mercredi 14 novembre 2018 13:10:20

Le président de l’APN l’a rappelé hier : “L’Algérie reste attachée au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes”

“L’Algérie demeure attachée au principe de l’autodétermination du peuple sahraoui », a affirmé hier, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, lors d’un colloque parlementaire international sur le thème « le droit des peuples à l’autodétermination : vecteur de paix et de développement ».

PUBLIE LE : 28-04-2013 | 0:00
D.R

“L’Algérie demeure attachée au principe de l’autodétermination du peuple sahraoui », a affirmé hier, le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, lors d’un colloque parlementaire international sur le thème « le droit des peuples à l’autodétermination : vecteur de paix et de développement ».
Le président de l’APN qui a réaffirmé l’attachement de l’Algérie au « strict respect du principe du droit des peuples », a indiqué que « l’Algérie n’est et n’a jamais été partie prenante » dans le conflit du Sahara occidental, et « n’a aucune visée expansionniste ni une quelconque volonté de tirer profit du conflit entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc.»
Le président de l’APN, a jugé  « inconcevable » le fait « de demander à l’Algérie  de se désengager du principe onusien » à savoir « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un droit qu’elle a soutenu même dans les pays les plus reculés du monde (Timor Lest) sans jamais rien attendre en retour, de même qu’elle n’a jamais cessé d’être aux côtés du peuple palestinien opprimé.»
M. Ould Khelifa  a estimé par ailleurs que la résolution proposée par les USA au Conseil de sécurité de l’Onu a provoqué « une grande panique dans les milieux politiques et au niveau du gouvernement marocain.» Il a souligné dans ce contexte « quels que soient les amendements et les pressions liés aux intérêts, notamment ceux exercés par deux pays connus pour leurs positions partisanes, la résolution américaine constitue un sérieux prélude à l’adresse des autorités coloniales.» Et d’ajouter : « le Parlement algérien soutient les amis du peuple sahraoui qui demandent que soit étendu le mandat de la mission onusienne à la surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, et appellent  à accélérer l’organisation du référendum tant attendu de l’autodétermination.»
Le président de l’APN a relevé par ailleurs, le fait qu’il ne peut y avoir de paix dans  une région privée de sécurité, une région qui se trouve sur « un volcan, où les droits sont spoliés en raison de la politique du fait accompli ». Il a expliqué par ailleurs, que la reconnaissance du droit à l’autodétermination  « est l’ultime étape » du processus de décolonisation qui a permis à l’Algérie de recouvrer sa liberté et sa souveraineté nationale au prix d’un lourd tribut. Il a rappelé qu’au lendemain de l’acceptation par les deux parties en conflit du plan de règlement de l’Onu et des accords de Houston, l’espoir était né de voir enfin le peuple sahraoui exercer son droit à l’autodétermination  loin de toute contrainte administrative ou militaire exercée par l’autorité  coloniale. « Tout en insistant sur l’espoir qui s’est peu à peu estompé, ces dernières années, en raison de l’échec de toutes les initiatives entreprises par l’instance onusienne et son envoyé spécial, Christopher Ross.»
Le président de l’APN n’a pas omis de mettre en exergue la participation de parlementaires et représentants de la société civile  venus de 23 pays qui est « une  preuve du soutien et que la cause du peuple sahraoui, qui milite pour la liberté et l’autodétermination, ne cesse de gagner du terrain à travers le monde entier», a-t-il soutenu.
Il y a lieu de rappeler que cette journée parlementaire organisée par la commission des affaires extérieures, de la coopération et de la communauté à la chambre basse du Parlement et le groupe parlementaire d’amitié et de fraternité «Algérie-Sahara occidental» en collaboration avec la commission nationale algérienne de solidarité avec le peuple sahraoui, a permis aux parlementaires d’exprimer leur soutien à la cause sahraouie et à la lutte du peuple sahraoui pour le recouvrement de ses droits légitimes. Elle a été sanctionnée par un communiqué final dans lequel les participants ont réaffirmé leur soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination par l’organisation d’un référendum juste, conformément à la légalité internationale.
Sarah Sofi

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