samedi 22 septembre 2018 13:06:45

Ali KAFI, Président du Haut Comité d'état (1992-1994), est décédé hier : Le militant, l’homme d’État et le diplomate s’en va

Le Président Bouteflika salue les qualités et les positions nationalistes du défunt

PUBLIE LE : 17-04-2013 | 0:00
D.R

Ali Kafi est décédé hier à l’âge de 85 ans
Un homme, un parcours

L’Algérie vient de perdre, en la personne du défunt, un nationaliste de la première heure. Ici, juste un rappel pour le devoir de mémoire…

Ali Kafi, militant de la première heure, s’est éteint hier à l’âge de 85 ans des suites d’une longue maladie. Le défunt a eu une vie bien remplie. Né à El Harrouch, dans la wilaya de Skikda, en 1928, il est d’extraction paysanne à l’instar de son illustre défunt père cheikh Hocine de la confrérie des Rahmaniya. Pour rappel, il sera assassiné par l’armée française et son corps, hélas, ne sera jamais retrouvé. Dès lors, le jeune Kafi prendra conscience du fait colonialiste et, à peine adolescent, il entend déjà se rendre utile à son pays, et suivre ainsi la voie tracée par son défunt paternel. Mais ce sont surtout les événements du 8 Mai 1945 qui aiguiseront sa conscience d’adolescent et serviront de puissant détonateur à sa fibre nationaliste déjà en gestation. C’est ainsi que l’année 1946 allait être décisive dans le cheminement et le parcours de l’adolescent : il s’inscrit alors à l’école El Kettania de Constantine, que fréquente aussi un certain Houari Boumediène, avant de songer d’instinct et de fait à faire ses premières classes dans les rangs du PPA de Messali Hadj. Il gravira ensuite rapidement les échelons du Conseil des étudiants et la Coordination toujours, dans la ville de Constantine. Mais à la veille de son départ à Tunis, pour y poursuivre ses études, il est condamné par l’administration coloniale à 15 jours de prison assortis d’une forte amende. Il n’empêche, le nationaliste ne s’en laisse pas conter pour autant et ses pairs estudiantins, qui l’apprécient, l’élisent en tant qu’inspecteur général des étudiants algériens puis l’élèvent au rang de divisionnaire. A cet effet, force est d’admettre qu’il a été un pion essentiel dans la confection du fameux dossier relatif à la question algérienne face à l’ONU ; entre-temps, s’ensuivra sa condamnation à six mois de prison ferme assortie d’une forte amende avant d’être extradé de Tunis, menottes aux poings, et emprisonné à Skikda, ironie de l’histoire… En 1953, il quitte les geôles colonialistes qui aiguisent davantage sa conscience nationaliste. Retour à l’enseignement tout en continuant à militer pour la cause nationale, avec le même niveau d’engagement et de flamme patriotique. Il se démarque de Messali Hadj pour divergences de vues avant d’être contacté par le défunt Didouche Mourad au lendemain du 1er novembre 1954. Il militera d’abord à Skikda même avant de rejoindre le maquis du Nord-Constantinois où il retrouve ses anciens camarades d’El Kettania, respectivement Mahmoud Nafir et Lakhdar Bouzid. Placé sous l’autorité de Zighout Youcef, il participe aux offensives de mai, juillet et août 1955. Trois points lui paraissent alors essentiels : obtenir des armes et des vivres d’abord, susciter l’adhésion réelle de la population au combat libérateur, ensuite, et, enfin, par un lien de causalité direct favoriser un vaste rassemblement. En août 1956, il fait partie de la délégation de la zone 2 au congrès de la Soummam qui doit définir alors exactement les objectifs de la Révolution et élire les instances dirigeantes dans la foulée. Mais il quittera la réunion au troisième jour à la demande, pour mémoire, de Abane Ramdane pour s’en aller réceptionner aux frontières est une cargaison d’armes qui n’arrivera, hélas, pas à bon port. Enfin, à l’indépendance, cette personnalité de premier rang occupera de hautes fonctions dans divers secteurs de l’administration centrale avant d’être désignée, après l’assassinat de Mohamed Boudiaf, comme Président du HCE pratiquement six mois durant. Paix donc à son âme et puisse-t-il reposer en paix dans l’éternité recouvrée !
A. Zentar
 


Arrivée à Alger de la dépouille du défunt Ali Kafi

La dépouille du défunt Ali Kafi, ancien Président du Haut Comité d'Etat (HCA), décédé hier matin à Genève des suites d'une maladie à l'âge de 85 ans, est arrivée en fin d'après-midi à l'aéroport international Houari-Boumediene d'Alger. Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le président  de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, le Premier ministre Abdelmalek Sellal, des membres du gouvernement, des personnalités militaires et politiques, ainsi que des compagnons et des membres de la famille du défunt étaient présents à l'accueil de la dépouille.          
La dépouille d'Ali Kafi a été prise en charge par des officiers de l'Armée  nationale populaire (ANP) et conduite vers le domicile du défunt où aura lieu  une veillée funèbre. La dépouille mortelle du défunt sera exposée aujourd’hui, à compter de 9h00, au palais du Peuple, afin de permettre aux membres des corps constitués et à la population de se recueillir à la mémoire du défunt.   


Réactions des amis et Personnalités politiques du défunt :
“Il a consacré toute sa jeunesse au service de l'Algérie”

Plusieurs compagnons du défunt Ali Kafi, l'ancien Président du Haut Comité d'Etat, ont affirmé que le défunt jouissait d'un sens  patriotique élevé et avait consacré toute sa jeunesse à la libération du pays du joug du colonialisme français et à son édification. L'ancien ministre M. Brahim Chibout a indiqué, dans une déclaration  à l'APS, que le défunt Ali Kafi avait rejoint très jeune les rangs du mouvement national, afin de lutter contre le colonialisme et mobiliser le peuple algérien  pour le déclenchement de la guerre de Libération nationale et le recouvrement de la souveraineté nationale, soulignant que les qualités du défunt “l'ont qualifié  à assumer plusieurs postes de responsabilité durant la guerre de Libération  nationale et après l'indépendance”. Le défunt “avait une forte personnalité et était connu par sa sagesse car il ne prenait jamais de décisions sans réfléchir à tous les aspects de la question”, a-t-il indiqué, soulignant qu'il “n'a jamais fui ses responsabilités et a toujours servi l'Algérie tout au long de son parcours militant”. De son côté, M. Saïd Abadou, secrétaire général de l'Organisation nationale  des moudjahidine, a estimé que l'Algérie “a perdu aujourd'hui l'un des héros de la révolution du 1er Novembre 1954 et l'un de ses hommes fidèles qui ont consacré leurs vies à la libération de l'Algérie et à la défense de ses positions  et de son intégrité territoriale, en occupant plusieurs postes de responsabilité  durant la Révolution et après l'indépendance”.          
L'ancien chef du gouvernement, M. Belaïd Abdesselam, a affirmé, quant  à lui, que le défunt “a joué un rôle important durant la révolution contre les forces de colonisation françaises, en assumant la direction de la wilaya II historique”, précisant qu'il s'est distingué par “des positions fermes” au sein du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA).  “Le défunt a continué sur cette voie après l'indépendance, notamment  dans le domaine diplomatique dans lequel “il a défendu les orientations et les positions de l'Etat algérien”, a-t-il souligné, affirmant qu'il est resté “fidèle  à la patrie en particulier durant les années 1990”.  L'ancien chef du gouvernement, M. Redha Malek, a précisé, pour sa part,  que l'Algérie “a perdu l'une des figures de la révolution et l'un des moudjahidine qui ont rejoint les rangs de la Révolution nationale depuis son déclenchement”,  affirmant que le défunt avait joué un rôle prépondérant dans “l'organisation  et l'encadrement de la wilaya II, lors de la guerre de Libération nationale et au sein du CNRA. Le défunt “a poursuivi son action après l'indépendance en tant que diplomate et a consacré tous ses efforts à la défense des positions et des orientations  de l'Algérie, notamment à l'égard des questions arabes, africaines et internationales”,  a-t-il dit.          
Le secrétaire général de l'Organisation des enfants de moudjahidine,  M. Mebarek Khalfa, a estimé qu'“avec la disparition d'Ali Kafi, l'Algérie a perdu  un moudjahid qui a servi sa patrie et son peuple lors de la Révolution nationale et durant le processus d'édification”, précisant que le défunt était connu “pour ses positions fermes, son intégrité et son abnégation”.

Belaïz :
“Il a voué sa vie à la libération du pays”


Le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaïz,  a loué les "qualités et positions" du défunt Ali Kafi, ancien président du Haut  comité d'Etat (HCE de juillet 1992 à juin 1994). Ali Kafi fut un militant de la première heure qui a "voué sa vie à la  libération du pays et au recouvrement de l'indépendance et de la souveraineté  nationales", a écrit M. Belaïz dans un message de condoléances adressé à la  famille du défunt rappelant que le regretté "était un valeureux moudjahid de  l'Armée de libération nationale dans la wilaya II historique dont il fut le  chef.  Après l'indépendance, le défunt a continué à servir son pays "avec mérite"  à travers les différents postes de responsabilités qu'il occupa, mais aussi  en tant que président du Haut comité d'Etat (HCE) et à "une période sensible  et complexe", a-t-il ajouté. "Ses qualités et positions nationalistes inébranlables tendant à défendre  la souveraineté du pays" ont été clairement affichées alors qu'il était à la  tête du HCE, a encore indiqué M. Belaïz. En cette douloureuse circonstance, M. Belaïz a présenté ses condoléances  "les plus attristées" à la famille du défunt, "priant Dieu Tout-Puissant de  l'accueillir en Son vaste paradis et d'assister les siens".

Les partis politiques affectés

L'annonce, hier, du décès de l'ancien président du  Haut comité d'Etat Ali Kafi a "grandement affecté" les partis politiques qui  n'ont pas tardé à exprimer leur "profonde affliction suite à la perte d'un des  symboles et artisans de la Guerre de libération"."L'Algérie vient de perdre avec la disparition du moudjahid Ali Kafi  un des artisans de son histoire et un fervent défendeur de sa souveraineté",  a estimé le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP),  M. Bouguerra Soltani.  Après avoir exprimé sa "profonde affliction" et adressé "ses sincères  condoléances et celles de tous les militants du MSP à la famille du défunt,  à la famille révolutionnaire et au peuple algérien", M. Soltani a affirmé que  le défunt moudjahid Ali Kafi "nous a quittés au moment où l'Algérie perd, l'un  après l'autre, ses grands hommes et les artisans de sa Glorieuse Guerre de libération,  ceux qui ont écrit en lettres d'or son histoire riche et digne de respect".   "Nous venons de perdre un symbole national qui a su consentir les sacrifices  dignes de son peuple et de son pays", a écrit, de son coté, le Mouvement En-Nahda  dans un communiqué. Le mouvement qui a qualifié le défunt de "héro de la glorieuse Révolution  et l'un de ses artisans" a rappelé que le regretté Ali Kafi "a pris les rênes  du pays à une période sensible et complexe et a su, de par son sens élevé de  nationalisme acquis grâce à sa lutte durant la guerre de libération aux côtés  des deux Grands Didouche Mourad et Ziroud Youcef, apporter sa propre contribution  au processus visant à sortir le pays du chaos et des soubresauts qui l'avaient  secoué durant cette période". En cette douloureuse circonstance, le Mouvement a adressé "ses sincères  condoléances à la famille du défunt, à la famille révolutionnaire et au peuple  algérien".   Pour sa part, le président du Rassemblement algérien, Ali Zegdoud a  exprimé "sa profonde douleur suite à l'annonce du décès du moudjahid Ali Kafi,  un des artisans de la Guerre de libération et ancien président du Haut  comité d'Etat". "Ce grand homme figurait parmi les dirigeants de la guerre de libération  qui ont marqué de leur empreinte un pan de l'histoire de l'Algérie et voué leur  vie au service de leur patrie", a-t-il affirmé.                      
APS

M. Ghlamallah :
“C’est un grand moudjahid”   


Le ministre des Affaires religieuses et du Wakf, M. Bouabdallah Ghlamallah, a loué, hier à Alger, les “qualités et positions du défunt moudjahid Ali Kafi, ancien Président du Haut Comité d'Etat (HCE de juillet 1992 à juin 1994), décédé mardi matin à l'âge de 85 ans.         
 “Ali Kafi était un grand moudjahid qui a voué sa vie à la libération  du pays et au recouvrement de l'indépendance et de la souveraineté nationales”,  a souligné le ministre dans une allocution prononcée lors d'une rencontre organisée à l'occasion de la célébration de Youm El-Ilm, qui coïncide avec l'anniversaire du décès de cheikh Abdelhamid Ben Badis (16 avril 1940). En cette douloureuse circonstance, M. Ghlamallah a adressé ses “sincères condoléances” à la famille du défunt, aux moudjahidine et au peuple algérien, rappelant par la même que le regretté a “contribué à la préservation de l'unité de la nation face au terrorisme durant la décennie noire lorsqu'il assuma la présidence du Haut Comité d'Etat en dépit d'une conjoncture complexe”.

Ali kafi est décédé hier à l’âge de 85 ans
Le Président Bouteflika salue les qualités et les positions nationalistes du défunt  

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a salué les qualités et les positions nationalistes du moudjahid Ali Kafi, décédé mardi à l'âge de 85 ans. "L'Algérie perd en la personne du moudjahid, ami et ancien président du Haut Comité d'État (HCE), Ali Kafi, l'un de ses grands hommes qui ont été à l'avant-garde de sa Révolution et de sa construction après l'indépendance, et dont les réalisations resteront à jamais gravées dans la mémoire des Algériens", a écrit le Président Bouteflika dans un message à la famille du défunt Ali Kafi.          
"Je prie Dieu Tout-Puissant d'accorder au défunt Sa sainte miséricorde et de l'accueillir dans Son vaste paradis parmi les fidèles, les martyrs et les pieux", a ajouté le Président de la République. "Avec la disparition de Ali Kafi, c'est une page de l'histoire de l'Algérie qui vient d'être tournée. Une histoire riche en événements qui retiendra son abnégation dans l'accomplissement de son devoir et de sa mission au service du pays sur plusieurs fronts, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, lui qui n'a  pas hésité à répondre à l'appel de la patrie pour prêter main-forte à ses compagnons  au Haut Comité d'État dont il a assumé la présidence avec dévouement et loyauté", a souligné le Chef de l'État. "En cette douloureuse circonstance, je tiens à vous présenter mes sincères condoléances, priant Dieu Tout-Puissant de vous assister dans cette épreuve et d'apaiser les cœurs de tous les membres de sa famille et de ses compagnons d'armes", a conclu le Président Bouteflika dans son message à la famille du défunt.

ali kafi, Président du Haut Comité d'état (1992-1994)  
Le militant, l’homme d’État et le diplomate s’en va


  M. Ali Kafi, ancien Président du Haut Comité d'État (HCE, juillet 1992 - juin 1994), est décédé hier matin à Genève, des suites d'une maladie, à l'âge de 85 ans.
Le défunt fut un militant de la première heure du mouvement national, un dirigeant de la guerre de Libération et un homme politique de premier plan après l’indépendance. Il a eu à assumer les plus hautes charges de l’État dans une conjoncture singulièrement difficile.


Ali Kafi est né le 17 octobre 1928 à M'souna, dans une ferme des environs d'El Harrouch (Skikda), au sein d'une famille paysanne. son père, cheikh Hocine, appartenait à la confrérie des Rahmanya et fut assassiné par l'armée française.  Avec un certain nombre d’amis, Ali Kafi se fait inscrire à l'école El Kettania.
Il fait ses premières classes dans les rangs du Parti populaire algérien (PPA) et, en quelques mois, il gravit les échelons, devint responsable de cellule puis de groupe et, dès le début de l'année suivante, membre du Conseil des étudiants, avant d'être promu à la coordination estudiantine au niveau de toute la ville de Constantine. Là, il est élu au poste d'inspecteur général des étudiants algériens, et l'administration tunisienne le nomme directeur de la plus grande des cités estudiantines de l'université de la Zitouna. Au cours de l'été 1953, il est nommé, par son parti, enseignant à Skikda dans une école libre.  Contacté après le déclenchement de l'insurrection du 1er novembre 1954, par Didouche Mourad, il milite d'abord à Skikda, puis rejoint le maquis du Nord-Constantinois, où il retrouve ses anciens camarades d'El Kettania, Mahmoud Nafir et Lakhdar Bouzid. Sous les ordres de Zighoud, il participe aux offensives de mai, juillet et août 1955. En août 1956, il fait partie de la délégation de la zone 2 au congrès de la Soummam. Dirige la Wilaya II (1957-1959) avec l'assentiment de ses pairs. Il s'emploiera à résister aux diverses offensives de l'armée française et à déjouer les manœuvres de ses services d'action psychologique.  Appelé en mai 1959 à Tunis, il sera un des dix colonels qui réorganiseront les instances dirigeantes de la Révolution, le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) et le Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA). Au cours de la crise de 1962, il défendra la prééminence de la résistance intérieure et se trouvera, de fait, aux côtés du GPRA. Il poursuivra sa carrière dans la diplomatie, tour à tour, ambassadeur au Caire, à Damas, Beyrouth, Tripoli, Tunis, Baghdad, Rome.
       Il présidera aux destinées de l'Association des anciens moudjahidine. Membre du Haut Comité d'Etat après le départ de Chadli Bendjedid, le 11 janvier 1992, il succède, le 2 juillet 1992, à Mohamed Boudiaf, assassiné le 29 juin 1992, à la tête du Haut Comité d'Etat. Il reprend pour un moment la direction de l’Organisation nationale des moudjahidine (1994-1996) avant de se retirer complètement de la vie politique. Il commença à publier ses mémoires (annoncés en trois volumes) en 1999 chez les éditions Casbah.
Cherif Jalil

Mohamed Ould Khelifa , président de l’Assemblée populaire nationale  
Une épreuve “douloureuse” pour tout le peuple algérien


Le président de l'Assemblée populaire nationale (APN),  M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, a affirmé que le décès de l'ancien président  du Haut Comité d'État (HCE), Ali Kafi, était une épreuve "douloureuse" pour  tout le peuple algérien qui célèbre le 50e anniversaire du recouvrement de l'indépendance nationale. Dans un message de condoléances à la famille du défunt, M. Ould Khelifa a loué les qualités d'Ali Kafi qui fut, a-t-il écrit, "un des artisans de l'indépendance du pays". "Le regretté qui a milité depuis son jeune âge pour le recouvrement  de l'indépendance du pays a assumé le commandement de la Wilaya  historique II", a rappelé le président de l'APN. Revenant sur le parcours du défunt durant la guerre de Libération, M. Ould Khelifa a souligné qu'Ali Kafi a donné le meilleur exemple de sacrifice aux côtés de ses compagnons qui ont voué leur vie au service de la patrie. Au lendemain de l'indépendance, Ali Kafi a poursuivi son militantisme dans les différents postes de responsabilité qu'il a occupés, a-t-il encore  écrit. Ali Kafi a occupé le poste de président du Haut Comité d'État (HCE) dans une conjoncture très difficile, une mission qu'il a pleinement accomplie, a ajouté M. Ould
Khelifa. 

Abdelmalek Sellal, Premier ministre
Le défunt Ali Kafi était, sa vie durant, un militant et moudjahid au service de la cause nationale

Le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, a affirmé  dans un message de condoléances à la famille et aux proches de l’ancien président du Haut comité d’Etat, Ali Kafi, décédé hier à Genève (Suisse) des suites d’une  maladie, que le défunt était, sa vie durant, un militant et moudjahid au service  de la cause nationale. « C’est avec une profonde humilité, une patiente résignation devant la Volonté de Dieu et une grande consternation que j’ai appris la disparition du grand moudjahid, le Président Ali Kafi, puisse Dieu l’accueillir dans Son vaste paradis, qui nous quitte après avoir été, sa vie durant, militant et moudjahid,  au service de la cause nationale pendant l’ère coloniale et pendant l’exercice de responsabilités politiques et diplomatiques dans l’Algérie indépendante jusqu’à son accession au poste de Président du Haut Comité d’Etat, lors d’une  des étapes les plus critiques de l’histoire contemporaine de notre pays », a  indiqué M. Sellal dans son message à la famille du défunt. « Je compatis à votre peine après la disparition d’un homme de cette trempe et vous présente en cette douloureuse circonstance, à vous, à ses proches, compagnons d’armes et à la famille révolutionnaire, mes condoléances les plus attristées priant Dieu le Tout-Puissant de lui accorder Sa Miséricorde  et de l’accueillir dans Son vaste paradis aux côtés des fidèles et vaillants.             

Puisse Dieu assister les siens en cette pénible circonstance », a ajouté M. Sellal.

Ali Haroun
“Il a accepté de présider le HCE dans une conjoncture très sensible”

Le défunt Ali Kafi avait accepté de présider le Haut  Comité d'État (HCE) en 1992 dans une conjoncture "très sensible", a affirmé hier à Alger, M. Ali Haroun, également ancien membre du HCE.          "Malheureusement, l'opinion publique ne connaît pas la personnalité d'Ali Kafi qui avait accepté de prendre cette responsabilité (président du HCE, ndlr) dans une conjoncture très sensible, en 1992, après la mort de l'ancien président de cette instance, Mohamed Boudiaf", a indiqué à l'APS, M. Haroun qui était présent lors de l'arrivée de la dépouille de feu Ali Kafi à l'aéroport international Houari-Boumediene en provenance de Genève où il est décédé. "L'Algérie était dans une situation très dangereuse", a-t-il dit, ajoutant  qu'"il n'y avait pas beaucoup d'hommes qui auraient, en ce temps-là, accepté cette responsabilité". M. Haroun a indiqué que les membres du HCE "avaient fait leur devoir  jusqu'à la désignation de Liamine Zeroual en tant que Chef de l'État". 

L’enterrement aujourd’hui au cimetière d’El-Alia

La dépouille mortelle du défunt a été rapatriée hier après-midi en Algérie et sera exposée aujourd’hui, à compter de 9h, au palais du Peuple, afin de "permettre aux membres des corps constitués et à la population de se recueillir à la mémoire du défunt", a indiqué un communiqué de la présidence de la République.
L'enterrement aura lieu aujourd’hui, après la prière du Dohr (13h), au Carré des Martyrs, au cimetière d’El-Alia (est d'Alger).


Le Chef de l’État décrète un deuil national de huit jours   

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a décrété un deuil national de huit jours, à partir d’hier, suite au décès de l'ancien président du Haut Comité d'État (HCE), Ali Kafi, a indiqué un communiqué  de la présidence de la République.
 

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