jeudi 15 novembre 2018 12:21:28

Ali KAFI, inhumé hier au carré des martyrs d’el-Alia : L’HOMMAGE de la nation

Le Président Bouteflika a rendu un vibrant hommage à l’ancien président du Haut comité d’Etat (HCE).

PUBLIE LE : 18-04-2013 | 0:00
D.R

Le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbas, a rappelé, dans  l’oraison funèbre que le défunt Ali Kafi a rejoint très jeune les rangs  du mouvement  national, servi l’Algérie durant la guerre de Libération nationale et après l’indépendance, avant de répondre à l’appel de la nation, durant les moments difficiles, lorsque le pays était secoué par l’une de ses plus graves crises.

Dans une atmosphère empreinte de tristesse et de profonde émotion, le moudjahid et ancien président du Haut Comité d’Etat (HCE), Ali Kafi, décédé mardi dernier  à l’âge de 85 ans, a été inhumé avec les honneurs, hier après-midi, au carré des Martyrs du cimetière d’El Alia (Alger), en présence du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, et de MM. Abdelkader Bensalah et Mohamed Larbi Ould Khelifa, présidents des deux chambres du Parlement, de M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre, de hauts responsables de l’Etat, des membres du gouvernement, des personnalités nationales et étrangères, de ses compagnons d’armes, des membres de sa famille ainsi que des représentants du corps diplomatique accrédité à Alger. Après s’être recueillis devant sa dépouille, qui a été exposée durant la matinée au Palais du Peuple, ils ont rendu à cette occasion un dernier hommage à « l'un de ces grands hommes de l’Algérie qui ont été à l'avant-garde de sa Révolution et de sa construction, après l'indépendance, et dont les réalisations resteront à jamais gravées dans la mémoire des Algériens", comme l’a souligné le Président Abdelaziz Bouteflika dans son message de condoléances à la famille du défunt. C’est aussi l’avis du ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbas,  qui a rappelé, dans l’oraison funèbre qu’il a prononcée à cette occasion  que le défunt Ali Kafi, qui a rejoint très jeune les rangs du mouvement  national, a servi l’Algérie durant la guerre de Libération nationale et après l’indépendance, avant de répondre à l’appel de la nation, durant les moments difficiles, lorsque le pays était secoué par l’une de ses plus graves crises. Dans ce contexte, il a mis en exergue les nombreuses qualités morales du défunt, la sagesse et le sens du dialogue et de la concertation  qui lui ont permis notamment d’assumer avec abnégation et courage plusieurs postes de responsabilité durant la lutte de Libération nationale, avant de poursuivre son action après l'indépendance en tant que diplomate  en œuvrant concrètement à la défense des positions et des orientations de l'Algérie relatives aux questions arabes, africaines et internationales. Sage et pondéré, le défunt moudjahid  était un homme de dialogue et de concertation qui a soutenu à fond la charte pour la paix et la réconciliation, initiée par le Président Abdelaziz Bouteflika, a précisé le ministre des Moudjahidine avant de prier Dieu Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir dans Son Vaste Paradis.
Mourad A.


Le Président Bouteflika se recueille devant la dépouille de Ali Kafi au Palais du Peuple à Alger

Le Président Bouteflika a rendu un vibrant hommage à l’ancien président du Haut comité d’Etat (HCE). Dans le registre des condoléances, il a écrit : «Le défunt, qui n’a ménagé ni efforts ni sacrifices pour l’émancipation et la dignité du pays, mérite amplement la reconnaissance et la considération de celui-ci, pour son abnégation et sa générosité, à l’instar de ses compagnons parmi les valeureux moudjahidine. Les générations retiendront de lui ses actions méritoires et son immense contribution dans l’effort consenti pour vaincre le colonialisme abject et réaliser le rêve de nos valeureux martyrs, celui de l’édification de l’Etat algérien libre et indépendant.» 

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, s'est recueilli hier au Palais du Peuple devant la dépouille du défunt Ali Kafi, ancien Président du Haut Comité d'Etat (HCE) décédé mardi à Genève (Suisse) à l'âge de 85 ans.          
Le Président Bouteflika a lu la Fatiha devant la dépouille du défunt  drapée de l'emblème national, avant de signer le registre de condoléances dans  lequel il a souligné que l'Algérie a perdu en la personne du défunt l'un de ses vaillants héros. Voici le texte écrit par le Président Bouteflika dans le registre de  condoléances :  
"Au nom de Dieu, le Miséricordieux, l'Algérie perd, en la personne de l'ancien Président du HCE, le moudjahid Ali Kafi, l'un de ses vaillants héros qui ont accompli, de la meilleure manière qui soit, leur devoir envers la patrie pendant et après la guerre de Libération. Le défunt qui n'a ménagé ni efforts ni sacrifices pour l'émancipation  et la dignité du pays, mérite amplement la reconnaissance et la considération de celui-ci, pour son abnégation et sa générosité à l'instar de ses compagnons parmi les valeureux moudjahidine. Les générations retiendront de lui ses actions méritoires et son immense  contribution dans l'effort consenti pour vaincre le colonialisme abject et réaliser le rêve de nos valeureux martyrs, celui de l'édification de l'Etat algérien libre et indépendant.  Mais telle est la Volonté de Dieu et le destin de tout être en ce bas monde.  Je prie Dieu le Tout-Puissant d'accorder au défunt Sa sainte miséricorde de le rétribuer pour ses bienfaits envers nous et envers l'Algérie, toutes générations  confondues, et d'assister les siens, de nous assister ainsi que le peuple algérien dans notre douleur".  Cette cérémonie de recueillement a été organisée pour permettre aux  membres des corps constitués, aux personnalités politiques, aux compagnons d'armes, à la famille du défunt ainsi qu'aux citoyens de se recueillir à la mémoire de l'ancien Président du Haut Comité d'Etat (juillet 1992 - juin 1994).


M. Bensalah salue les positions nationalistes adoptées par le défunt

Le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader  Bensalah, a salué les positions nationalistes singulières adoptées par le défunt Ali Kafi, l'ancien président du Haut Comité d'Etat, décédé mardi à l'âge de 85 ans. Dans un message de condoléances adressé à la famille du défunt, M. Bensalah a affirmé que le décès d'Ali Kafi "est une douloureuse épreuve", affirmant que l'Algérie "a perdu en lui, l'un de ses vaillants moudjahidine". Avec la disparition de l'ancien président Kafi, l'Algérie "perd l'un  de ses enfants qui ont répondu, dès la première heure, à l'appel de la lutte et l'un de ces valeureux révolutionnaires qui étaient à l'avant-garde des combattants  de la glorieuse révolution nationale, s'érigeant en chef à l'expérience avérée... et accédant aux hauts grades militaires durant la lutte armée".
"La tristesse qui nous a envahis en cette douloureuse circonstance  reflète la place privilégiée qu'occupait le défunt chez ces compagnons d'armes et chez les Algériens qui l'ont connu moudjahid et patriote épris de l'Algérie, à une période difficile lors de laquelle il a assumé, avec abnégation, la présidence du Haut Comité d'Etat, après avoir occupé plusieurs hauts postes de responsabilité", a-t-il affirmé.         
 M. Bensalah a présenté ses sincères condoléances à la famille du défunt lui exprimant sa profonde compassion et priant le Tout-Puissant de l'assister en cette pénible épreuve, d'accueillir le défunt dans Son vaste paradis et de lui accorder Sa miséricorde".
 


M. Guenaïzia présente ses condoléances à la famille


Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense  nationale, M. Abdelmalek Guenaïzia, a présenté ses sincères condoléances à la  famille de l'ancien président du Haut Comité d'Etat (HCE), Ali Kafi, décédé mardi à Genève (Suisse) à l'âge de 85 ans. "En cette pénible circonstance, je vous exprime en mon nom personnel et au nom de tous les cadres et membres de l'Armée nationale populaire : officiers, sous-officiers, djounoud et les personnels civils assimilés, mes sincères condoléances et ma profonde compassion, implorant Dieu le Tout-Puissant d'accorder au défunt Sa sainte miséricorde et de l'accueillir en Son vaste paradis", lit-on dans le message adressé par M. Guenaïzia à la famille du défunt Ali Kafi.


Des personnalités politiques saluent le courage et la bravoure de l'ancien Président du HCE

Des personnalités politiques ont rendu hommage, hier à Alger, à l'ancien Président du Haut Comité d'Etat (HCE), Ali Kafi, décédé  mardi à l'âge de 85 ans, saluant notamment son courage et sa bravoure pendant  la Révolution et lorsqu'il était également à la tête du HCE (de juillet 1992  à juin 1994). En se recueillant devant sa dépouille mortelle, drapée de l'emblème  national au palais du Peuple (Alger), le ministre des Moudjahidine, M. Chérif  Abbès, a qualifié le défunt d'“homme de dialogue”.  
“Le défunt était un homme de dialogue, sincère et très modeste. Il avait  toujours porté l'Algérie dans son cœur, faisant d'elle une préoccupation majeure”,  a-t-il dit. Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia,  a, de son côté, rappelé que feu Ali Kafi, qui était un militant actif du mouvement  national, avait rejoint la Tévolution dès son jeune âge. Il a indiqué que le défunt avait pris part à plusieurs opérations militaires,  avant de rejoindre la Wilaya II historique où il avait combattu les forces coloniales. Le général-major à la retraite Khaled Nezzar a mis en relief, pour sa part, l'engagement de Ali Kafi pour son pays, notamment durant les “moments  difficiles”. “Il fut choisi à la tête du HCE pour sa personnalité qui lui permettait d'assurer une cohésion au niveau national”, a-t-il encore souligné.   M. Nezar a rappelé que le défunt “avait entamé, dès son installation  à la tête du HCE, des discussions avec la classe politique”. “Il avait effectué un travail extraordinaire pendant une période très  courte”, a-t-il ajouté.   
De son côté, l'ancien chef du gouvernement, M. Belaïd Abdesslam, a estimé  que feu Ali Kafi avait su assurer “la continuité du pouvoir dans des conditions très difficiles. Il a réussi, durant sa présidence du HCE, à préserver le pays et à lui éviter une cassure”, a-t-il soutenu. Le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd, a expliqué, quant à lui, être venu se recueillir  à la mémoire d'un “nationaliste et d'un homme qui a su consacrer sa vie à l'indépendance de l'Algérie et à son édification”. “Je crois que non seulement, nous avons le devoir de lui rendre hommage, mais aussi pour dire que nous prenons acte de ses valeurs morales à l'endroit de l'Algérie”, a ajouté M. Sidi Saïd. L’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, affirme que Ali Kafi était un “exemple” pour nous tous et estime que chaque génération a sa «dette» envers lui, notamment la génération de l'indépendance, au regard de son «engagement», non sans relever que le défunt était «un grand dirigeant de la guerre de Libération nationale ». Il ne manquera pas, par ailleurs, de rappeler que lorsque l'Algérie était en «danger», le pays est resté «debout grâce à des dirigeants comme Kafi».                           Réagissant à son tour, l'ex-ministre des Affaires étrangères, Ahmed Taleb El Ibrahimi, a indiqué qu'Ali Kafi avait joué un « grand rôle » dans l'histoire  de l'Algérie, à travers toutes ses étapes et « su » diriger le pays  dans ses moments «les plus difficiles».                                                     Du côté des partis politiques, on notera la réaction du Rassemblement de l’espoir de l’Algérie de Amar Ghoul, qui rappelle les «sacrifices » consentis par cet homme durant la guerre de Libération, mais aussi au moment de sa prise de fonction en tant que Président du HCE.                                      
Idem pour l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), qui rend un vibrant hommage à l’un des siens en qualifiant Ali Kafi d’homme « exemplaire » et de « modèle » pour les générations futures.
Synthèse S. A. M.


Abadou loue le parcours militant du défunt


Le secrétaire général de l'Organisation nationale des moudjahidine, Saïd Abadou, a loué hier le parcours militant d'Ali Kafi, soulignant l'attachement du défunt à sa patrie durant l'occupation et après l'indépendance. Dans un message de condoléances à la famille d'Ali Kafi, décédé mardi à Genève (Suisse) à l'âge de 85 ans, M. Abadou a souligné l'attachement du défunt  à sa patrie, rappelant son intérêt pour les évènements en cours dans les pays maghrébins, notamment l'Algérie et la Tunisie, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. La répression sanglante, par l'administration coloniale, des manifestations  du 8 mai 1945 à Sétif, Kherrata et Guelma, qui avait fait plus de 45.000 martyrs, a conforté le défunt dans sa conviction qu'il fallait affronter l'occupant français avec la même force qu'il opposait aux populations algériennes pacifiques. Cette conviction, ajoute M. Abadou, était à la base de l'adhésion du défunt au mouvement national qui était à l'origine du déclenchement de la révolution  du 1er Novembre 1954.  Le défunt Ali Kafi était parmi les premiers à rejoindre les rangs des  moudjahidine dans le Nord-Constantinois aux côtés de cadres historiques qui ont eu l'honneur de diriger la Révolution dans cette région, rappelle M. Abadou.  Le premier responsable de l'ONM est revenu sur le parcours historique  du défunt marqué, notamment par le commandement de la Wilaya II historique et sa participation au congrès de la Soummam en 1956.    Répondant aux exigences de son statut de membre du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), Ali Kafi s'est déplacé en Tunisie où il  poursuivit son militantisme jusqu'à l'indépendance du pays qu'il représenta, par la suite, en tant qu'ambassadeur dans plusieurs capitales arabes, rappelle  encore M. Abadou dans son message.  Et d'ajouter que les moudjahidine ont convenu à l'unanimité de l'élire à la tête de leur organisation en 1990.  Dans la conjoncture ayant suivi la démission du président Chadli Bendjedid en 1992, le défunt Ali Kafi est désigné membre du Haut Comité d'Etat qu'il présida suite à l'assassinat du Président Boudiaf jusqu'en 1994.         

Avec l'avènement du Président Liamine Zeroual à la tête de l'Etat,  Ali Kafi a réintégré l'ONM qu'il dirigea jusqu'en 1997 avant de retirer de la  scène politique.


Un legs de mémoire

Des funérailles nationales pour l’ancien Président du HCE, enterré hier au carré des Martyrs, au cimetière d’El-Alia, sont l’hommage que la nation a tenu à lui rendre pour ce qu’il a été, lui qui a accepté de succéder au défunt Boudiaf en 1992, alors que l’Algérie traverse une page des plus sombres de son histoire post-indépendance. Ali Kafi parti, c’est un autre acteur de son histoire que l’Algérie perd. Ses mémoires, qui ont retracé son parcours et auxquels il s’est consacré après avoir quitté toute responsabilité, témoigneront à jamais de ce que l’homme, le militant et le responsable politique a été.
 Ali Kafi est certainement parti avec la conscience libérée d’avoir laissé aux nouvelles générations, celles qui n’ont pas connu les affres du colonialisme et les sacrifices consentis durant la  guerre de Libération, son témoignage. Un autre Président décédé, Chadli Bendjedid, avait également procédé à l’écriture de ses mémoires, publiés après sa disparition. Un legs qui est apprécié à sa juste valeur. Car c’est par l’assemblage et le recoupement  de tous les  témoignages livrés en leur âme et conscience par tout un chacun d’entre les acteurs ayant contribué, d’une manière ou d’une autre, à l’indépendance de l’Algérie et au recouvrement de sa souveraineté que les historiens parviendront un jour à reconstituer cette page de l’histoire contemporaine du pays.  
 « L'avenir, c'est aussi la mémoire», affirme un écrivain. Ali Kafi, Chadli Bendjedid, pour ne citer que ces deux  moudjahidine qui ont eu à assumer plusieurs postes de responsabilité avant que Dieu, Le Tout-Puissant, ne les rappelle à Lui, devraient être des exemples à suivre par d’autres acteurs de la révolution de Novembre qui, cinquante ans après l’indépendance, hésitent encore à franchir le pas.   
Nadia Kerraz
 

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