mercredi 14 novembre 2018 02:39:05

Rachid Benaïssa : “Les wilayas du Sud doivent contribuer à la sécurité alimentaire”

« Le délai du crédit bonifié Ettahadi sera porté à 5 ans. »

PUBLIE LE : 16-02-2013 | 0:00
D.R

Désormais, le délai de crédit bonifié Ettahadi dans les wilayas du Sud sera porté à 5 ans au lieu de 3 ans. Selon le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, désormais, les concessionnaires bénéficiaires de ce crédit rembourseront leur dette après 5 ans, et à taux d’intérêt zéro. Cette bonne nouvelle confirme encore une fois que les pouvoirs  publics ont une grande volonté pour le développement des wilayas du Sud, notamment Ghardaïa, à Adrar et Illizi. Lors d’une conférence de presse organisée en marge de la rencontre de concertation avec les acteurs du développement de la wilaya d’Illizi, le ministre a tenu à souligner que « ce financement bancaire décidé dernièrement par les autorités publiques à pour objectif de relancer le secteur de l'agriculture, notamment dans les wilayas du Sud. »
Il faut savoir que ce crédit, tel que retenu, portait sur un million de dinars l’hectare pour les nouvelles exploitations d'élevage ne dépassant pas 10 hectares. Mettant à profit cette occasion, le ministre  a souligné que « les différents acteurs des régions du Sud doivent contribuer au développement de l’agriculture et de s’investir avec efficience afin d’assurer la sécurité alimentaire du pays. »
Il ajoutera que « le développement de ce secteur dans les wilayas du Sud contribuera davantage à la préservation de la souveraineté nationale. » Le ministre n’a pas manqué de mettre l’accent sur les importantes potentialités que  recèle les wilayas du Sud, en citant à titre d’exemple les terres agricoles fertiles et de ressources hydriques souterraines abondantes, en plus d’une richesse animale,  notamment camélidé.   

Le PNB sera plafonné à 30%
Selon lui, ces potentialités ont permis à ces wilayas de contribuer de 13,3% au produit national brut (PNB) durant ces quatre dernières années. En indignant  que ce pourcentage « est très important ».
Il a relevé dans ce sens que cette contribution sera augmentée à la hauteur de  30%. Par ailleurs, pour dynamiser l’approvisionnement en aliments de bétail dans la région, Benaïssa, à fait savoir que le gouvernement est prêt à fournir aux éleveurs de la wilaya une quantité de 50.000 quintaux d’orge susceptible et même plus par an contre 25.000 quintaux en 2012». Et de poursuivre dans ce sens « qu’une instruction interministérielle, Agriculture, Intérieur et Finances, portant sur la redynamisation des dispositifs relatifs au foncier agricole dans les wilayas sahariennes a été signée mercredi passé ». Tout en appelant  les acteurs locaux à s’organiser et créer des  coopératives pour rapprocher l’orge des éleveurs dans les plus brefs délais d’autant plus que ces régions font face à la sècheresse. A une réponse sur la réalisation d'un centre de formation des  vulgarisateurs, Benaïssa a relevé qu’une décision de programmer des sections de formation au niveau des centres de formation et d’enseignement professionnels,  existait au niveau de ces régions », avant d’ajouter que la construction de centre spécialisé sera lancé prochainement dans l’une des wilayas en question.
   
Nécessité d’un système de régularisation
Mettant l’accent sur le manque de certains produits agricoles sur les marchés de ces wilayas, le ministre a souligné que cela demande un système de régulation. Ce système regroupera, selon lui, « des milliers de producteurs.» Il expliquera que pour convaincre les producteurs d’adhérer à ce système demande beaucoup d’efforts.
Dans ce contexte il s’adressera aux agriculteurs les appelant « à produire beaucoup et sans aucune crainte. Parce que le marché et les prix  sont  garantis ». « Même ceux qui stockent les produits agricoles ne doivent éprouver, aucune crainte », a-t-il ajouté.  
Selon lui « afin de mettre en place des mécanismes de régulation, il faut la contribution des acteurs des secteurs en question et l’organisation professionnelle. »
En outre, à une réponse sur la réalisation de forages pour les éleveurs de chameaux, il a affirmé que « des instructions  ont été données à l’entreprise algérienne du génie rural (EAGR), sise à Ouargla,  afin d’activer la réalisation de 15 abreuvoirs et la réhabilitation de 20 autres  ainsi que l’équipement de 5 grands puits. »     
M. Benaïssa a rappelé dans ce sens les différents programmes complémentaires  engagés en faveur de ces wilayas pour développer l’agriculture saharienne et le cheptel camélidé.
Pour la cas d’ Illizi, le ministre a indiqué qu’une enveloppe de près de 5 milliards de dinars a été mobilisée en faveur du secteur agricole pour financer, entre autres, la réalisation de 277 km de réseau électrique rural. Il a aussi souligné que cette wilaya, qui compte 54.490 habitants, dispose d’un indice de développement humain meilleur que celui des wilayas du Nord. Enfin, Benaïssa a mis l’accent sur les objectifs de ces rencontres en indiquant que les celles-ci vont servir à renforcer les bases économiques de ces régions en sécurisant les exploitants « et permettre ainsi, de gagner en permanence de nouvelles terres arables pour augmenter la production dans toutes les filières et cela, bien sûr, afin de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire du pays. »
M. A-Z.

 

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