mardi 25 septembre 2018 21:03:10

conseil exécutif du syndicat des chercheurs permanents : Priorité à la formation de la ressource humaine

Le syndicat national des chercheurs permanents a organisé hier, à la salle de conférences du CDTA, une session extraordinaire de son conseil exécutif national

PUBLIE LE : 04-04-2013 | 0:00
D.R

Le syndicat national des chercheurs permanents a organisé hier, à la salle de conférences du CDTA, une session extraordinaire de son conseil exécutif national. Un débat sur l’avant-projet de la loi d’orientation et de programmation sur la recherche scientifique et du développement technologique 2014-2018, l’examen de la situation organique et des questions diverses ont été inscrits sur l’agenda  de cette  rencontre de deux jours.
La session représente une judicieuse opportunité pour sérier et examiner les problèmes auxquels est confrontée l’activité de la recherche scientifique.   
Dans une intervention assez détaillée, M. Zoghbi Smati, S.G. du syndicat national des chercheurs permanents, a dépisté quelques points d’achoppements sur lesquels bute le secteur de la recherche scientifique dont l’une des faiblesses manifestes réside dans une insuffisance notoire du potentiel scientifique national. C’est pour cette raison essentielle qu’il a plaidé avec insistance, sur la  formation et la valorisation de la  ressource humaine qui demeure un « Talon d’Achille », selon son expression. Cette ressource humaine peut être garantie  par des chercheurs qualifiés qui prennent en charge leurs jeunes collègues,  leur offrir la possibilité d’acquérir du savoir-faire et de l’expérience.  
Le syndicaliste  reconnaît que l’Etat investit dans le secteur de la recherche en allouant des budgets colossaux, mais encore une fois, il y a lieu de mobiliser une ressource humaine nationale capable de prendre en charge les programmes nationaux de recherche.
 L’activité de la recherche scientifique est confrontée à la quasi-inexistence de passerelles entre l’université et les centres de recherche. On est en face d’un cloisonnement souvent hermétique qui n’a pas de justificatifs, estime le SG qui déplore dans le même sillage, le manque d’écoute à l’égard des  centres de recherche,  alors que la volonté du Président de la République veut installer ce  secteur  au cœur du  développement national.
Zoghbi Smati ne comprend pas pourquoi on fait encore appel à des bureaux d’études étrangers, de persister à recourir à la politique du clé en main, à faire  venir la main-d’œuvre étrangère... Le débat en charge de l’enrichissement du texte de loi,  doit inclure une  réflexion sur le  système institutionnel d’une stratégie de  recherche  plus ouverte, qui rationalise au mieux  les moyens mis à la disposition des chercheurs. Ces moyens ne sont pas négligeables, mais il y a carence dans leur utilisation. Seuls 35% des 100 milliards de dinars alloués dans le cadre du quinquennat 2010-2014 ont été consommés à cause de la  bureaucratie, à un manque d’ambition de la part des chercheurs.  « Il faut encadrer la recherche par un texte de loi car cette activité a un caractère social utile et des répercussions indéniables sur la qualité de vie des citoyens », rajoute M. Zoghbi.

Trente centres de recherche

L’avant-projet est une loi-programme, c’est-à-dire que l’Etat s’engage à mettre les moyens au profit des chercheurs qui s’inscrivent dans des programmes qui correspondent aux objectifs des pouvoirs publics.
L’accent est mis sur la nécessité de formuler des propositions adéquates, des amendements  qui seront consignés dans   un document de synthèse. A ce titre, il convient de placer la recherche sous la coupe d’un organe directeur permanent, d’une administration propre.
« Les chercheurs permanents sont au nombre de 2.200 tous secteurs confondus. C’est pour cela que l’université doit produire davantage de chercheurs qualifiés. Le nombre de centres de recherche est de 30, dont 18 relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ».
Le SG a reconnu qu’il y a des avancées dans cette nouvelle loi avec une rationalisation dans l’affectation des moyens. « On va se focaliser sur 5, 6, 7 programmes nationaux  mobilisateurs, à recentrer. Le but est également de  parvenir à une vision globale adossée à des  dispositions qui dynamisent la recherche par des mesures incitatives fiscales et parafiscales. »
De son côté, M. Slimane Hachi, directeur du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), a  indiqué, en marge de la session,  que le gros problème à résoudre est lié au nombre réduit des chercheurs permanents. Sur les 2.200 chercheurs permanents,  60% sont des attachés de recherche, 15% à 20% sont des maîtres de recherche, 8% à 10% sont des directeurs de recherche. La recherche doit être tirée vers le haut par la formation à la recherche. Il remarque que l’université ne forme que pour elle-même. Les autres secteurs ne bénéficient, de la part de l’université, que du niveau de la licence. « Il faut que dans les centres de recherche, on puisse former des doctorants  qui assurent la formation des jeunes chercheurs et  les intégrer dans un circuit de formation pour la recherche. »
M. Bouraib

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