Hommage appuyé du président de la république : La femme acteur fondamental de la scène nationale

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a fêté ce 8 mars 2013 en honorant des compétences conjuguées au féminin, replaçant la femme algérienne au centre de sa dimension nationale et lui indiquant le chemin de sa consécration dans l’Algérie d’aujourd’hui et de toujours, de ses profondeurs et diversités territoriales, en présidant jeudi dernier les festivités de la cérémonie organisée en leur honneur pour une journée d’exception.
PUBLIE LE : 09-03-2013 | 0:00

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a fêté ce 8 mars 2013 en honorant des compétences conjuguées au féminin, replaçant la femme  algérienne au centre de sa dimension nationale et lui indiquant le chemin de sa consécration dans l’Algérie d’aujourd’hui et de toujours, de ses profondeurs et diversités territoriales, en présidant jeudi dernier les festivités de la cérémonie organisée en leur honneur pour une journée d’exception.

En prenant part à la commémoration de cette date anniversaire de la journée internationale de la Femme, le Chef de l’Etat a tenu à saluer le combat et l’engagement des femmes et à les inviter à apporter leur contribution à l’épanouissement des Algériens et Algérienne dans le giron de la nation. En ce jour de souvenir et d’évaluation placé sous la symbolique de la participation de la femme dans la vie sociale et économique, partant de ce qui a été fait pour mieux se projeter dans l’avenir, le Président de la République a soutenu que la meilleure assurance sur cet avenir repose bien évidemment sur l’intelligence des  femmes et des hommes de ce pays et sur leur capacité d’adaptation afin de favoriser  le changement. Et pour la réussite de ce changement, le Premier magistrat du pays qui a, parallèlement, œuvré en alternance à faire évoluer la législation pour casser les tabous et à éliminer les écarts des marginalités sociales et économiques pour renforcer l’accès aux mêmes chances dans la vie, a interpellé l’ensemble des membres de la société sur la nécessité de la transformation des mentalités et des comportements de tous les Algériens maintenant que les éléments de changement ont été opérés à la faveur de la mise en œuvre progressive dans la réalité des lois conduisant à plus d’égalité des chances et de représentation au sein des institutions de la République. La voûte et la clé de la réussite des réformes globales et profondes que vit le pays dans son projet d’Etat de droit, de justice sociale et de gouvernance réside incontestablement dans l’éducation et le partage des responsabilités. Les véritables enjeux et défis majeurs de ce début du 21e siècle.
Car en consacrant le 8 mars, journée international de la Femme, l’organisation des Nations unies a voulu mettre à l’évidence le rôle des femmes dans leurs sociétés respectives pour anticiper sur les changements des mentalités et des comportements incriminés dans le blocage des sociétés.
Chaque année depuis 1999, la femme algérienne qui vient de voir la majorité de ses droits confortés avec la douzaine de textes de lois pour plus de représentativité, pour plus de parité se permet certainement de voir les choses autrement et la dimension de la célébration du 8 mars se prête plus à des bilans et des évaluations, plus qu’un concert de cérémonies et de festivités officielles.

La femme, une partenaire et un acteur en plénitude de ses droits
C’est une journée qui doit permettre à la femme de marquer sa présence et son importance en tant que partenaire, en tant qu’acteur dans la plénitude de ses droits, ses devoirs et ses obligations au sein de la société, de ses différents segments d’activités, de son projet d’avenir.
Et c’est en tant que partenaires politiques, acteurs économiques et personnalités nationales du monde rural et urbain activant à divers niveau de la société, qu’elles ont manifesté ce 8 mars 2013, leur appartenance citoyenne.
Très tôt dans la matinée, à la veille de ce jour parmi les 87 journées internationales officialisées sur l’ensemble des pays de la planète, des échantillons de la diversité des femmes représentant les régions du pays ont afflué à l’hôtel El Aurassi.
Un espace devenu mythique en pareil événement chaque 8 mars a requis son importance et sa symbolique légendaire. Il était pratiquement réservé à la célébration de cet événement que le Président de la République a établi la tradition depuis 1999 en partageant avec les Algériennes les festivités de cette journée qui permet à la société de faire une pause dans le parcours de sa seconde moitié pour tirer les enseignements d’un parcours de cinquante années d’indépendance nationale et d’exercice des droits élémentaires et fondamentales de l’Algérie et de ses citoyens. Une  opportunité également pour apprivoiser les adversités et se projeter ensemble dans l’avenir en commun.
Des femmes de tous les âges, des différents métiers et professions, sont venues des 48 wilayas du pays ont tenu à marquer l’événement et partager ce moment de convivialité que leur réserve chaque année le Chef de l’Etat.
Le Président de la République qui a adressé un message aux femmes algériennes et leur a offert une agréable cérémonie a saisi l’occasion de leur demander de s’investir davantage dans la construction du pays, convaincu de leurs rôles et places dans le développement national, notamment dans l’éducation nationale et l’acquisition du savoir, des piliers de la promotion de la femme, de la jeune fille et de son intégration dans la vie active.
Des exigences à l’épanouissement de l’individu et à l’éradication des marginalités, des inégalités de chances, parfois même des violences. Ils sont pour lui les piliers de la promotion de la femme et de son insertion économique et social.
La cérémonie qui a été ponctué par l’intervention de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Mme Souad Bendjaballah, qui a exhorté les femmes à œuvrer à la sauvegarde des acquis enregistrés jusqu’à présent dans ce domaine, les appelant à rester vigilantes compte tenu notamment de la conjoncture particulière  et difficile que traverse la région à tous les niveaux.
La cérémonie a été marquée en outre marquée par la présence du Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, des hauts cadres de l’Etat ainsi que des membres du gouvernement. Des instants de souvenirs ont été immortalisés lors de ces festivités lorsque le Président de la République a traversé les allées de la salle en serrant la main aux convives, échangeant des amabilités et prenant des photos de souvenirs. Le point marquant est revenu à la chorale de la musique andalouse et aux chants puisés du répertoire national entonnés tout au long de cette journée dédiée aux femmes et à l’Algérie en harmonie.
Houria A.



emploi, politique, social…
Des acquis à fructifier


En consacrant la date du 8 mars, Journée mondiale de la Femme, l’ensemble de la communauté universelle, prend acte de son rôle, de sa contribution plurielle et éminente au progrès, au développement  pour une société de plus en plus solidaire.
Ce combat permanent contre une certaine forme d’adversité,  les idées reçues, l’archaïsme de la pensée,  n’est  pas facile. Il aura fallu une abnégation, une persévérance et une conviction inébranlables pour amener à résipiscence les préjugés les plus tenaces qui ont tellement compromis l’évolution de la gent féminine vers plus de représentativité politique, d’égalité des chances, de responsabilité sociale, économique et culturelle  à quelque niveau que ce soit.
Depuis bien longtemps, nos sociétés, imbues d’un autoritarisme de mauvais aloi, se sont complues à nier l’évidence, à tordre le cou à la raison, mais le courage et l’obstination paient.  
A ce titre, la femme algérienne a de qui tenir. Elle  s'est mise au service de la Révolution et de l'édification de l'Algérie nouvelle. Et c’est là, un acte fondateur de son émancipation, de son engagement en faveur du renouveau. Bien évidemment, cette volonté n’a pas souvent été récompensée à sa juste mesure.
Et ce n’est pas le moindre des paradoxes, le comble de l’entêtement, mais le sentiment que la lutte contre toutes les manifestations de discrimination, l’élimination des tabous, les causes d’inégalité, existe. Il se conforte de jour en jour,  avec la ferme résolution que rien ne sera plus comme avant, que le droit de la femme ne s’offre pas sur un plateau d’argent. C’est un enseignement que la femme algérienne a fait sien. Par souci d’objectivité, il  n’est pas hasardeux ni déplacé de dire que depuis l’accession de notre pays  à sa souveraineté nationale, de l’eau a coulé sous les ponts.  Le développement du citoyen n’est pas une vue de l’esprit. Par conséquent, la question de la promotion de la femme, un des buts cardinaux qui confortent la solidarité nationale, le raffermissement des liens sociétaux,  représente un challenge à la fois exaltant et redoutable qui mobilise les efforts de l’Etat et tous les segments de la société.            
Les fruits de cette synergie d’efforts et d’initiatives en faveur de la promotion de la femme sont visibles et de bon augure. Nul ne peut raisonnablement, mettre sous le boisseau,  un  ancrage constitutionnel des droits des femmes qui leur ouvre, grande,  la voie à la vie politique au travers de  mandats électoraux et aux fonctions  électives.
En témoigne aussi, leur présence de plus en plus massive aux deux chambres du Parlement algérien, au gouvernement, dans les APC, les partis politiques, les rouages de la société civile et du mouvement associatif…
C’est la preuve que cette intrusion remarquée et effective dans un univers politique longtemps considéré par la société comme un privilège masculin, un pré-carré  quasiment inexpugnable, bouleverse, fort heureusement, les habitudes, mais, surtout, et c’est l’essentiel, la scène politique nationale et dans le même sillage, le type de société en pleine mutation. Cependant, ces acquis déterminants dans différents champs de l’activité nationale, ne doivent pas faire l’impasse sur d’autres difficultés, des obstacles qui persistent par la grâce d’une mentalité encore rétive aux obligations et aux impératifs de la vie moderne. Le chemin est parsemé d’embuches et leur élimination suppose en définitive, l’émergence d’une autre manière de voir, une transformation drastique des mentalités et des attitudes, souvent frappées d’inhibition d’extrême frilosité à l’égard du statut de la femme.    C’est un passage obligé qui saura consacrer légitimement la place qui leur  revient  en tant que vecteurs indispensables dans le processus de   redressement national.
M. Bouraib


Expressions de femmes
Un parcours d’évaluation et de projection


La sénatrice, Zahia Benarous, a souligné la nécessité de mettre à profit la célébration de  la journée mondiale de la Femme pour procéder à une évaluation des étapes franchies  par l'Algérie à ce jour et en tirer des enseignements. Elle considère qu’après les réformes politiques et économiques en  profondeur initiées par le Président Bouteflika, la femme algérienne aspire à un développement national global dans lequel elle puisse être un élément efficient  et un partenaire à part entière.  
Cinquante ans après l'indépendance, la femme algérienne doit relever  de nouveaux défis en sa qualité de partenaire au développement et en vertu du  rôle que lui a conféré la loi organique relative à l'élargissement de la participation  de la femme à la vie politique, a estimé la sénatrice. Les femmes algériennes ont une grande responsabilité dans la conjoncture actuelle, a-t-elle ajouté, soulignant qu’elles sauront être, une nouvelle fois,  à la hauteur des enjeux. Pour Mme Benarous, le plus grand défi à relever est de garantir la sécurité  et la stabilité de l'Algérie, lequel exige, selon elle, la conjugaison des efforts de tous les citoyens. La secrétaire d'Etat chargée de l'Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ, a pour sa part salué les efforts consentis par la femme algérienne à travers sa large participation à toutes les étapes du développement de l'Algérie et sa présence dans tous les domaines.  Elle a, à cet effet, appelé à davantage d'efforts pour que la femme  puisse prendre la place qui lui sied, notamment en politique, et pouvoir ainsi être un véritable partenaire au développement durable.         
La présidente de l’association Al Baraka d'aide aux  handicapés moteurs, Mme Bouberghout Flora, a mis en exergue les grands progrès  réalisés par la femme algérienne depuis l'indépendance, soulignant que ces progrès n'étaient pas le fruit du hasard, mais plutôt d'un long combat et d'énormes sacrifices. Elle a en outre appelé à associer la femme à toutes les décisions relatives au développement socio-économique et politique du pays.    
RN/APS         


Sellal offre une collation en l'honneur des femmes des services du Premier ministère

Le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, a offert, jeudi dernier au Palais du gouvernement, une collation en l'honneur des femmes exerçant dans les services du Premier ministre, à l'occasion de la célébration de la  journée internationale de la Femme.
 "Lors de cette cérémonie conviviale, M. Sellal a encouragé les femmes à continuer à se battre sur tous les fronts pour défendre leurs droits consacrés, par ailleurs, par la Constitution", indique un communiqué des services du  Premier ministre.           
M. Sellal a déclaré, à cette occasion, que "la femme est un acteur principal et incontournable dans l'édification de notre pays ", ajoute la même source.


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