mardi 31 mars 2020 03:05:36

JSK : Hannachi-Sandjak, les raisons d’un clash

Entre Moh-Chérif Hannachi et Nasser Sandjak, c’est l’amour vache. Les deux hommes ne se parlent plus depuis quelque temps. Pis, en privé, le président de la JSK ne se gêne plus de critiquer vertement son entraîneur pour sa gestion du groupe.

PUBLIE LE : 23-03-2013 | 0:00
D.R

Entre Moh-Chérif Hannachi et Nasser Sandjak, c’est l’amour vache. Les deux hommes ne se parlent plus depuis quelque temps. Pis, en privé, le président de la JSK ne se gêne plus de critiquer vertement son entraîneur pour sa gestion du groupe. Si publiquement, Hannachi s’est abstenu jusqu’ici de faire la moindre déclaration qui confirmerait son malaise avec Sandjak, il n’en demeure pas moins que le courant ne passe plus entre les deux hommes depuis la trêve hivernale. Ça a commencé par le recrutement d’au moins trois joueurs sans avoir pensé à consulter l’avis de l’entraîneur, ou du moins l’en aviser. Sandjak a été mis devant le fait accompli dans le recrutement de Maïza et Bouchouk. Affaibli d’abord par ces deux affaires, l’entraîneur s’est contenté de dire jusqu’ici qu’il était un employé de la JSK et, de ce fait, il était obligé de se soumettre aux décisions que la direction est amenée à prendre. Une réaction étrangère au personnage, connu pour ses prises de position plus fermes dans le passé. Maintenu par la force des bons résultats enregistrés jusqu’ici, Nasser Sandjak sait néanmoins qu’il ne fera pas long feu. Il n’y a plus de doute que son contrat ne sera pas reconduit la saison prochaine. Les premiers signes avant-coureurs ont été perçus à la fin du dernier JSK-CSC (1-1). Une levée de boucliers a été décrétée autour de l’entraîneur, rendu directement responsable de ce semi-échec, bien que la JSK eût connu des jours pires dans un passé récent. Certains membres du conseil d’administration en ont fait un drame, dressant à Hannachi, qui ne vient plus au stade depuis  qu’il est fâché avec son entraîneur, un tableau noir du coach. «L’équipe était méconnaissable. En deuxième mi-temps, les joueurs pouvaient à peine marcher sur le terrain», disait-on de vive voix. Comme la deuxième mi-temps appartient à l’entraîneur, dit-on, on va vite faire de faire le parallèle avec Sandjak, de plus en plus décrié de l’intérieur. La gestion plutôt soft des cas Belakhdar et Maïza, à qui on a infligé, officiellement, de gentilles sanctions financières, en est une autre preuve du parti pris de la direction avec les joueurs plutôt qu’avec l’entraîneur, pourtant habilité à demander des sanctions autrement plus sévères, compte tenu du comportement adopté par les deux joueurs. Indirectement, Moh-Chérif Hannachi a voulu donner raison aux joueurs, sans pour autant aller jusqu’à enfoncer le clou définitivement, sachant que ça sauterait aux yeux d’un borne que cette affaire est dénuée de toute équité. Pourquoi ce soudain malaise ? Voilà une question qui mériterait d’être posée. Dans les coulisses, Hannachi reprocherait à Sandjak son salaire trop élevé. Le président de la JSK s’est retourné contre son entraîneur, car il s’était senti pris à la gorge, cet hiver, lorsqu’il a été emmené à négocier avec Nasser Sandjak. Celui-ci s’étant senti désiré a mis la barre très haut, n’ayant accepté aucune concession, allant même jusqu’à exiger un contrat Fifa, alors qu’un  «contrat moral », comme on aime à le dire chez nous en signe de bonne foi, aurait suffi à Hannachi. De plus, Nasser Sandjak est logé dans un duplex que le club loue au prix fort. «Un luxe» que Moh-Chérif Hannachi ne veut plus garantir à son entraîneur, d’où sa décision de mettre fin à sa mission dès le mois de juin. Qu’on se prépare donc à ce qu’un nouvel entraîneur débarque cet été ! Dans la continuité des va-et-vient auxquels nous a habitués Hannachi.
Amar Benrabah

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