mardi 14 juillet 2020 02:38:39

Espace Méditerranéen : Pour une coopération multilatérale

La nécessité d’établir un cadre de coopération multilatérale et de créer une plate forme pour l’atterrissage démocratique arabo-méditerranéen, a été souligné, hier, à Alger, par le directeur de l’Institut européen de la Méditerranée, M. Andrew Bassols.

PUBLIE LE : 13-02-2013 | 0:00
Ph : Nessrine

La nécessité d’établir un cadre de coopération multilatérale et de créer une plate forme pour l’atterrissage démocratique arabo-méditerranéen, a été souligné, hier, à Alger, par le directeur de l’Institut européen de la Méditerranée, M. Andrew Bassols. Animant une conférence sous le thème de la coopération sous-régionale dans l’espace méditerranéen, M. Bassols a mis l’accent sur l’importance d’établir un cadre multilatéral de coopération entre les pays de l’union européenne et les pays nord-africains et de la Méditerranée orientale pour faciliter la transition démocratique, notamment dans certains pays de la région. « Nous somme face à un monde globalisé et extrêmement compétitif, dans lequel et de façon surprenante, la Méditerrané est absente en tant que sujet géopolitique international », a-t-il estimé avant d’ajouter « On évoque souvent l’Asie et l’émergence de l’Amérique latine et de l’Europe de l’Est, mais on fait rarement référence au potentiel économique social, culturel et politique de cette mer commune. »  Le conférencier a estimé qu’aujourd’hui, les relations entre les pays du sud de la Méditerranée et les pays européens, doivent être « favorisées et développées davantage, de manière à faire de la Méditerranée un espace géopolitique important, et un point de référence et d’approximation en transition vers la démocratie, pour tous les pays riverains. »  « Si on analyse ce qui s’est passé en Europe de l’Est depuis 1989, on réalise que tous les pays qui peuvent être considérés comme démocratiques, sont les pays qui ont eu la possibilité d’avoir un horizon européen et d’appartenir aux institutions européennes, alors que les autres pays qui n’ont pas eu la possibilité d’atterrir dans une plateforme de consolidation démocratique, souffrent aujourd’hui, des problèmes importants quant à leur transition démocratique comme c’est le cas de l’Ukraine », a-t-il dit.
Selon lui, des efforts ont été faits dans cette perspective. D’ailleurs, le processus de Barcelone est un exemple clair ainsi que l’Union pour la Méditerranée et le forum Euro-Med. Mais il considère qu’il faut aller au-delà de ces efforts. « En effet, il manque à ces initiatives, de mettre l’accent sur la coopération politique nécessaire pour consolider, aider et faciliter les transitions démocratiques dans la région », a-t-il souligné.
Pour lui, il est évident aujourd’hui que les transitions délicates que vivent certains pays de la région vont être beaucoup plus difficiles s’ils n’ont pas un point de référence international qui facilite ces transitions vers la démocratie. Idem, si les exemples à suivre, viennent d’autre pays qui n’ont pas forcement des modèles démocratiques à offrir. « L’Union Européenne est fait un effort exceptionnel par rapport à certains pays de la région, mais en ce moment, il manque une volonté politique de très haut niveau pour lancer une coopération internationale à caractère multilatéral qui offre cette perspective une plate forme démocratique pour ces transitions », a-t-il précisé.
Salima Ettouahria

 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions