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Centre culturel algérien à Paris : Entre histoire et mémoire

La Fontaine d’Or, une pièce théâtrale racontant les affres du colonialisme français en Algérie à travers le quotidien militant d’une paysanne, a été présentée vendredi soir pour la première au Centre culturel algérien à Paris.

PUBLIE LE : 01-04-2013 | 0:00
D.R

La Fontaine d’Or, une pièce théâtrale racontant les affres du colonialisme français en Algérie à travers le quotidien militant d’une paysanne, a été présentée vendredi soir pour la première au Centre culturel algérien à Paris. Mêlant récit historique et contes traditionnels algériens, Nadia, la  paysanne dont le rôle est campé par Geneviève Buono, est prête à tous les sacrifices pour que son pays s’affranchisse du joug colonial. Elle finit même par faire  alliance, quoi que stratégique, avec le Génie de la guerre (Claude Chevallier)  qui, tout en lui déroulant à la Fontaine d’Or, les affres du conflit armé, la  récompensa de temps à autre de pièces en vermeil pour saluer sa présence au "rituel".         
C’est grâce à ces "dons" qu’elle porta main-forte à la résistance  que son frère Kamel et son mari, Said, ont rejoint depuis les aurores de la  guerre.  L’œuvre est en fait la reproduction d’une bonne partie de la vie de  l’auteur dont le père, Christian Buono, décédé en mai dernier, s’était rangé  du côté du FLN, et la mère était également une militante nationaliste.
"La Fontaine d’Or est un conte qui mêle le merveilleux et le récit  des grandes lignes de la guerre d’indépendance nationale. Et, par le subterfuge  du fantastique, le but était de montrer des choses qui dans la réalité sont terribles, mais, passées dans l’imaginaire du spectateur, deviennent apaisantes", a indiqué l’auteur à l’APS. La pièce a été réalisée dans le cadre de la commémoration du cinquantenaire  de l’indépendance nationale. Elle a été jouée pour la première fois à Sidi Bel-Abbès (ouest d’Alger), à l’occasion du Festival du livre et de la jeunesse (Felive)  qui s’est tenu dans cette ville, en 2012. Une reproduction en a été donnée en juin à Riadh El Feth (Alger) en hommage à Christian Buono, qui venait de décéder. Ancien instituteur en Algérie, terre ou il était né et dont il fût un  fervent militant de l’indépendance, feu Buono avait enseigné à Makouda, à  l’est d’Alger. Il comptait, selon le témoignage d’un ancien appelé du contingent  français l’ayant côtoyé, parmi les "rares algériens d’origine européenne qui  ne supportaient pas l’oppression coloniale et son cortège d’injustices".
Admirateur sans réserves de son beau-frère Maurice Audin, jeune militant  algérien mort sous la torture, il le rejoint au sein du Parti Communiste Algérien.  Militant de base, anonyme parmi les anonymes, petit maillon de cette grande  chaîne de la lutte pour la liberté, il choisit, dès le déclenchement de la guerre pour l'indépendance, avec sa famille le camp nationaliste et deviendra citoyen  algérien.

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