors d’un «meeting populaire», organisé à la salle omnisports de l’OPOW de l’Unité africaine de Mascara dans le cadre de la célébration de la journée internationale du Travail, qu’«un groupe de travail au gouvernement est à pied d’œuvre pour la revalorisation de la prime du Sud qui sera calculée sur le salaire de base de 2008, au lieu de celui de 1995.»
Sarah S.
 

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