jeudi 19 octobre 2017 01:00:08

Explosions à Boston : Trois morts, plus de 100 blessés

L'attentat à la bombe, qui a fait au moins trois morts et une centaine de blessés lundi et provoqué la panique parmi des dizaines de milliers de spectateurs à l'arrivée du marathon de Boston (nord-est des Etats-Unis), n'avait toujours pas été revendiqué hier.

PUBLIE LE : 17-04-2013 | 0:00
D.R

 

Alors que, près de 12 ans après le 11-Septembre, le pays sous le choc après l'explosion de deux bombes se demandait s'il venait d'être la cible d'une nouvelle attaque terroriste, le président américain Barack Obama s'est gardé de prononcer le mot attentat, mais un haut responsable à la Maison-Blanche a évoqué, sous couvert de l'anonymat, une "action terroriste". S'adressant solennellement à la télévision aux Américains sonnés par les images diffusées en boucle de panique, de colonnes de fumée et de spectateurs ensanglantés et hurlant à la fin du plus ancien marathon des Etats-Unis, le président Obama a promis que les auteurs de l'attentat devraient "rendre des comptes". "Nous ne savons pas encore qui a fait ça, ni pourquoi, et nous ne pouvons pas faire de conclusions hâtives", a-t-il déclaré. "Mais nous trouverons ceux qui sont responsables, pourquoi ils ont fait cela" et ils "sentiront tout le poids de la justice". Un haut responsable à la Maison-Blanche, parlant sous couvert de l'anonymat, a évoqué d'emblée un "acte terroriste". "N'importe quel événement avec plusieurs engins explosifs — comme il semble que ce soit le cas — est clairement un acte terroriste", a-t-il déclaré. "Mais nous ne savons pas qui l'a commis, et une enquête exhaustive devra déterminer si cela a été préparé et commis par un groupe terroriste, étranger ou pas". Unanimement condamné dans le monde, l'attentat n'avait toujours pas été revendiqué hier. Les talibans pakistanais, liés à l'attaque ratée à la voiture piégée de Times Square à New York en mai 2010, ont nié toute implication. Les autorités soulignaient qu'elles interrogeaient de nombreux témoins et que personne n'avait à ce stade été arrêté. Plusieurs villes, dont New York, Washington et San Francisco, ont renforcé leurs mesures de sécurité. "Nous renforçons la sécurité devant les hôtels et autres lieux connus dans la ville " a notamment déclaré le porte-parole de la police de New York, Paul Browne. Plus de 27.000 coureurs participaient au marathon de Boston (42 km), l'un des plus prestigieux au monde, lundi, jour férié dans l'Etat du Massachusetts. Les deux bombes ont explosé à 13 secondes d'intervalle, à 50 et à 100 mètres de la ligne d'arrivée de la course où s'étaient massées des dizaines de milliers de spectateurs. Le chef de la police de Boston, Ed Davis, a annoncé que trois personnes avaient été tuées. Mais le bilan pourrait s'alourdir. Le gouverneur du Massachusetts, Deval Patrick, a évoqué "plus de 100 blessés dont certains dans un état grave", tandis que le quotidien Boston Globe parlait de 140 blessés et indiquait qu'un garçon de huit ans figurait parmi les trois morts. Des roulements à bille placés dans les bombes ont provoqué des blessure particulièrement atroces, ont indiqué la police et des médecins. La première explosion a eu lieu vers 14h40 (18h40 GMT) sur le bord de l'avenue empruntée par les coureurs au milieu d'une marée de drapeaux multicolores, soulevant un énorme nuage de poussière grise. Les gens se sont mis à hurler, certains cherchant à fuir en grimpant sur les barrières. Des images de télévision ont montré un coureur s'écroulant. "J'ai dû être touché par le souffle. Mes jambes étaient comme du coton", a expliqué ce marathonien de 78 ans, Bill Iffrig, avant de se relever et de raconter son histoire à de nombreux médias. Les télévisions ont montré des images de sang sur les trottoirs jonchés de débris, des véhicules de secours et des brancards. Le chef de la police a appelé la population à rester chez elle, tout comme le gouverneur du Massachusetts qui a également demandé aux Bostoniens de transmettre à la police toute information susceptible de faire avancer l'enquête, désormais dirigée par le FBI. Le marathon de Boston est organisé dans la capitale du Massachusetts depuis 1897 et a traditionnellement lieu le troisième lundi d'avril.

Barack Obama : un "acte de terrorisme" dont les auteurs restent inconnus  

Le président Barack Obama a qualifié   hier les attentats de Boston d'"acte de terrorisme" et concédé que les   autorités américaines ne savaient pas encore si cet "acte odieux et lâche"   était le fait d'un individu ou d'un groupe, étranger ou américain.  "A chaque fois que des bombes sont utilisées pour viser des civils   innocents, il s'agit d'un acte de terrorisme", a affirmé M. Obama lors d'une   courte intervention dans la salle de presse de la Maison Blanche, en appelant   ses compatriotes à la vigilance. "Nous ne savons pas encore (...) qui a mené cet attentat ou pourquoi, s'il   a été planifié et exécuté par une organisation terroriste, étrangère ou   américaine, ou si c'était l'acte d'un individu", a ajouté le président, pour sa   seconde intervention en moins de 24 heures à ce sujet. "Nous n'avons pas encore une idée du mobile" de ces attentats, a-t-il   insisté, après avoir été mis au courant des derniers développements de   l'enquête par son équipe de sécurité. "A l'heure actuelle, tout le reste n'est   que spéculation. Comme la veille, M. Obama a promis   que le ou les auteurs rendraient des comptes devant la justice, et assuré que   les Américains "refusent d'être terrorisés". "Dans les jours à venir, nous poursuivrons nos efforts pour découvrir tout   ce qui s'est passé, et nous resterons vigilants. J'ai donné l'ordre à mon   administration de prendre les mesures de sécurité nécessaires pour protéger les   Américains", a-t-il dit, en soulignant que "nous avons tous un rôle à jouer   pour alerter les autorités" en cas de soupçon.


4h09 après le départ du Marathon
Boston plonge dans l'horreur

Très exactement 4 heures, 9 minutes et 44 secondes après son départ, le marathon de Boston a basculé dans l'horreur, avec deux explosions survenues à proximité de la ligne d'arrivée, faisant au moins trois morts et une centaine de blessés. Sur internet, photos et vidéos des explosions, survenues à quelques mètres et quelques secondes d'écart, ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, permettant de saisir au milieu d'images parfois très dures l'immense horloge surplombant la ligne d'arrivée. La première explosion a eu lieu presque deux heures exactement après que l'Ethiopien Lelisa Desisa a remporté la course, organisée traditionnellement le troisième lundi d'avril — un jour férié dans le Massachusetts (nord-est).


Ban Ki-moon : "Une
violence insensée"


Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a qualifié de "violence insensée" les deux explosions survenues à Boston. "Les explosions à Boston sont d'autant plus révoltantes qu'elles ont eu lieu lors d'un événement réputé pour rassembler des gens du monde entier dans un esprit sportif et d'harmonie", a déclaré M. Ban Ki-moon au siège de l'Onu. "Pour le moment, je voudrais dire que mes pensées vont à tout le monde à Boston", a-t-il ajouté

Poutine condamne un "crime barbare"

Le président russe Vladimir Poutine a condamné hier les explosions "meurtrières" de Boston aux Etats-Unis, les qualifiant de "crime barbare" tout en exprimant ses condoléances à son homologue américain Barack Obama. Dans un télégramme envoyé au Président des Etats-Unis, "Vladimir Poutine a fermement condamné ce crime barbare et exprimé la conviction que la lutte contre le terrorisme nécessite une coordination active des efforts de toute la communauté internationale", selon un communiqué du Kremlin.

L'UE : " Des actes
épouvantables"


Le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, a condamné hier les "actes épouvantables" survenus à la fin du marathon de Boston. "Je condamne les actes épouvantables survenus à Boston et regrette profondément l'issue tragique et la perte de vies innocentes", a-t-il écrit dans un communiqué. M. Van Rompuy a demandé que "les responsables de ces atrocités soient traduits en justice", avant d'exprimer "la sympathie et le soutien de l'UE au peuple américain". La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, s'est déclarée "choquée" et a dénoncé des "actes répréhensibles". "A ce stade, on ne sait pas qui a fait exploser les bombes, mais je dis sans aucune équivoque que le terrorisme ne peut jamais être justifié", a déclaré le président du Parlement européen, Martin Schulz.

Rasmussen SG de l’Otan :
"Profondément choqué"


Le secrétaire général de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan), Anders Fogh Rasmussen, a condamné hier les deux explosions survenues au cours du marathon de Boston, aux Etats-Unis, se disant "profondément choqué" par ces violences. "Je suis profondément choqué par les explosions au marathon de Boston. Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches de ceux qui ont été tués", a indiqué M. Rasmussen dans un communiqué.


Amar Belani, porte-parole des AE
« L'Algérie condamne fermement ces actes de violence meurtrière »


L'Algérie condamne "fermement" les deux explosions les qualifiant d'actes de violence meurtrière ayant endeuillé un évènement sportif emblématique, a déclaré hier à l'APS le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani. "L'Algérie condamne fermement les actes de violence meurtrière qui ont endeuillé le marathon international de Boston, évènement emblématique qui rassemble dans l'amitié et la convivialité des sportifs du monde entier", a affirmé M. Belani dans sa déclaration. "En ces tragiques circonstances, nous présentons nos sincères condoléances aux familles des victimes et nous exprimons toute notre sympathie ainsi que notre totale solidarité au gouvernement et au peuple américains", a-t-il ajouté.

Autres réactions


Pour la Russie qui organise plusieurs événements sportifs importants, c'est "un sérieux avertissement", avant les JO de Sotchi en 2014, a estimé le ministre russe des Sports, Vitali Moutkose.

Les organisateurs du marathon de Londres ont annoncé qu'ils maintenaient la course prévue dimanche, mais qu'ils "réexaminaient" la situation, promettant de prendre les décisions nécessaires "pour augmenter la sécurité et toutes sortes de mesures que l'on pourrait déployer."

Wall Street a creusé ses pertes en toute fin de séance lundi après l'annonce de l'attentat, les investisseurs craignant qu'il s'agisse d'une "attaque terroriste" susceptible de déclencher une nouvelle période d'incertitude, selon un analyste.

Le mouvement des talibans pakistanais (Tehreek-e-Taliban Pakistan), liés à l'attentat raté à la voiture piégée de Times Square en mai 2010, a nié toute implication, tout en rappelant être favorables aux attaques contre les Etats-Unis et ses alliés.

 

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