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Prevention et sécurite routières : La responsabilité de tous

C’est en marge du Salon international de l’automobile inauguré mardi, au siège du Palais des expositions des Pins Maritimes que se tient l’exposition sur la prévention et la sécurité routières. Initiée par la société «Pluridis»

PUBLIE LE : 20-03-2013 | 23:00
D.R

C’est en marge du Salon international de l’automobile inauguré mardi, au siège du Palais des expositions des Pins Maritimes que se tient l’exposition sur la prévention et la sécurité routières. Initiée par la société «Pluridis»,  cette exposition tend à renforcer les opérations de sensibilisation aux dangers des accidents de la circulation et à mettre en évidence l’importance de la prévention. Pour le directeur général de Pluridis, cet événement se veut une occasion pour programmer des conférences sur la prévention routière et les mesures idoines pour réduire les accidents de la circulation. D’autres rencontres afférentes à différents  thèmes liés à ce domaine (notamment le permis à points) sont inscrites au programme. M. Hammouche Abdelouahab a, par ailleurs, indiqué qu’en marge de cette manifestation qui regroupe pas moins de 20 pavillons, un atelier sur la prévention routière réunissant les acteurs concernés et les représentants des secteurs participants est également prévu. Ont été présentés lors de cette exposition organisée en coordination avec la Safex, les moyens déployés en matière de prévention routière ainsi que le bilan annuel des accidents de la circulation enregistrés à l’échelle nationale au niveau des zones urbaines et rurales en 2012. Tout ceci a été clairement expliqué au niveau du pavillon de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Selon le chargé de la gestion du bureau de la circulation routière à la DGSN, le bilan global des accidents de la circulation enregistrés en 2012  fait état de 4.447 morts et 69.141 blessés. Le lieutenant  Seddiki Mohamed  a précisé que ce bilan fait ressortir un recul en 2012 du nombre d’accidents, ainsi que celui des morts et des blessés, par rapport  à 2011. Cette diminution du nombre d’accidents est le résultat des dispositions préventives, les différentes opérations de sensibilisation ainsi que les mesures inscrites dans le cadre du nouveau code de la route. Au niveau du pavillon de la gendarmerie nationale, les visiteurs peuvent s’imprégner des moyens techniques et des équipements modernes utilisés par ces services,  en matière de sécurité et de prévention routière, notamment les radars. Le chef du bureau de la prévention routière au commandement de la gendarmerie nationale, le commandant Latrache Azzouz a rappelé et mis en exergue le fait que «la sécurité routière relève de la responsabilité de tous». Il convient de rappeler d’autre part, que dans ce même contexte de prévention et de sécurité routière, il a été mis en relief, récemment, lors d’une rencontre sur la prévention routière organisée par  la DGSN au niveau de son forum, l’intégration de l’éducation routière dans les programmes scolaires. Le conférencier, le commissaire divisionnaire Aissa Naili, qui a évoqué  la loi 87/09 a mis l’accent sur le comportement des automobilistes, lesquels peuvent contribuer amplement à la sécurisation des routes. Il faut dire que pour répondre au besoin d’une sensibilisation optimale des usagers de la route, pas moins de 1.301 cours théoriques ont été dispensés aux élèves, en 2012, contre 1.066 en 2011. Concernant les cours pratiques au  niveau des pistes d’éducation routières, 1.549 cours ont été assurés en 2012, contre 876, enregistrés en 2011. D’autre part, 141.727 cours donnés en 2012, usagers de la route.         
Soraya G.

Une victime coûte à l’Etat plus de 5,6 millions de dinars 

Outre les dégâts humains, les accidents de la circulation coûtent les yeux de la tête au Trésor public. Entre en effet la prise en charge médicale, les indemnisations sociales et autres frais y inhérents, les pouvoirs publics perdent beaucoup d’argent. Rien qu’en 2012, l’on estime, selon une étude réalisée par des experts du bureau d’études du transport urbain, BETUR en l’occurrence et rendue publique par les services de la sûreté nationale, à plus de 40,6 milliards de dinars les coûts financiers causés par les accidents corporels dont le bilan au cours de la même période porte sur 44.669 sinistres qui ont causé 4.447 morts et 69.141 blessés. La moyenne journalière s’élève à 12 décès et 189 blessés. L’enquête effectuée sur 400 accidents survenus dans quatre wilayas du pays a révélé que le coût d’une victime s’élève à plus de 565 millions de centimes contre 16,9 millions de centimes pour une personne blessée tandis que les dégâts matériels se chiffrent en moyenne à 8,5 millions de centimes par accident. Sur le montant de 40 milliards de DA de pertes, plus de 60 % du montant, soit 25 milliards de DA, sont dépensés pour la prise en charge des personnes décédées et prés de 12 milliards de DA sont nécessaires pour la prise en charge des personnes blessées. Au final, les coûts des accidents de la circulation représentent 1,5% du PNB, le produit national brut. Pour revenir aux statistiques de la DGSN, il est utile de savoir qu’au cours des cinq dernières années, la route a tué en Algérie 21.734 personnes et fait 317.634 blessés pour un total de 207.451 accidents de la circulation survenus entre 2008 et 2012. Des chiffres hallucinants dont l’augmentation effrénée ces dernières années du parc automobile dans notre pays y est pour quelque chose puisqu’on estime aujourd’hui, le nombre des véhicules à plus de 6,1 millions voitures. Dans le monde, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avance les chiffres de 1,2 million de morts et entre 20 et 50 millions de blessés enregistrés chaque année et causés par un milliard de véhicules. Cause principale des accidents de la circulation dans notre pays, le facteur humain est responsable à hauteur de 95 % de l’hécatombe. On trouvera parmi cette catégorie la conduite sous l’effet de l’alcool et de la drogue dont les délits ont augmenté de 61 % par rapport à l’année 2011 dans la mesure où l’on compte 661 cas contre 410 cas. Les services de sécurité ont procédé à cet effet à l’arrestation de 1345 conducteurs en état d’ivresse, soit +39 %. Idem pour les affaires liées à l’homicide involontaire ou blessures involontaires commises lors de la conduite en état d’ivresse ou sous l’effet de la drogue puisque les statistiques font état d’une hausse de 36 % (140 cas contre 103 cas). Notons qu’au chapitre des sanctions encourues par les personnes qui sont responsables d’accidents corporels en conduisant en état d’ivresse, la loi condamne ces derniers d’une peine de 2 à 5 ans de prison ferme, assortie d’une amende pouvant atteindre 30 millions de centimes, pour homicide involontaire, avec au passage le retrait du permis de conduire pour une durée de 4 ans. Les peines de prison seront portées de 5 à 10 ans si le véhicule conduit appartient à la catégorie du lourd, du transport des travailleurs ou des produits dangereux. Quant aux conducteurs ivres ou drogués qui causent des blessures, ils sont passibles d’un à trois ans de prison ferme et une amende de 5 à 15 millions de centimes et risquent le retrait du permis de conduire pour une durée de deux ans.        
SAM

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