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Mars, mois des chouhada, mois de la Victoire évoqué au Forum de la Mémoire d’el moudjahid : Gloire à nos martyrs

Si le mois de mars annonce le printemps, pour nous, Algériens, il nous offre l’occasion précieuse et renouvelée d’évoquer le souvenir et hauts faits d’armes d’hommes et de femmes vaillants et courageux qui ont tracé par le sang la voie de l’indépendance.

PUBLIE LE : 02-03-2013 | 23:00
Ph : Billal

Si le mois de mars annonce le printemps, pour nous, Algériens, il nous offre l’occasion précieuse et renouvelée d’évoquer le souvenir et hauts faits d’armes d’hommes et de femmes vaillants et courageux qui ont tracé par le sang la voie de l’indépendance.  Le mois de mars reste le mois de chouhada et de la Victoire. En ce mois, des  hommes et des femmes épris de liberté sont tombés au Champ d’honneur allongeant la longue  liste des chouhada. Durant ce mois, la France, après de longues négociations avec le GPRA, a fini par admettre que l’Algérie ne sera jamais une colonie française.

L’historien Mohamed Lahcen Zghida invité, hier, du Forum de la Mémoire d’El Moudjahid, organisé en coordination avec l’Association Machaal Echahid, est revenu sur les haut faits que l’histoire a enregistré au mois de mars de 1902 à 1962, et sur les chouhada tombés au champ d’honneur. Tout en expliquant  que le fait de méditer   sur  le parcours d’un seul de nos vaillants chouhada, c’est comme si nous le faisions pour tous les autres tant ils se rencontrent autour de multiples points, indistinctement de leurs grades et responsabilités sur les champs de bataille. Ils se distinguaient tous par des qualités exceptionnelles et des valeurs nobles qui ornaient leurs héroïques actes, leur brave combat et leurs grands sacrifices.
Ils vivaient pour la cause en laquelle ils croyaient ardemment. Leurs paroles et gestes soufflaient tant l’espoir que l’espérance, même sur le point de tomber au champ d’honneur. En présence de jeunes scouts, de moudjahidine et des parents de chouhada, le conférencier a annoncé que durant ses travaux de recherche, il a  répertorié 31 événements qui se sont déroulés au mois de mars, en 60 ans (1902/1962). Comme il a cité les chouhada (morts en ce mois), qui ont préféré mourir pour une Algérie libre et indépendante à l’image de Larbi Ben Mhidi, Mustapha Benboulaid,  Amirouche et si El Haouès, Ali Mellah, Réda Houhou, Baatouche, Si Lakhdar, Si Zeghloul, Ferradj, Lotfi, l’écrivain Mouloud Feraoun, Abdelhak Gouicem et l’avocat Ali Boumendjel.  Pour sa part Mohamed Ghafir, militant au sein de la Fédération de France du FLN a tenu à évoquer le chahid Aliane Omar assassiné en France le 26 mars 1957, et Belhouchet Mouloud, dont une grande rue à Hussein Dey porte son nom. En  parlant de ce chahid, mort les armes à la main, le 28 mars 1960, il dira de lui que sa mort est similaire à celle de Ali la Pointe. Les  jeunes scouts,  écoutait attentivement Mohamed Ghafir.  Ils étaient suspendus  à son récit, lui qui racontait comment ce jeune adjudant de l’ALN a réussi à attirer un capitaine de l’Armée française, après avoir mené une farouche bataille à Guenzet. En effet, après les combats, il s’était réfugié, lui et ses compagnons, dans une maisonnette.  Et avait exigé de l’ennemi de négocier qu’avec un officier de son rang. Une fois le capitaine arrivé avec d’autres soldats, il a ouvert le feu et a réussi à les neutraliser. Par la suite la maison où il s’était retranché a été   détruite par des explosifs. Le moudjahid et ancien ministre Abdelhafid Amokrane, a, de son côté rappelé l’engagement et le sens de sacrifice des moudjahidine. A ce titre, il se rappelle encore que le colonel Lotfi, et le commandant Ali Mellah et des milliers d’autres moudjahidine, une fois au maquis, ils avaient demandé à leur épouse de refaire leur vie, car eux avaient choisi comme nouvelle épouse l’Algérie. Mais, ces épouses sont restés fidèles à leur époux et ont, elles aussi, choisi la patrie. Le fils du commandant Ali Mellah, présent, se rappelle encore ce jour où les soldats français étaient venus à la maison et ont emmené son père pour l’exécuter. « L’officier français, avait menacé ma mère et lui avait annoncé que son fils allait mourir ». Elle avait répliqué « si vous tuez mon fils, la révolution se poursuivra, et si vous ne le tuez pas la révolution se poursuivra ».  
Nora Chergui    
 

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