jeudi 05 dcembre 2019 19:34:50

La Journée internationale de la femme célébrée demain : Des acquis à enrichir

La femme sur la scène politique : Un rôle remarquable

PUBLIE LE : 07-03-2013 | 0:00
D.R

« Soyez vigilantes afin de garder vos acquis ! » C’est le message de la ministre de la Solidarité nationale Mme Souad Bendjaballah aux femmes algériennes à l’occasion de leur fête ce 8 mars. Oui, mais pour cela, la ministre appelle à la mise en place «d’un ministère qui sera chargé de garder les acquis de la femme et qui travaillera afin de garantir les droits féminins».

Elle estime, dans ce sens, que des stratégies et mécanismes doivent être mis en œuvre afin de concrétiser cette volonté politique de propulser la femme à la place qui lui revient. La Journée mondiale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, marque une halte commémorative dans le long processus d’émancipation mené par les femmes, afin d’évaluer les avancées, les acquis, mais aussi les embûches qui entravent le sentier de leur combat. En Algérie, comme dans tous les pays en voie de développement, les femmes évoluent lentement mais parviennent, néanmoins, à gravir tant bien que mal quelques échelons. On est loin de certains pays arabes où la femme n’a ni le droit de voter ni celui de conduire une voiture, on est aussi loin de certains pays occidentaux où la femme, même si elle occupe le même poste de travail que son collègue homme, ne touche pas le même salaire que lui. Mais on est aussi très loin des femmes à la tête d’entreprises privées ou publiques ou encore d’un nombre important  de femmes à des postes politiques.  
Il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’en 50 ans d’indépendance, la situation de la femme algérienne a positivement évolué en comparaison avec celle de sa sœur d’avant le recouvrement de la souveraineté. Les arguments statistiques à même d’étayer une telle assertion ne manquent pas. Quel que soit le secteur, on retrouve une forte présence féminine. A titre d’exemple, l’effectif enseignant féminin dans le secteur de l’éducation nationale, tous cycles confondus, est estimé à 190.003 enseignantes, soit 43,64% du corps qui compte 435.288 enseignants. Dans l’enseignement supérieur, le secteur compte plus de 13.500 femmes, soit 34% du personnel, selon une étude faite par la tutelle en 2010. Cette forte présence de la femme lui a permis de concurrencer l’homme en occupant avec mérite une place notamment en tant qu’hospitalo-universitaire avec 45%. La femme a aussi réussi à accéder aux hautes fonctions administratives au sein de l’université. Les femmes sont également présentes dans le domaine de la recherche scientifique puisque, selon des statistiques livrées en 2012, il est indiqué que 422 femmes activaient dans ce domaine, soit 39,50% de l’ensemble des chercheurs. La gent féminine a également investi des champs d’activité qui ont été longtemps la chasse gardée des hommes. Le personnel féminin du corps de la Sûreté nationale a atteint actuellement plus de 14.000 éléments, alors que leur nombre n’excédait pas 16 femmes en 1973. Dans le domaine de la justice, les sorties de promotion de l’École supérieure de la magistrature enregistrent des chiffres éloquents puisque le nombre de femmes est passé de 65 magistrats femmes en 2003 à 151 en 2009. La même constatation s’impose aussi à la lecture des statistiques relatives à la présence des femmes dans une activité considérée comme purement masculine, à savoir le commerce. Le nombre de femmes ayant un registre du commerce a atteint 115.987 à fin janvier 2012, soit 7,5% du nombre global des commerçants (1.530.283) inscrits au Centre national du registre du commerce (CNRC). Le nombre de femmes inscrites au CNRC s’est accru de 14,6% depuis 2006. Au plan politique, l’année 2012 a été une année particulière pour les femmes algériennes dans la mesure où elles ont réalisé de nouveaux acquis grâce aux efforts colossaux consentis et sanctionnés par la promulgation de la loi sur l’élargissement de la représentation de la femme dans les Assemblées élues, outre la mise en place d’une stratégie pour l’intégration et la promotion de la femme. L’Algérie se rattrape aussi sur la participation de femmes en politique. Le nouveau Parlement algérien, issu des législatives de mai 2012, compte 145 femmes sur 462 sièges. Un chiffre salué, même si celui-ci diminue dès lors qu’on monte en grade. Trois femmes occupent des postes ministériels. L’Observatoire des violences faites aux femmes a été la conséquence logique de la lutte des femmes et des féministes, obligés pendant longtemps de répondre au cas par cas aux agressions et autres violences dont sont victimes les femmes au quotidien. C’est ainsi qu’est né l’Ovif, pour veiller, prévenir et alerter. Toutefois, en dépit de tous ces acquis, il reste encore beaucoup à faire,  et le chemin reste encore long pour l’émancipation totale des femmes en Algérie. Sur le plan international, l'Algérie a ratifié toutes les conventions relatives aux droits de la femme. Les ambassadeurs algériens à l'ONU affirment, dans leurs interventions, que l'Algérie est en phase pour se mettre en conformité avec ces conventions. Sur le plan national, il y a encore le Code de la famille dont certaines dispositions devraient être revues.    
Farida Larbi

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La femme sur la scène politique
Un rôle remarquable
 La promotion du rôle de la femme dans le domaine  politique a été soulignée hier  à Alger lors d’une journée d’étude.
Dans la déclaration finale de cette journée qui a débuté mardi à l’occasion  de la journée de la femme, les participantes ont lancé un appel à la classe  politique nationale pour préserver “les acquis de la femme en matière de participation  dans la vie politique”.
Elles ont par ailleurs appelé les élues dans les différentes assemblées  à renforcer et à valoriser ces acquis.
Les participantes ont exprimé à cette occasion leur solidarité avec  les peuples palestinien et sahraoui , appelant toutes les instances internationales à “honorer leurs engagements vis-à-vis des principes de la justice, des droits  de l’Homme et de la légalité internationale en faveur de l’autodétermination  et de l’indépendance des deux peuples”.
Elles ont dénoncé en outre “les violation systématiques des droits de  l’Homme au Sahara occidental et le jugement de civils sahraouis devant les tribunaux  militaires”. 

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Halte à la violence !
C’est sous le thème «Une promesse est une promesse, il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes», que la Journée internationale de la femme sera célébrée cette année à travers le monde entier.
Cet événement, qui revient chaque 8 mars, vise à renforcer l'engagement de la communauté internationale à mettre fin à la violence contre les femmes. Malgré les efforts consentis par les gouvernements pour l’élimination de ce phénomène reconnu comme étant un problème majeur de santé publique, la violence à l’encontre des femmes en général a atteint, ces dernières années, les  proportions d’une pandémie. Au moins une femme sur trois dans le monde a déjà été battue, contrainte à avoir des rapports sexuels ou victime d'autres mauvais traitements le plus souvent par un proche. En outre, environ  50% des agressions sexuelles sont commises sur des filles de moins de 16 ans. En Algérie, les chiffres avancés par les services de sécurité sur la violence à l’égard des femmes font état d’une recrudescence sans précédent.  
En effet, plus de 24 femmes sont violées chaque mois et plus de 5.700 ont été battues dont 261 ont trouvé la mort durant les premiers huit mois de l’année en cours. Selon un document établi par la Direction de la Police judiciaire de la Gendarmerie nationale sur la violence contre les femmes, 190 femmes ont été victimes d’un viol individuel ou collectif durant les premiers huit mois de l’année 2012.
Ce phénomène planétaire est à l’origine de plusieurs facteurs de risques. Certains sont liés aux auteurs des violences, d’autres aux victimes et d’autres encore aux deux. On cite à titre d’exemple les facteurs de risque spécifiques de la violence du partenaire intime qui relève notamment des antécédents d’actes violents en tant qu’auteur ou victime ;  des mésententes et insatisfaction conjugales (auteurs et victimes) ou encore les faiblesses des sanctions juridiques contre la violence.
L’inégalité des femmes par rapport aux hommes et le recours à la violence en tant que norme pour résoudre les conflits sont, pour tout auteur d’actes violents, fortement liés à la violence du partenaire intime et à la violence sexuelle. La violence d’un partenaire intime et la violence sexuelle entraînent à court et long terme de graves problèmes de santé physique, mentale, sexuelle et génésique pour les victimes et leurs enfants et elles ont de ce fait des coûts socio-économiques élevés. Les coûts socio-économiques sont énormes et se répercutent sur toute la société. Les femmes peuvent souffrir d’isolement, d’incapacité au travail, de pertes de salaire, d’une participation insuffisante aux activités ordinaires et d’une capacité limitée à prendre soin d’elles-mêmes et de leurs enfants. Actuellement, il y a peu d’interventions dont l’efficacité a été scientifiquement prouvée. Il faut davantage de ressources pour renforcer la prévention primaire de la violence exercée par le partenaire intime et de la violence sexuelle, c’est-à-dire pour éviter que des actes de ce type ne soient commis. Pour instaurer un changement durable, il est important d’adopter une législation et de développer des politiques protégeant les femmes, de lutter contre les discriminations à l’encontre des femmes, de promouvoir l’égalité entre les sexes et de contribuer à faire évoluer les normes culturelles pour ne plus laisser de place à la violence.
Kamélia H.

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Rencontre à Tizi Ouzou
Un rôle déterminant contre l’occupation française
Les femmes algériennes ont joué un rôle déterminant dans la lutte contre l’occupation coloniale, à l’instar de la légendaire Lalla Fadhma N’soumer, a indiqué hier M. Si Youcef Mohamed, à l’université de Tizi Ouzou, lors d'une rencontre  sur cette figure de proue de la résistance populaire, organisée à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme. Figure emblématique symbolisant la résistance populaire contre les différentes  expéditions menées par le maréchal Randon de 1850 à 1857 pour la conquête de la Kabylie, Lalla Fadhma N’soumer, malgré son jeune âge (27 ans à l’époque des faits), a émergé du lot de ses congénères, grâce au charisme de sa personnalité et à sa clairvoyance, à la limite d’une vision prophétique, qui lui ont permis d’avoir un ascendant certain sur les moussabilate, qu’elle mobilisait lors de batailles livrées à l’ennemi, a souligné M. Si Youcef Mohamed, enseignant à l’université de Tizi Ouzou. C’est à cette femme courage, qualifiée de Jeanne d’Arc d’Algérie par le maréchal Randon, son bourreau, que les chefs guerriers de l’époque, à l’instar de Chérif Boubeghla et Si l’Hadj Amar, adressaient pour lancer l’appel au djihad et mobiliser tous les hommes des villages pour repousser l’ennemi, a ajouté M. Si Youcef au titre de sa conférence intitulée «Les conditions d’émergence de Fadhma N’soumer en tant que figure de proue de la résistance».          
Abordant le rôle de la femme dans la lutte contre les forces d’occupation coloniale, l'universitaire Omar Kerdja a rappelé que celle-ci ne se contentait pas seulement de l’aspect logistique, consistant à soigner les blessés, à cuisiner et à recharger les armes des combattants, mais aussi à pousser des youyous pour galvaniser ces derniers à aller à l’assaut des troupes ennemies.          
Pour mieux souligner ce trait de la résistance populaire contre la conquête de la Kabylie, l'intervenant a mis en exergue les batailles de Tachkirt (juin 1854) et d’Icharriden (juin 1857), région située à cheval entre Aïn El-Hammam et Larbaâ Nath Irathene, durant lesquelles, a-t-il dit, les femmes transportaient des vases de henné préparé qu’elles utilisaient pour tacher tout combattant qui tenterait de fuir le champ de bataille. Le conférencier a encore ajouté que celui qui serait, par malheur, marqué par cette tache de henné, portera toujours l’infamie et sera renié non seulement par sa tribu, mais également  par sa propre famille. Il a par ailleurs indiqué que les  hommes, en ces temps-là, préféraient mourir sur le champ de bataille, plutôt  que d’être déshonorés par les femmes, surtout quand celles-ci donnent l’exemple en allant au charbon.          
Ne pouvant pas affronter le courage des moussebiline sur le terrain, l’ennemi, malgré son armada, ne put conquérir la Kabylie qu’en juin 1857, en usant de l’effet surprise, pour débarquer à Larbaâ Nath Irathene, un jour de l’Aïd du mois de mai de la même année, a fait observer le conférencier.          
Pour sa part, M. Kheddam Mohand Oubelkacem, inspecteur de l'éducation nationale, s’est intéressé à l’aura de ce personnage mythique que fut Lalla  Fadhma N’soumer qui avait un grand sens de l’honneur et du sacrifice en allant dans son combat jusqu’à renoncer à se marier, malgré sa beauté, pour se consacrer entièrement à la résistance, et ce en dépit de multiples demandes en mariage.

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Femmes battues
6.039 femmes ont subi des violences en 2012
Au moins 6.039 femmes ont subi des violences en 2012, à travers l'ensemble du territoire national, selon un bilan du commandement de la Gendarmerie nationale.    
Les violences ont touché 3.726 femmes sans travail, 2.681 femmes mariées et 2.500 femmes célibataires, a précisé le commandement de la Gendarmerie nationale dans un bilan publié à la veille de la Journée internationale de la femme et dont l'APS a reçu une copie hier. 
Plus de 800 femmes divorcées et veuves, 837 étudiantes et 821 employées ont également été victimes de violences, a ajouté la même source.
2.572 femmes ont, par ailleurs, été impliquées dans des crimes en 2012 à l'échelle nationale, a ajouté le bilan, précisant qu’Annaba arrive en tête avec 227 femmes impliquées dans des crimes, suivie d’Aïn Témouchent avec 141 femmes impliquées, Tlemcen (113 femmes), El-Tarf (111 femmes) et Alger (109  femmes).          
La plupart des femmes (1.772) impliquées dans des crimes sont sans travail, a indiqué la même source, précisant que 1.090 femmes célibataires, 986 femmes  mariées et 245 employées, ont été impliquées dans des crimes en 2012.

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