dimanche 18 novembre 2018 01:28:18

La soirée a été animée par une pléiade d’artistes dont Ait MengueLlet : Hommage à Akli Yahiaten à la salle Atlas

La ministre de la Culture Mme Khalida Toumi a décerné, en fin de cérémonie, le trophée-hommage à Akli Yahiaten en reconnaissance à l'apport de ce grand artiste à la chanson kabyle et au patrimoine musical.

PUBLIE LE : 03-03-2013 | 0:00
D.R

Une pléiade d'artistes d'expression amazighe ont animé, jeudi soir à la salle Atlas de Bab El Oued (Alger), une cérémonie en hommage à une icône de la chanson kabyle, Akli Yahiaten, en présence d'une foule nombreuse comptant les fans de l'artiste et des membres de la famille artistique. Les chanteurs Aït Menguellet, Nacer Mokdad, Ahcène Ath Zaïm, Farid Ferragui et Amel Zen se sont relayés sur la piste et ont gratifié le public d'une série de chansons. Pour l'occasion, un film documentaire, produit par la Télévision algérienne et retraçant le parcours artistique de l'auteur de Ya el menfi a été projeté. L'auteur-compositeur Kamel Hamadi a fait la surprise en montant sur scène pour évoquer des souvenirs avec Akli Yahiaten dans l'exil, en France, durant la guerre de Libération nationale. L'artiste a rappelé avoir connu Akli Yahiaten en tant que militant et raconté les circonstances de son arrestation dans un café en France pour avoir contribué à la collecte de fonds au profit du Front de libération nationale. Le chanteur Ahcène Ath Zaïm a donné une reprise de Thamourt nagh thamourt idhourar (notre pays), dans laquelle Akli Yahiaten chante la beauté de la Kabylie. De leur côté, Nacer Mokadad, Amel Zen et Farid Ferragui ont interprété des partitions de Azrigh ezzine di Michli et Ines Iwaghrib dédiées respectivement à la femme et à l'exil. Lounis Aït Menguellet a fait l'événement en reprenant un succès de Yahiaten Djahagh bezaf damezian (je me suis exilé très jeune), une des premières chansons que le regretté Yahiaten a enregistré, il avait alors 24 ans, avec le maestro Amraoui Missoum. En fin de cérémonie, la ministre de la Culture Mme Khalida Toumi a décerné le trophée-hommage à Akli Yahiaten en reconnaissance à l'apport de ce grand artiste à la chanson kabyle et au patrimoine musical. Mme Toumi a également remis aux artistes présents des coffrets portant des enregistrements de l'artiste. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la série d'hommages aux grands maîtres de la musique algérienne organisés par le ministère de la Culture avec le concours de l'Office national des droits d'auteur et droits voisins (Onda). Akli Yahiaten, né en 1933 à Aït-Mendes près de Boghni, wilaya de Tizi-Ouzou, est un chanteur algérien de musique kabyle. Emigré en France dans les années 1950, il travaille comme manœuvre spécialisé dans les usines Citroën et commence à fréquenter le milieu artistique du Quartier latin (Slimane Azem, Zerrouki Allaoua, Cheikh El Hasnaoui). L'artiste, dont les instruments préférés étaient l'ud et la mandoline, a composé et interprété plusieurs chansons à succès dont notamment Ayakham dhachou kyoughan (ô maison que t'arrive-t-il), traduite en espagnol, outre Ya el menfi qui a été reprise par le trio Mami-Khaled-Rachid Taha, ainsi que par le chanteur libanais Alaa Zalzali.
 

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