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Révolution de Novembre , Mme Ouared : “10.000 moudjahidate ont combattu”

Le centre de loisirs scientifiques de la rue Didouche-Mourad (Alger) a abrité, hier après- midi, une conférence débat sur le thème de la participation de la femme à la Révolution de Novembre, animée par la moudjahida Mme Akila Ouared.

PUBLIE LE : 16-02-2013 | 23:00
Photos : Nesrine T.

Le centre de loisirs scientifiques de la rue Didouche-Mourad (Alger) a abrité, hier après- midi, une conférence débat sur le thème de la participation de la femme à la Révolution de Novembre, animée par la moudjahida Mme Akila Ouared. Organisée par l’établissement Arts et Culture d’Alger, dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance nationale, cette rencontre a permis à l’assistance présente, composée de moudjahidate et d’étudiantes en majorité, de suivre avec grand intérêt la communication de Mme Ouared, dans laquelle elle a rappelé, non sans une grande fierté, la précieuse contribution de la femme algérienne à la lutte de libération nationale, aux côtés de ses frères moudjahidine. Dans ce contexte, Mme Ouared a donné un véritable cours d’histoire sur la longue résistance du peuple algérien face à l’occupant colonial, de 1830 à 1962, en mettant particulièrement l’accent sur le rôle important joué par les Algériennes, dans les maquis et dans les villes, depuis les femmes des Zaâtchas (Biskra) qui ont fait fuir la soldatesque coloniale, à Lalla Fatma N’Soumeur qui a opposé une farouche résistance face à l’ennemi, jusqu’aux milliers de moudjahidate — environ 10.000, selon les estimations du ministère des Moudjahidine — qui se sont illustrées durant la Révolution de Novembre, en Algérie et en France, dans tous les domaines. Avant de faire le choix des armes pour libérer le pays du joug colonial, les Algériens ont longtemps revendiqué leurs droits légitimes, par divers moyens, vainement, a-t-elle souligné, avant d’ajouter ensuite que le peuple algérien a d’abord opposé une farouche résistance face à la soldatesque coloniale, sous la direction de l’émir Abdelkader, Ahmed Bey, El Mokrani, El Haddad, Ouled Sidi Cheikh et autres, avant de changer le fusil d’épaule, et s’engager sur le terrain politique, en revendiquant pacifiquement les droits du peuple algérien à la liberté et à l’indépendance. Il a fallu attendre les massacres du 8 mai 1945 en Algérie, pour  assister au réveil brutal du peuple algérien et son choix des armes pour libérer le pays. Et Novembre fut !
Mme Ouared s’est ensuite penchée sur  les grandes étapes de la glorieuse Révolution de Novembre pour mettre en exergue le courage, l’héroïsme dont ont fait preuve les nombreuses femmes algériennes durant la lutte  de libération nationale. Outre les valeureuses moudjahidate des maquis et des villes, dont nombre d’entre elles sont tombées au champ d’honneur, d’autres femmes, beaucoup plus anonymes, se sont sacrifiées aussi pour la libération du pays, a souligné la conférencière, en rendant un vibrant  hommage aux femmes de liaison, aux fidaïate, aux détenues, à celles qui ont acheminé le courrier, assuré l’hébergement, le transport, les soins infirmiers aux moudjahidine, au péril de leur vie. Beaucoup de noms de «chahidate» et de moudjahidate ont été cités à cette occasion par la conférencière, avant d’ouvrir un débat dans la salle.
Mourad A.

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