vendredi 13 dcembre 2019 02:40:09

Métier d’horloger : Le temps qui passe…

Qui ne se souvient de l’horloger du quartier qui faisait le bonheur de tous, en redonnant un nouveau souffle à nos montres usées ?

PUBLIE LE : 22-04-2013 | 0:00
D.R

Qui ne se souvient de l’horloger du quartier qui faisait le bonheur de tous, en redonnant un nouveau souffle à nos montres usées ? Qui d’entre nous n’a pas gardé en mémoire l’image de cet homme très débrouillard, installé dans sa  bicoque ou même dans la rue, bravant le vent, la pluie et la chaleur, avec ses outils de fortune, affairé à remettre en état montres et réveils qui nous ont accompagnés dans la vie ?  Ce métier, en effet, tend de plus en plus à disparaître ces dernières années, notamment avec l’absence de relève et le manque de formation dans ce domaine.  Si, autrefois,  cette profession attirait les jeunes et moins jeunes, certains se formant sur le tas et profitaient ainsi de quelques moments passés avec ces «mordus» des moteurs,  aiguilles et cadrans,  pour s’initier  à ce  job, ce n’est plus le cas aujourd’hui, où la passion pour  les montres est tombée en désuétude. Nombreux sont ceux qui ont changé d’activité, optant souvent pour des créneaux plus lucratifs, notamment le fast- food  qui envahit  désormais notre quotidien. L’horloger, au même titre que le matelassier, et bien d’autres  artisans, ne font plus partie de ce monde qui s’oriente vers la modernisation certes, mais non sans s’éloigner, voire se détacher de son patrimoine professionnel et culturel. Le métier de réparateur de montres se meurt ici comme ailleurs, dans le reste du pays, par l’invasion débridée de toutes sortes de montres bon marché, importées le plus souvent des pays asiatiques. C’est que les montres chinoises «jetables» inondent le marché algérien. Leurs prix imbattables expliquent, en fait, cet engouement, contribuant ainsi à la disparition pure et simple du métier d’horloger. Actuellement, seuls les  plus tenaces ont réussi à  se maintenir sur la place d’Alger.  Cette dernière, qui comptait, il y a quelques années, une dizaine  d’artisans versés dans la petite technologie, voit disparaître ces fous de la «précision », remplacés,  faut-il le rappeler, par des réparateurs de montres à la sauvette très sollicités par les passants. Le cas de ces deux horlogers du square Port-Saïd est édifiant, à en juger d’ailleurs par la foule d’hommes et de femmes qui confient leurs montres à ces  artisans, dans l’espoir de les réparer. Un vœu qui sera le plus souvent excaucé par ces spécialistes qui ont l’amour du métier dans les tripes.
Samia D.
 

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