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Revalorisation des pensions de retraite en mai : La CNR réclame 10% d’augmentation

Face à la cherté de vie, les retraités figurent parmi les catégories sociales qui ressentent le plus le besoin de protection.

PUBLIE LE : 31-03-2013 | 0:00
D.R

Face à la cherté de vie, les retraités figurent parmi les catégories sociales qui ressentent le plus le besoin de protection. La loi sur cette catégorie sociale prévoit, bien, une revalorisation annuelle des pensions.

Face à la cherté de vie, les retraités figurent parmi les catégories sociales qui ressentent le plus le besoin de protection. La loi sur cette catégorie sociale prévoit, bien, une revalorisation annuelle des pensions. Pour l’année 2013 un taux d’augmentation des pensions de retraite de 10 % a été réclamé par les retraités. Une augmentation qui est prévue pour le mois de mai prochain afin de faire face au niveau de vie qui ne cesse d’accroître de jour en jour.
Ainsi les 2.300.000 de retraités devraient bénéficier à partir de cette date d’une hausse allant de 2.500 à 10.000 DA. Réunis mardi dernier, les membres du conseil d’administration de la Caisse nationale des retraites (CNR) ont passé en revue l’examen de la proposition portant augmentation des pensions et allocations de retraite. Il a été précisé que le taux d’augmentation de 10 %  touchera les pensions qui varient entre 15 000 à 100.000 DA. La Fédération a réclamé également par la voix de son Secrétaire Général, M. Ahmed Gadiri, «la révision à la hausse, de la pension accordée à la femme au foyer de 2.500 à 3.500 dinars » en expliquant que l’accord sur la proposition de la revalorisation annuelle de 10 % des pensions de retraite était motivé par la bonne santé financière de la CNR.
Selon Ahmed Gadiri, cette dernière qui est financée par les cotisations des employés et le prélèvement de 1 % des revenus du pétrole, est à même de répondre favorablement à la revendication des retraités.
Sur l’ensemble des retraités, pas moins de 50 % d’entre eux perçoivent des pensions estimées à 2,5 millions de centimes, 4.000 ex-cadres touchent des pensions de 10 millions de centimes tandis que le reste  des retraités perçoivent des pensions inférieures au SNMG (15.000 DA). Arguant que la situation est intenable pour «plus d’un million de retraités qui vivent sous le seuil de pauvreté fixé par la Banque mondiale à deux dollars par personne et par jour, avec une allocation de retraite inférieure à 8.000 DA», les représentants des retraités déplorent cet état de fait, et appellent à leur revalorisation.  Selon eux, pour satisfaire les besoins d’une famille de cinq personnes, un retraité a besoin de percevoir une pension mensuelle de 22.500 DA, selon un rapport d’activité de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR), affilée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), présenté par le secrétaire général de la fédération.
L’on notera également que sur les 2,5 millions de retraités, seuls 50.000 perçoivent des pensions variant entre 40.000 et 50.000 DA. Malgré la revalorisation annuelle, fixée en 2012 à 9 %, les pensions de retraite sont vite absorbées par l’inflation qui a atteint plus de 8 % ces derniers mois.
M. Gadiri a relevé que «les retraités subissent les affres de la cherté de la vie», surtout ceux qui ont travaillé pendant cinq à dix ans et qui sont des milliers. Parmi cette frange figurent les travailleurs victimes des fermetures des entreprises publiques au cours des années 1990. La revalorisation des pensions de 9 % octroyée en 2012 «n’a fait qu’atténuer la cherté de la vie pour des milliers de retraités», précise-t-il.
L’écart des pensions avec les salaires des travailleurs est plus prononcé pour les retraités sortis entre 1984 et juillet 1996, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas bénéficié de l’actualisation prévue par l’article 43 de la loi 83-12 de juillet 1983 relative à la retraite, appliquée pour les seuls pensionnés sortis à compter du 1er août 1996.   
Suite à la revalorisation exceptionnelle variant entre 15 et 30 % décidée par le Président de la République ainsi que sur le relèvement de la pension minimum à 15.000 DA, c’est-à-dire 85 % du SNMG au lieu de 75 %, la pension moyenne de 16.169 DA en 201, est passée à 28.054 DA en 2012, soit une hausse de plus de 70 %.
Malgré cette hausse, la FNTR réclame un plafonnement à 100 % pour atteindre les 18.000 DA du SNMG. Et ce, en rétablissant l’article 16 original de la loi 83-12 qui assure un montant minimum de la pension à 2.300 fois le salaire horaire du salaire minimum garanti. Soutenue par l’UGTA, la FNTR demande «le rétablissement de l’article 15 original de cette loi, dans son article fixant la majoration pour conjoint à charge à 600 fois le salaire horaire du SNMG. En appliquant cet article de loi, cette majoration atteindrait 5.000 DA au lieu de 2.500 DA accordés depuis novembre dernier.
En matière de Sécurité sociale, les membres de la commission exécutive fédérale de la FNTR demandent la suppression totale du contrôle médical pour les retraités et leurs conjoints âgés de 65 ans et plus. Ils demandent également la non-limitation du nombre d’ordonnances par trimestre et le relèvement du seuil de 2.000 DA à 5.000 DA par ordonnance pour le remboursement des médicaments, sans passer par le contrôle médical.
S. Sofi

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