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L’ALGÉRIE CÉLÈBRE LE 1er MAI : Une fête sous le signe de l’emploi

Il est de coutume en pareille circonstance du 1er Mai de faire une halte sur un sujet crucial pour les travailleurs et salariés à savoir les questions du salaire, du pouvoir d’achat et de l’inflation qui constituent avec celle de la préservation de l’emploi, la quadrature du cercle en période de croissance comme en période de crise.

PUBLIE LE : 29-04-2013 | 23:00
D.R

SALAIRES, POUVOIR D’ACHAT ET INFLATION
Retour aux fondamentaux


Il est de coutume en pareille circonstance du 1er Mai de faire une halte sur un sujet crucial pour les travailleurs et salariés à savoir les questions du salaire, du pouvoir d’achat et de l’inflation qui constituent avec celle de la préservation de l’emploi, la quadrature du cercle en période de croissance comme en période de crise.

Si l’on regarde autour de nous  et observons les effets de la crise qui persistent tant dans beaucoup de pays industrialisés et  pays en développement, il est aisé de constater les mouvements de fermetures d’entreprise, de compressions voire de pertes nettes d’emploi, la pression vers la baisse des salaires en raison principalement de la hausse du chômage et de la précarité professionnelle et sociale.
Naturellement, plus une économie est intégrée dans les marché mondiaux, plus elle est sensible aux fluctuations, aux conjonctures basses et difficiles et enfin au rythme de la croissance notamment à celui qui sert de locomotive mondiale générée par les grandes puissances, anciennes ou nouvelles et  par les grands espaces économiques régionaux.
En ce qui concerne notre pays, qui se présente sur les marchés internationaux comme offreur de d’hydrocarbures et demandeur de produits alimentaires, pharmaceutiques, industriels, l’asymétrie entre la structure de ses exportations et la structure de ses importations persiste et atteste d’une certaine rigidité de notre appareil de production qui doit «bénéficier» au plus vite d’une «thérapeutique de choc» pour accélérer le rythme de nos investissements productifs et diversifier ainsi notre appareil de production.
Certes l’embellie financière enregistrée par le pays a «protégé» quelque peu la société algérienne  des affres de la pénurie et des déficits en tous genres même si ici et là des crises sporadiques viennent rappeler l’importance des réformes à parachever, à approfondir et à accélérer.
Cela n’a pas empêché notre économie et nos marchés de connaître une inflation de près de 10 % en 2012  sous l’effet  de plusieurs facteurs qu’il est bon de rappeler en ce 1er mai  2013.  Le premier facteur invoqué ou convoqué pour donner une explication à ce niveau d’inflation concerne la hausse  des prix à l’international qui ne manque pas de se répercuter sur nos prix domestiques dans la mesure où 70 % des besoins de l’économie et de la société sont satisfaits par le bais des importations. Mais il faut rester prudent sur cette explication en raison de la crise qui a fait baisser la demande dans de nombreux produits et a entrainé un déclin voire un reflux des prix de matières premiers et équipements hors hydrocarbures qui malheureusement n’a pas été répercuté, lui à son tour, sur les prix intérieurs du fait de l’organisation. Fonctionnement et régulation de notre commerce et des effets pervers de la convertibilité commerciale du dinar.
Le second facteur également «convoqué» est celui de la hausse des prix des produits frais et des protéines animales dont les filières,  les marchés de gros et de détail n’ont pas encore atteint un niveau d’organisation, de transparence et de performance pour lesquelles la variable d’ajustement reste en dernier ressort le consommateur-salarié qui finit toujours par payer l’addition et voit son revenu fortement «rogné» quand il ne se contracte pas fortement
Les autres catégories de travailleurs non salariés, libéraux, artisans ou autres conservent, certes même de façon inégale, eux la possibilité d’aligner le prix de leurs produits ou prestations sur le niveau de l’inflation et des prix pour amortir voire annuler toute hausse des prix préjudiciables à leur revenus déclarés ou non.  
La question de l’organisation des marchés notamment de produits de large consommation fruits et légumes, viandes rouge, blanche les poissons, épicerie, droguerie etc. reste posée et doit pouvoir recevoir des solutions radicales et pertinentes pour éliminer l’informel, les rentes de situation, les super marges et l’atteinte au pouvoir des citoyens-consommateurs et notamment les salariés qui n’ont pas une grande voire aucune capacité d’ajustement de leurs revenus à l’évolution des prix .
Enfin, le dernier facteur qui a nourrit l’inflation est la progression importante des salaires sans hausse réelle et tangible de la productivité, ce qui a aiguisé et amplifier une demande sur les marché de biens et services sans pour autant que notre appareil de production n’a pu hisser ses performances de production  dans les mêmes proportions. La règle est que l’on ne peut partager la richesse que celle qui est créée dans la sphère réelle sinon au lieu d’augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs salariés, on obtient l’effet inverse  en augmentant tout simplement le niveau et le rythme d’inflation qui est toujours préjudiciable à l’économe nationale et aux agents économiques et sociaux du pays.
La solution durable et efficiente  pour lutter contre l’inflation réside d’abord en amont dans la sphère de la production dont il s’agit désormais de multiplier les acteurs, les investissements, les activités, les porteurs de projets, les financements, les mesures incitatives et cohérentes pour créer de la valeur à la fois travers des politiques publiques puissantes, pertinentes et  inscrites dans la durée et une diffusion à large échelle dans notre société et au sein de l’économie nationale de la culture et de la pratique entrepreneuriale afin de dépasser sérieusement le taux de 2 % de la PIB consacrée à l’investissement productif hors hydrocarbures. Il ne faut pas oublier que si le pouvoir d’achat, l’inflation et le salaire sont intimement liés, il reste que la question de la préservation de l’emploi et surtout de son élargissement pour offrir une insertion socio professionnelle sérieuse aux nouvelles génération  constitue un challenge incontournable, pour toutes les instances et structures en responsabilité, qu’il ne faut pas oublier en ce 1er mai 2013.
Création d’emploi et création de valeur vont de pair pour régler la question du chômage, du pouvoir d’achat, de l’inflation et des salaires de façon structurelle  car les solutions conjoncturelles voire «cosmétiques» finissent toujours par se retourner contre sur les créateurs de valeur à savoir en premier lieu les travailleurs et salariés de notre pays. Espérons que les leçons seront tirées et que les solutions seront  mises en chantier rapidement avec cohérence détermination, concertation et solidarité.
Yacine Ould Moussa


Emploi informel
Une solution factice

L’emploi informel constitue-t-il une solution, même provisoire, pour le problème du chômage, ce qui de ce point de vue amène à adopter une attitude de tolérance vis-à-vis du phénomène ou bien, au contraire, faut-il y voir un danger pour l’emploi, dans la mesure où l’activité informelle met en péril la pérennité de nos entreprises menaçant du coup les emplois existants et ceux qu’on projette de créer ? Sur cette question sensible, susceptible d’avoir d’importantes conséquences s’agissant des réponses que les pouvoirs publics peuvent apporter à la problématique de l’informel, les avis, selon qu’on soit simple citoyen, opérateur économique ou responsable, peuvent diverger.
L’emploi informel, qui occupe des cohortes de jeunes et moins jeunes qui investissent les espaces publics dans une anarchie totale avec tous les désagréments et nuisances inhérents à cet état de fait, a fini par faire partie du paysage quotidien de nos villes.
La tendance à voir les marchés informels resurgir de nouveau après qu’ils eurent été éliminés par des interventions de la force publique accompagnées de destructions des baraques et étals érigés de manière anarchique sur des lieux publics a tôt fait de susciter le scepticisme des citoyens quant à la volonté réelle des autorités d’en finir avec le phénomène de l’informel qui génère de sérieux ennuis pour les citoyens : problèmes de circulation, vu l’occupation de la voie publique, bruit, déchets et atteintes à l’environnement. Du côté des autorités, on met en avant le fait qu’il y a un programme pour la résorption de l’informel qui prévoit la réalisation de marchés de proximité, actuellement en cours, en plus des dispositifs d’aide pour la création d’activités et de micro-entreprises prévoyant de nouveaux avantages récemment décidés par l’Etat (crédits bonifiés ou sans intérêts). Les efforts déployés par l’Etat pour relancer l’activité économique dans l’agriculture, l’industrie, le tourisme, l’artisanat et autres services devraient contribuer grandement à atténuer l’ampleur de l’informel dont l’élimination ne peut se faire du jour au lendemain. Pour les opérateurs économiques, qui activent dans la légalité, l’Etat doit prendre en charge le problème de l’informel en faisant le nécessaire pour assainir la sphère commerciale gangrenée par les réseaux de trafiquants et spéculateurs. Laisser se développer l’informel en toute impunité revient, soutiennent-ils, à mettre en péril la pérennité des entreprises légales respectueuses des règles et normes relatives à la fabrication et à la commercialisation des produits. Car dans un contexte d’anarchie dans la sphère commerciale, la concurrence est faussée, la spéculation, les trafics, la contrefaçon vont sévir, tout cela au détriment de la santé et de la sécurité des consommateurs. Le préjudice pour l’Etat est également considérable, vu le manque à gagner pour le budget de l’Etat privé de ressources fiscales. En l’absence  de “visibilité”, l’entreprise, confrontée à une concurrence illégale, risque tout simplement de mettre la clé sous le paillasson avec toutes les conséquences que cela suppose pour l’emploi. Pour les opérateurs économiques, l’informel constitue un véritable fléau auquel on doit s’attaquer sérieusement, car c’est ainsi seulement qu’on encouragera une saine concurrence, et que les entreprises pourront créer de la richesse et des emplois.
M. Brahim


Lutte contre le chômage
Une synergie d’efforts

Les efforts de l’Etat pour réduire le niveau du chômage restent étroitement liés aux performances économiques. Une  équation appelée à orienter les actions des différents acteurs impliqués dans la politique nationale de l’emploi, notamment les banques, dont le rôle est déterminant, voire capital dans le développement de l’investissement. Le défi consiste à parachever l’objectif des 3 millions d’emplois retenu dans le plan d’action du gouvernement. Une dynamique appuyée par une série de mesures destinées à contribuer à consolider les capacités des entreprises et améliorer le fonctionnement des dispositifs d’emplois mis en place, notamment le DAIP enclenché en juillet 2008. L’allègement des charges patronales au  titre de la sécurité sociale pour stimuler les recrutements nouveaux, l’abattement étant amené de 56 % à 80 % dans les wilayas du Nord et de 72 % à 90 % dans les wilayas des Hauts plateaux et du Sud, l’assouplissement, un tant soit peu, des délais de traitement des projets d'investissements par les  banques, l’amélioration du taux de la bonification publique sur la rémunération du crédit bancaire porté à 80 % au profit des investissements dans les activités agricoles,  hydrauliques et de la pêche. Cette bonification atteint 95 % lorsque l'investissement est réalisé dans les wilayas du Sud et des Hauts plateaux et 60 % lorsque l'investissement est réalisé dans tout autre secteur d'activité, étant entendu que cette même bonification atteindra 80 % lorsque le projet est réalisé dans les wilayas du Sud et des Hauts plateaux. D’autres mesures de facilitation en matière d’accès au foncier industriel destiné à l’investissement sont parmi les actions engagées par les pouvoirs publics, la concession des terrains aux investisseurs étant admise selon le gré à gré avec une redevance locative déterminée par les services du domaine.
Des réductions sur cette redevance ont été consenties, à hauteur de 90% pendant la période de réalisation de l’investissement, (3 années au maximum), et de 50 % pendant la période de démarrage de l’exploitation de l’investissement (3 années au maximum).
Au niveau des wilayas du sud et des hauts plateaux, la redevance locative sera de 1 DA symbolique/m² pendant dix années et, au-delà, elle sera de 50 % de sa valeur initiale. Une ligne de crédit de 100 milliards de dinars renouvelable, destinée au financement des projets à maturité longue  a été  mise à la disposition des banques publiques. Dans le souci d’améliorer le financement de l’investissement, des sociétés publiques de leasing destinées à  alléger le coût de la location-vente des équipements au profit des nouvelles PME ont été lancées..
La démarche a pris en considération le rôle de l’entreprise dans le processus de développement en tant que pivot dans la politique de diversification de l’économie nationale. Aussi, les décisions qui visent à promouvoir le tissu de la petite et moyenne entreprise en tant que secteur pourvoyeur d’emplois et créateur de richesses constituent une réponse aux préoccupations des opérateurs économiques.
Les recommandations de la tripartite de mai 2011, s’inscrivent dans la dynamique de création d’entreprises nouvelles et d’emplois durables soit 200 000 PME et un peu plus de trois millions d’emplois à courte échéance.
Un défi de taille pour les pouvoirs publics au regard du déséquilibre entre l’offre et la demande et les difficultés quant  à concilier cette dernière avec les besoins  du marché d’autant plus que la majorité des postes crées relèvent du DAIP et demeurent, par conséquent,  précaires et incertains.  
D. Akila


Problématique de l’emploi dans le monde arabe
Le chômage, une entrave au développement

Le mouvement social populaire arabe a mis en évidence, l’émergence de défis économiques et sociaux dans nombre de pays arabes. La question de l’emploi et du chômage a, aujourd’hui plus que jamais, pris tout son sens dès lors qu’il devient urgent de conférer au citoyen arabe les moyens de sa promotion, en tant que facteur de développement et de ressource humaine de premier plan, inscrite dans un processus qualitatif de l’économie, de sa compétitivité. L’ampleur de ces défis présents, et à la lumière des expériences de pays pionniers, rend nécessaires des  approches audacieuses tendant à combattre le  chômage, qui doivent tenir compte de l’apport du secteur privé dès lors que les pouvoirs publics lui offrent un cadre adéquat, de la levée des entraves qui se dressent devant  les investissements privés, du renforcement de la crédibilité des réformes, de l’application transparente des règles du marché.
L’organisation arabe du travail (OAT) s’est rendue compte, ces dernières années, que le chômage influe négativement sur la stabilité politique et le développement économique, la quiétude sociale, que l’emploi est un droit naturel qui préserve la citoyenneté dans le cadre du développement durable.  L’emploi est aussi un facteur qui dynamise  l’offre de la consommation intérieure.
Dans un monde arabe en pleine effervescence sociale,  et en  dépit des efforts fournis, la situation de l’emploi ne se stabilise pas, pis encore, elle se dégrade d’année en année, provoquant des mouvements de protestations en particulier, ces derniers temps. Ce mouvement social, depuis 2011, ne fait que mettre au goût du jour, l’acuité des  défis.  

Les caractéristiques du chômage

Les efforts déployés en faveur de l’emploi, par la mise en place de  programmes spéciaux d’embauche des jeunes, de la promotion du travail indépendant, la diversité des mécanismes d’octroi de crédits, pour financer les projets, les facteurs démographiques qui pèse sur le front du chômage et l’ont élargi. Selon les estimations de l’OAT, le taux de chômage avait atteint 14,5 % avant le déclenchement du «printemps arabe», ce qui revient à dire que 17 millions de personnes étaient sans activité. Le chômage des jeunes dans la tranche d’âge des 15-24 ans représente 27,25%. Cette situation difficile est encore aggravée par les répercussions de la crise financière mondiale et les changements en cours dans la zone arabe. L’OAT a démontré  que la moyenne générale du chômage avoisine les 17 % à cause du recul de l’activité économique, des niveaux de l’emploi, dans les économies arabes.  Les statistiques démontrent que les parts de la croissance générale en 2011 sont de 4,8 % malgré leur amélioration en  comparaison avec l’année 2009 (2,2 %) et en 2010 (4,4 %). L’expérience montre que la stabilisation  ou la diminution progressive du chômage exige un taux annuel de croissance de 8,7 %,  annuelle et tout indique qu’il est difficile de parvenir pour l’instant à ce résultat. Surtout que la crise mondiale va se prolonger durant 3 ou 4 ans, jusqu’à ce que ce que les économies mondiales puissent retrouver leur vigueur.
Le chômage dans le monde arabe s’est développé durant les années 2011 et 2012 à cause de l’instabilité de la situation politique et économique. Le nombre des sans travail a augmenté de 17 à 18 millions de personnes avant 2011, pour atteindre 19 à 20 millions  de personnes en 2012. En ce qui concerne les pays ayant vécu le printemps arabe, le chômage en Tunisie s’est élevé à 18 % en 2012, en Egypte à 13 %, en Syrie à 25 % en 2012.
Le  mouvement social a montré en toute clarté que le chômage est un phénomène complexe qui intègre des facteurs  économiques et politiques, que les choix adoptés durant ces dernières années n’ont pas permis de trouver des solutions efficaces.  Autre caractéristique. Le taux général du chômage des jeunes avoisine approximativement plus de 27 % en 2007. Ceci sans compter le fait qu’il y a des catégories de gens qui ont perdu espoir et le sentiment d’appartenance et de la  citoyenneté. Ce qui a provoqué une espèce de résignation et de démoralisation chez les jeunes qui ont choisi d’émigrer légalement ou clandestinement dans les pays occidentaux.  
Le bureau international du travail (BIT)   évalue en 2011 le chômage des personnes de sexe masculin à 23 %,  et ce taux est de  41 % chez les femmes, d’où une différence de 18 %. On observe que ce différentiel s’est réduit partout, puisqu’il ne dépasse pas 12 % en Amérique latine, et les îles caraïbes,  2 % au sud de l’Asie, 3 % au Sud-Est asiatique.
Les raisons sont évidentes. On cite les révolutions et les protestations dans un certain nombre de pays arabes, qui ont accentué le phénomène, avec une léthargie de l’activité économique, le déséquilibre financier, le  recul des monnaies locales.
Il y a également le poids de la  démographie. Le nombre d’habitants du monde arabe est de 351 millions en 2009, il était de 319 millions en 2005. Ce nombre augmente de façon rapide avec un taux actif  de fécondité qui est de 3, 6 enfants par femme en âge de procréer. Ce qui favorise en permanence l’accroissement  démographique de l’ordre de 2,3 % annuellement,  et le taux des jeunes en âge de travailler progresse de 2,5% chaque année. Chaque année, 4 millions de personnes se présentent au marché du travail dans les pays arabes, et les prévisions indiquent qu’il faudra   créer 50 millions d’opportunités de travail durant la décennie 2010-2020.

Le travail des femmes, une donnée récurrente

Il faut compter aussi avec l’intrusion en masse de la femme dans le marché de l’emploi,  et selon les prévisions de la banque mondiale, la moyenne de la participation de la femme au travail va atteindre 35 % en 2020.
Cet aspect doit être pris en considération dans le cadre de promotion de la ressource  humaine durant les prochaines années. La  problématique requiert une approche sérieuse et novatrice dans le cadre d’une complémentarité  entre le secteur public et le secteur privé ainsi que les partenaires sociaux ; les segments de la société civile dans le but de promouvoir l’emploi pour faire face aux demandes excédentaires, l’absorption progressive du réservoir de chômeurs. Ce qui demande l’impulsion des investissements, l’amélioration des données factuelles au niveau du  marché du travail, la garantie de sa  transparence,  la connaissance de toutes les catégories de personnes qui sollicitent du travail, de dynamiser les établissements de  formation professionnelle, les institutions éducatives et universitaires, en garantir des postes de travail pour cette main-d’œuvre qualifiée, mettre en corrélation les compétences et les besoins économiques.
Le tarissement de ce réservoir de chômeurs, les attentes des jeunes, les évolutions des aspirations des citoyens arabes doivent  mobiliser une nouvelle pensée,  une approche stratégique et hardie qui prend en charge un dossier épineux duquel dépendent  la stabilité et la sécurité interne de chaque pays. Il faut dire qu’une feuille de route pour envisager sous de bonnes bases l’avenir de l’emploi dans le monde arabe existe. Elle fait l’objet d’un consensus technique au niveau des experts, des parties concernées et d’un consensus politique du côté des dirigeants arabes. Il ne manque que l’impulsion et l’application de cette feuille de route qui entre dans le cadre du pacte arabe de l’emploi pour 2010-20120. Il a été proposé par l’OAT, avec   des objectifs stratégiques précis qui donnent lieu à des engagements obligatoires. Ces objectifs se résument dans l’optique d’une régression drastique des taux de chômage, de concevoir les canaux de libre circulation des demandeurs de travail à travers les espaces arabes, d’accroître les niveaux de croissance de la productivité à raison de 10 %, d’augmenter le nombre des postulants à une formation professionnelle  de l’ordre de 50 %.
M. Bouraib

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