lundi 24 fvrier 2020 12:49:58

Procès pour enlèvement et détournement d’enfants : Reporté à la prochaine session criminelle

Le procès impliquant près de 13 personnes accusées d’enlèvement et de détournement de 25 enfants algériens pour les déplacer en Europe afin d’être adoptés en contrepartie d’importantes sommes d’argent a été reporté hier par le tribunal criminel près la cour d’Alger a la prochaine session criminelle, pour absence de 5 autres accusés actuellement en France.

PUBLIE LE : 18-02-2013 | 0:00

Le procès impliquant près de 13 personnes accusées d’enlèvement et de détournement de 25 enfants algériens pour les déplacer en Europe afin d’être adoptés en contrepartie d’importantes sommes d’argent a été reporté hier par le tribunal criminel près la cour d’Alger a la prochaine session criminelle, pour absence de 5 autres accusés actuellement en France.
Il s’agit des familles algériennes ayant adopté des nourrissons de manière irrégulière. Il y avait monde hier à l’intérieur de la salle d’audiences, où les familles des accusés étaient en grand nombre venus soutenir leurs proches se trouvant au banc des accusés. Il s’agit d’un médecin, d’un notaire, du fils d’un autre notaire, dont le père est décédé en prison, et de quatre femmes inculpées pour complicité. Un médecin, possédant une clinique à Aïn Taya, est le principal accusé dans cette affaire. L’instruction a été lancée suite au décès en 2009 d’une jeune fille lors d’un avortement. «Les investigations ont révélé que ce médecin généraliste se faisait passer pour un obstétricien propriétaire d’une clinique à Aïn Taya, et, avec l’aide de sa sœur, il prenait en charge gratuitement des femmes enceintes célibataires jusqu’à ce qu’elles accouchent et exploitait aussi les fœtus avortés qu’il conservait dans un produit spécial et exportait vers l’étranger.» Les deux notaires  étaient chargés de rédiger «des documents de désistement» signés par les mères célibataires. Les avocats des accusés crient que cette affaire est infondée et que sa surmédiatisation par la presse nationale n’est pas très indiquée.
L’avocat du principal suspect a même reproché au tribunal d’avoir permis aux journalistes d’assister au procès. Reproches vite écartés par le président du tribunal qui a affirmé que le procès est public et qu’il n’y avait aucune raison de le tenir à huis clos. Il faut savoir que les accusés sont en détention préventive depuis 4 ans. Procédure qui a été longuement contestée par les avocats de la défense, une libération provisoire a même été demandée, mais refusée par le tribunal. Les arguments qui vont être débattus par les avocats vont se baser sur l’absence de victimes dans cette affaire, l’absence de preuves tangibles, à l’exception des ordonnances permettant aux enfants de sortir du territoire national et que la justice conteste, les assimilant à des documents falsifiés. Précisons enfin que les familles ayant adopté les enfants résident en France et ont la double nationalité ; elles sont aussi accusées dans cette affaire.
Farida Larbi

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