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Concert de musique algéroise et chaabi à la salle Ibn-Khaldoun : Une atmosphère dansante et joyeuse

Comme il l’avait prévu quelques minutes avant le concert, Nourredine Allane, qui n’a cessé de susciter les réactions des femmes présentes, aura apporté dans ses nombreuses interprétations de la joie, voire même de l’euphorie car il avait à cœur de leur rendre hommage et de leur faire un grand plaisir en cette journée spéciale.

PUBLIE LE : 11-03-2013 | 0:00
Ph. : Louisa

Comme il l’avait prévu quelques minutes avant le concert, Nourredine Allane, qui n’a cessé de susciter les réactions des femmes présentes, aura apporté dans ses nombreuses interprétations de la joie, voire même de l’euphorie car il avait à cœur de leur rendre hommage et de leur faire un grand plaisir en cette journée spéciale.

La grande salle entièrement rénovée, sous les couleurs du pourpre de ses murs et mobiliers flambant neufs, vibrait derrière les projecteurs aux mille lumières et sons qui tonnaient par-delà les machines dernier modèle,  a basculé en cette Journée internationale de la femme dans la frénésie totale sous les applaudissements chaleureux et les pas de danse endiablés d’une nuée de femmes et d’enfants accompagnant leurs mères ou grand-mères. Assises d’abord en rangs serrés sur les strapontins de velours rouge, elles étaient nombreuses en cette fin d’après-midi à attendre patiemment le tour de chants de la jeune Radja Meziane, une interprète à la voix cristalline tant elle était mélodieuse et chaude, découverte il y a quelques années dans l’émission «Elhane oua Chabab», du non moins populaire chanteur de chaabi Nourredine Allane. Rencontrés quelques instants avant leur apparition sur scène, Radja Meziane a évoqué avec nous sa passion depuis sa plus tendre enfance pour tous les arts, particulièrement du théâtre, où elle joue toujours des rôles et sa passion pour le scoutisme, où elle a tant appris avant de s’orienter, voire de percer car du haut de sa vingtaine, elle a la graine des talents qui commencent à pointer le bout de leur petit nez sur la scène artistique. Après avoir été finaliste dans la fameuse et ancienne émission télédiffusée, elle sort un premier album en 2010 intitulé  Ya hasra aâlik ya daniya, un titre emprunté à la chanson de son interprète favori Kamel Messaoudi. Dans ce CD, elle écrit elle-même les paroles et compose les mélodies dans le deuxième album qui vient de sortir sur le marché sous le titre  M’raiti ( Mon miroir) et Ma robe blanche, dont elle interprétera trois chansons au cours du spectacle. Elle parle de ses nouvelles compositions comme des textes engagés qui ont pour référence la femme et la réalité sociale avec un style musical moderne, mais qui garde une touche algérienne. Lorsque justement elle entre sur la scène avec grâce dans une tenue décontractée en jean, entourée de musiciens –uniquement des hommes - qui accompagneront plus tard Nourredine Allane, l’ambiance dans la salle n’est pas encore décrispée, mais elle commence au fur et à mesure des airs entonnés à s’échauffer doucement avec quelques youyous timides à l’écoute du medley de chansons algéroises interprétés avec beaucoup d’émotion dans la voix au timbre aigu. Puis suivront trois morceaux de musique de son cru où la jeune chanteuse s’est révélée avec des textes personnels, pour la majorité faisant référence à des histoires d’amour ou de jeune fille que son amant de cœur quitte lorsqu’il s’exile à l’étranger pour épouser une femme européenne. Le ton est aux airs espagnols sur des paroles typiquement algériennes, puis ce sont d’autres moments d’intensité lyrique où la jeune interprète joint les gestes à la musique folk et pop en rappelant le souvenir d’un miroir qui la dispute à son image de femme libérée. Dans sa loge, elle nous avait auparavant déclaré : «C’est une joie vraiment que je ne peux exprimer par des mots de retrouver un public féminin en cette journée du 8 mars dont quelques spectatrices connaissent un peu mon répertoire car elles suivent de près ma carrière !» A son tour, le chanteur Nourredine Allane fait son entrée dans la salle restée jusqu’alors plutôt calme à l’exception de quelques femmes qui exécutaient des mouvements de danse, puis c’est un vrai déferlement de joie et de cris stridents ; les spectatrices envahissent le devant de la scène en de suggestifs balancements de hanches. L’atmosphère est alors surchauffée de décibels de notes qui s’égrènent lentement du mandole du chanteur que les femmes présentes semblent aduler tant il est arrivé avec son air jovial et souriant à entraîner la salle dans une ambiance de fête à huis clos  comparable à celle que l’on retrouve dans les mariages familiaux. Comme il l’avait prévu quelques minutes avant le concert, Nourredine Allane, qui n’a cessé de susciter les réactions des femmes présentes, aura apporté dans ses nombreuses interprétations de la joie, voire même de l’euphorie  car il avait à cœur de leur rendre hommage et de leur faire un grand plaisir en cette journée spéciale où les rares maris achetaient dans les kiosques enguirlandés des fleurs à leurs femmes. Se lâchant pour ainsi dire littéralement sans complexe dans un espace qu’il leur était réservé - une fois n’est pas coutume, hélas - en cette circonstance, où on les a vu habillées élégamment et maquillées avec soin, les femmes  avec un sourire radieux, et pour certaines un port altier, ont su lors de ce spectacle, à l’écoute de quelques chansons du dernier album du chanteur comme Maqunine ezzine revue et réarrangée par l’artiste ou encore Chahlat laâyani et Dayman nebrik, admirer toute la beauté suave du chaâbi dans la voix au timbre langoureux du chanteur.
Lynda Graba
 

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