mardi 18 juin 2019 06:59:01

Enlèvements d’enfants : Les associations se mobilisent

La Forem, le réseau Nada, l’association des parents d’élèves, la Ligue algérienne des droits de l’homme, le Conseil national des associations pour la sauvegarde de la jeunesse, tous les représentants de la société civile et les association de sauvegarde et de protection des enfants se mobilisent pour faire face à ce nouveau et dramatique phénomène qu’est l’enlèvement et l’assassinats de jeunes enfants.

PUBLIE LE : 24-03-2013 | 0:00
D.R

La Forem, le réseau Nada, l’association des parents d’élèves, la Ligue algérienne des droits de l’homme, le Conseil national des associations pour la sauvegarde de la jeunesse, tous les représentants de la société civile et les association de sauvegarde et de protection des enfants se mobilisent pour faire face à ce nouveau et dramatique phénomène qu’est l’enlèvement et l’assassinats de jeunes enfants.

Une levée de boucliers unanime à toute la société afin de mettre fin au danger qui menace chaque jour un peu plus les enfants algériens. Au moment où les autorités décident de prendre des mesures draconiennes à l’encontre des kidnappeurs, les associations de protection de l’enfance s’inscrivent dans une dynamique d’action permanente dans le but non seulement de limiter un tant soit peu cette tragédie, mais aussi pour structurer les mouvements de plus en plus nombreux qui naissent en réaction au phénomène. Ainsi donc, le réseau Nada présidé par M. Abderrahmane Araar, «la lutte contre ce genre de crime nécessite une approche sociale et commune». Il propose «la mise en place de tribunaux spéciaux pour enfants, de spécialiser les magistrats et les procureurs pour les procès d’enfants, de réfléchir à trouver les mécanismes qui protègent les enfants en cas de conflits familiaux, d’installer l’observatoire suprême de la sauvegarde de l’enfant, d’aller vers des délégués des enfants, de créer une instance de prévention contre la délinquance et enfin de définir l’intérêt suprême de l’enfant qui n’est pas encore défini chez nous». «Dans le cas d’enlèvements d’enfants suivis d’agressions sexuelles et d’assassinats, la peine de mort doit être attribuée». C’est ce qu’a affirmé, pour sa part, Mustapha Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche (Forem), qui estime qu’«il est impératif d’arriver au travail de concertation commun et unifier les actions de tous les intervenants afin d’avoir une visibilité plus clair du phénomène». Me Farouk Ksentini, président de la Commission nationale de promotion et de protection des droits de l’homme (CNPPDH), plaide pour la condamnation à la peine capitale de façon «exceptionnelle» à l’encontre des auteurs de ces enlèvements. «Je suis pour l’abolition de la peine de mort, sauf pour certains crimes, tels que les enlèvements d’enfants suivis d’assassinats. Elle doit être prononcée à leur encontre de façon exceptionnelle», déclare- t-il. On constate donc que devant ce phénomène qui prend des proportions alarmantes, la mobilisation est à son summum. Il faut savoir que selon le bilan de la DGSN, 11 enfants ont été enlevés, abusés sexuellement et assassinés au cours de ces dix dernières années. En 2011, 3.587 enfants ont fait l’objet de violence de tous genres, 221 enfants qui ont été enlevés pour la même année ont été sauvés et récupérés par les services de sécurité. Pour l’année 2012, près de 5.921 enfants ont été violentés.

Farida larbi

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