dimanche 25 juin 2017 20:11:37

Portés disparus depuis samedi dernier : Les enfants Brahim et Haroun Zakaria retrouvés morts

Les deux enfants, Haroun Zakaria Boudaïra et Ibrahim Hachiche (10 et 9 ans), portés disparus depuis samedi dernier à la nouvelle ville Ali-Mendjeli (Constantine) ont été retrouvés morts, hier après-midi, à proximité de l’UV (unité de voisinage) au n° 17 ; selon une source policière.

PUBLIE LE : 13-03-2013 | 0:00
D.R

Les deux enfants, Haroun Zakaria Boudaïra et Ibrahim Hachiche  (10 et  9 ans), portés disparus depuis samedi dernier à la nouvelle ville Ali-Mendjeli  (Constantine) ont été retrouvés morts, hier après-midi, à proximité de l’UV (unité de voisinage) au n° 17 ;  selon une source policière. La nouvelle est tombée comme un  couperet, jetant l’émoi dans tout le pays et particulièrement dans  le quartier où les deux garçons résidaient. Scène d’horreur, hier, à proximité de l’UV n° 17 à Constantine, et  jour cruel pour les familles Boudaira et Hachiche, a qui on vennait d’annoncer la mort de leurs  enfants. Elles qui sont restées accrochées à une lueur d’espoir, surtout après le démenti qui avait suivi les folles rumeurs de la veille. La vie est-elle si cruellement mal faite pour oser tuer l’innocence. Les petits portaient des prénoms de prophètes, Ibrahim et Zakaria. Ils n’ont pas eu la chance de vivre aussi longtemps que ces deux messagers de Dieu. Mais, désormais ils compteront  parmi «les oiseaux du paradis» (touyour el Djenna). Ils avaient toute la vie devant eux. Mais des esprits criminels en ont décidé autrement. Rien ne peut expliquer un tel geste, une telle horreur… En ce mois de mars, à  quelques jours du printemps deux bourgeons sont assassinés sans aucune raison, sans aucune explication. En ces temps froids, ils ont été retrouvés sans vie. Leurs assassins ne leur ont accordé aucune clémence, aucune pitié. Leur mort a été atroce, et seul un déséquilibré peut commettre une telle barbarie. Et l’on imagine leur peur, leurs sanglots qui n’ont eu aucun effet sur leurs bourreaux. On les imagine attendre qu’on vienne les secourir, les sauver, et mettre fin à leur cauchemar.  Mais en dépit des recherches intensifiés déclenchées par les services de sécurité, ils n’ont pu être secourus. Hier encore, les services de police eux même, en état de choc, n’avaient pas encore les conclusions de l’autopsie, qui peut révéler ce qu’ont subi ces deux enfants.  Aujourd’hui, le problème du rapt des enfants revient à l’ordre du jour.  Aucune compassion ne doit etre accordée aux tueurs d’enfants, aux assassins de l’espoir. Hier, à Constantine,  une fois de trop, deux familles ont été endeuillées par la disparition de deux êtres chers. Pour ces deux familles, plus rien ne sera comme avant, car il  faudrait parler de Ibrahim et Zakaria Haroun au passé. Leurs places à l’école resteront vide. Et rien ne pourrait combler ce vide incommensurable qu’ils ont laissé au sein de leurs familles et auprès de leurs camarades de classe. Seul Allah Tout-Puissant peut apporter aux cœurs meurtris de ces deux familles réconfort et miséricorde.
Nora Chergui   

Climat tendu et sentiment de révolte à la Nouvelle ville
La découverte, hier après-midi, des corps de Haroun (10 ans) et Ibrahim (9 ans), affreusement mutilés par leur (ou leurs) assassin(s), a provoqué un sentiment de révolte chez les habitants d’Ali-Mendjeli (Constantine) où le climat est extrêmement tendu, a-t-on constaté. La profonde affliction que ce crime odieux a suscité a conduit de nombreux jeunes gens à se regrouper devant les deux structures de la Sûreté nationale pour demander justice. Une action dictée par la douleur et qui a conduit les forces de l’ordre à intervenir pour empêcher que la situation n’empire. «Comment peut-on s’en prendre de la sorte à deux gamins innocents, pleins de vie et qui n’ont jamais fait de mal à une mouche», s’insurge Seïf Ghanem-Lakehal (32 ans), employé dans une entreprise privée. Ce sentiment où la consternation se mêle à l’incompréhension est partagé par Amar Nasri, un chauffeur de 40 ans : «Je suis moi-même père d’un enfant du même âge que les deux victimes et je comprends l’immense douleur de leurs parents, mais pourquoi les avoir mutilés», dit-il entre deux sanglots. Les jeunes Haroun et Ibrahim (10 et 9 ans), retrouvés morts mardi après-midi à Ali-Mendjeli, ont été tués et leurs corps affreusement mutilés, a indiqué à l’APS une source policière, évoquant un crime «ignoble». Les dépouilles des deux enfants avaient été découvertes dans deux sacs en plastique dont un était enfoui dans un cabas. Les corps ont été acheminés vers le centre hospitalo-universitaire de Constantine pour autopsie, selon les services de police qui ont souligné que des investigations de «grande envergure, mettant à contribution de nombreux enquêteurs, sont menées à Ali-Mendjeli pour mettre la main sur le (ou les) auteur(s) de cet acte odieux et barbare».

Deux individus arrêtés
Deux individus ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête diligentée par les services de sécurité pour retrouver les auteurs du crime crapuleux dont ont été victimes les petits Haroun (10 ans) et Ibrahim (9 ans), a appris l’APS, hier, auprès d’une source policière. Les deux individus en question, soupçonnés d’avoir participé à ce forfait, résident dans le voisinage des parents des deux victimes, a ajouté la même source, soulignant que l’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire qui a ébranlé la région de Constantine et le pays tout entier.

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