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Vernissage de l’exposition « Palettes au féminin » : Sensations intimes et couleurs chatoyantes

Elles étaient bien présentes en ce jeudi où les rues d’Alger étaient bondées de femmes. Elles ont investi l’espace du palais de la culture, telle une myriade d’abeilles essaimant autour d’une ruche.

PUBLIE LE : 08-03-2013 | 23:00
Ph. : Wafa

Elles étaient bien présentes  en ce jeudi où les rues d’Alger étaient bondées de femmes. Elles ont investi l’espace du palais de la culture, telle une myriade d’abeilles essaimant autour d’une ruche. Avec des tableaux  très différents par les univers qu’ils proposent au regard du visiteur, la grande galerie semblait festoyer aux couleurs multiples des travaux disposés avec un soin méticuleux dans tous les recoins de la vaste salle. Pour inaugurer sous de bons auspices la journée mondiale de la Femme en ce 8 mars. Les 6 plasticiennes ont toutes répondu favorablement à l’appel qui leur était destiné, certaines s’étant déplacé de la ville de Tizi-Ouzou en cette journée caniculaire. « Palettes au féminin », c’est le titre de cette exposition collective qui a réussi  à mêler dans un entrelacs d’images suggestives débordant de créativité des sensibilités de femmes passionnées de dessins et de peinture et pour la majorité autodidactes, exerçant des métiers proches des arts ou carrément scientifiques ou médicaux.
Pour Nadia Cherrak qui nous vient des montagnes de Kabylie, la peinture n’a pas de secret, elle l’exerce beaucoup plus par amour de la musique et de la danse classique : « On a fait appel à moi pour participer à cette exposition et c’est avec joie et un grand bonheur que je le fais avec mes amis ici présentes. Cette palette est hautement colorée et regorge  de sensations intimes et personnelles. J’expose une quinzaine d’œuvres d’art avec plusieurs techniques : acrylique sur toile, peinture sur verre, technique mixte sur toile et cuivre. Le thème est très musical donc, il y a une bonne dose de combinaisons avec ce que j’ai fait dans ma jeunesse à savoir la danse classique », dit-elle avant de poursuivre pleine d’enthousiasme : « Il ya une coordination dans mes surfaces picturales entre l’expression corporelle, la musique classique et puis les couleurs.
Les couleurs sont toutes bienvenues dans mes sujets, mais celles qui sont chaudes sont omniprésentes par rapport aux couleurs que l’on retrouve dans les paysages de la Kabylie et je jongle un peu dans mes toiles avec le traditionnel et le moderne dans un style semi-figuratif loin de tout ce qui peut être réaliste. » Avec  l’artiste Meghnem née Fidaoui Safia, on passe à un tout autre univers, celui  des portraits de femmes oscillant entre la tourmente et la sérénité qui célèbrent suivant des prénoms oubliés ou en voie de disparition la place de la femme dans l’histoire d’une ville ou à travers le patrimoine immatériel : « Pour moi peindre les portraits, c’est mettre une âme, c’est un vrai challenge que de décliner les visages d’une femme à travers d’anciens prénoms. En fait sur chaque tableau, j’ai posé mes sentiments en travaillant sur l’esthétique. Les travaux sont très différents parce qu’il ya plusieurs techniques picturales qui vont du modernisme à celles mixtes avec un collage et de la peinture à l’huile et des techniques à l’ancienne de transparence parce que souvent je m’inspire d’images ou de souvenirs. » affirme-t-elle.
Pour Mme Nait El-Hocine Fatiha qui est professeur de dessin dans un collège, il s’agit pour elle de transmettre sa passion pour les arts plastiques à ses élèves en leur inculquant le gout du dessin, une manière aussi pour elle de faire connaître ce domaine inexploré de la peinture : «  C’est ma passion avant toute chose, j’adore le dessin et j’espère que c’est comme cela que l’on pourra faire évoluer le dessin en Algérie. Mes tableaux représentent des périodes différentes de ma vie et chaque période représente à son tour mes états d’âme. De temps en temps, j’avais une envie folle de travailler la peinture à l’huile puis l’aquarelle. J’ai exposé ici 12 tableaux, car à un certain moment je m’intéressais au cubisme puis je suis passée au figuratif et l’abstrait.
 Le figuratif est une manière pour moi d’exprimer ma nostalgie pour la Casbah d’antan. Le tableau qui s’intitule « La tendresse » est proprement féminin, c’est une femme qui baigne dans la douceur, mais qui est sous la protection de la gent masculine », dit-elle avec une certaine emphase et beaucoup de sensibilité.  
 Pour cette licenciée en psychologie appliquée ayant préparé son magister à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts, elle s’est toujours orientée depuis son jeune âge vers le dessin puis la peinture au point où tout en poursuivant ses études de psychologie, elle a porté un regard curieux sur ce que l’on appelle l’art-thérapie  ou la psychologie de l’art. Majda Benchaabane est en effet une jeune artiste qui a exposé des travaux récents qui sortent quelque peu de l’ordinaire puis qu’ils sont à cheval entre le figuratif et l’abstrait, entre la forme et son expression et la manière d’exécuter ses toiles. Cette touche de modernité et d’avant-gardisme que l’on retrouve dans ces toiles, elle l’a doit à la technique utilisé à savoir celle du pop’art pour les autoportraits avec des collages de coupures de journaux.
    Lynda Graba

 

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