jeudi 14 novembre 2019 21:30:43

La finale aujourd’hui à Johannesburg (19h) , NIGERIA - BURKINA FASO : Qui sera l’heureux lauréat ?

Les Super Eagles d’attaque, une première pour les étalons.

PUBLIE LE : 10-02-2013 | 0:00
D.R

Les Super Eagles d’attaque, une première pour les étalons. Le Nigeria et le Burkina Faso, qui s’affrontent, aujourd’hui, dimanche, à Johannesburg en finale de la CAN-2013 à 20h30 (heure locales), présentent des profils très distincts, entre des Super Eagles à la puissance offensive affirmée et des Etalons à grande cohésion et au mental d’acier.    

NIGERIA  
Forces : Une attaque de feu     
Les Super Eagles s’appuient principalement sur la puissance physique et la vélocité de leur trio d’attaquants Moses-Emenike-Ideye Brown. Après un démarrage plutôt poussif, les hommes de Stephen Keshi ont gonflé leurs statistiques lors des rencontres à élimination directe, contre le grand favori ivoirien en quart de finale (2-1) et le Mali, terrassé en demi-finale (4-1). 

Emenike, meilleur buteur du tournoi avec 4 buts,
à égalité avec le Ghanéen   Wakaso, s’est imposé comme la tête d’affiche du secteur offensif, mais il ne faut pas négliger l’apport de Moses, impressionnant contre les Maliens et décisif avec un doublé face à l’Ethiopie au 1er tour (2-0) alors que la survie   de son équipe était en jeu.
De quoi conforter les choix audacieux de Keshi, très critiqué au pays pour avoir laissé à la maison les cadres habituels de   l’attaque. Odemwingie et Martins.

Faiblesses : Une défense inexpérimentée
Si le gardien Enyeama reste un solide rempart, les sautes de concentration de l’arrière-garde nigériane ont failli coûter très cher au premier tour et mis en lumière le manque de vécu international des joueurs convoqués par Keshi. Par deux fois, les Super Eagles ont ainsi laissé échapper en fin de match un succès qui leur tendait les bras en encaissant des buts largement évitables contre le   Burkina Faso (1-1) et la Zambie (1-1). «Big Boss» Keshi a pris un énorme risque en écartant le capitaine Yobo, qui dispute à 32 ans sa 6e CAN, pour lui préférer au bout d’une rencontre le novice Omeruo (19 ans), déjà enrôlé par   Chelsea avant d’être prêté au club néerlandais d’ADO Den Haag et qui forme avec Oboabona (22 ans) une charnière centrale particulièrement inexpérimentée. Sur   les côtés, Ambrose (24 ans) et Echiejile (25 ans) sont un peu plus aguerris mais vont disputer aujourd’hui, dimanche, le match le plus important de leur jeune carrière. Attention danger !         

BURKINA FASO  
Forces : un mental à toute épreuve     
Les Etalons se sont hissés en finale pour la première fois de leur histoire envers et contre tout. Les éléments défavorables se sont accumulés et ont permis de souder encore plus le groupe, libéré de toute pression après sa victoire contre l’Ethiopie (4-0), la première au bout de 18 matches de CAN.
Il y eut dans ce match l’exclusion de leur gardien Soulama puis contre la Zambie (0-0) la blessure d’Alain Traoré (auteur de trois des cinq buts burkinabés au   premier tour), principale arme offensive de l’équipe, et enfin l’arbitrage   défavorable en demi-finale contre le Ghana (1-1 a.p., 3-2 t.a.b.).
Cette   solidarité se retrouve sur le plan défensif : les Etalons n’ont encaissé que deux buts, au premier match contre... le Nigeria, et en demie sur penalty.
La charnière centrale composée de Keba Paul Koulibaly et Bakary Koné a été souveraine et a eu le dessus sur des stars, comme Adebayor et Gyan.        

Faiblesses : une attaque bancale  
Alain Traoré forfait, c’est tout le dispositif offensif qui en a pris un sacré coup, sachant que le milieu pouvait débloquer à tout moment le score par sa frappe lourde, ses coups de pied arrêtés et sa vista. Pitroipa, blanchi de son carton rouge reçu en demi-finale et auteur de deux buts, se retrouve désormais bien seul, car le reste du secteur offensif n’a pour l’heure pas vraiment convaincu. Dagano, pourtant capitaine, est souvent relégué sur le banc, et il n’a guère pesé sur le terrain.
Bancé s’est réveillé en demi-finale en égalisant, et a fait valoir son physique imposant et son cœur, mais affiche des lacunes techniques qui lui ont fait manqué une bonne demi-douzaine d’occasions nettes.
Pierre Koulibaly, très en verve à l’entraînement,   revivifiera-t-il l’attaque ?         

Annulation du carton rouge de Pitroipa :
Paul Put «très content»    
Le sélectionneur Belge du Burkina Faso, Paul  Put, s’est déclaré vendredi «très content» suite à l’annulation par la Confédération africaine du carton rouge infligé en demi-finale à Jonathan Pitroipa qui pourra  donc jouer la finale de la CAN contre le Nigeria.  «C’est une bonne nouvelle pour le Burkina, pour l’équipe et surtout  pour Jonathan parce que c’est un joueur qui ne mérite pas d’être suspendu, a déclaré Paul Put. C’est quelqu’un qui fait le spectacle sur le terrain et les supporteurs viennent voir des joueurs comme ça. Donc nous sommes très contents et très heureux que la CAF ait pris une décision correcte. Cela veut dire que  ce sont des gens professionnels, donc félicitation aussi à la CAF.» Le milieu Charles Kaboré s’est également félicité de la levée de la suspension de Pitroipa par la commission de discipline de la CAF.  «Cela fait plaisir, a indiqué le joueur de Marseille à l’AFP. Je suis  content qu’il soit parmi nous, il va nous apporter beaucoup, on a besoin de  lui. Je n’étais pas inquiet, le monde entier a vu (les erreurs d’arbitrage, ndlr), l’arbitre a été suspendu et il regrette. Justice a été rendue et j’espère maintenant qu’il va faire un doublé en finale.» L’équipe du Burkina Faso avait fait appel du carton rouge infligé par l’arbitre tunisien Slim Jedidi à Pitroipa à la 117e minute, pour un second carton jaune consécutif à une simulation peu évidente dans la surface adverse  lors de la demi-finale Burkina Faso-Ghana (1-1 a.p., 3-2 t.a.b.). L’arbitre, suspendu par la CAF pour sa mauvaise prestation d’ensemble, a reconnu qu’il s’était «trompé» dans un rapport envoyé au secrétaire général de la CAF, Hicham El Amrani.

Pitroipa (attaquant du Burkina Faso) : «je suis ravi»
L’attaquant du Burkina Faso Jonathan  Pitroipa s’est déclaré vendredi soir «très heureux» après l’annulation par la  Confédération africaine (CAF) de son carton rouge infligé en demi-finale face  au Ghana mercredi (1-1 a.p., 3-2 t.a.b.).  «Je suis content, parce que participer à cette finale était mon objectif,  a-t-il dit à quelques représentants de médias français dont l’AFP. Prendre ce carton rouge, c’était comme un rêve que je n’allais pas pouvoir réaliser. Le fait de savoir que je serais sur le terrain avec mes coéquipiers, je suis très  heureux».  L’équipe du Burkina Faso avait fait appel du carton rouge infligé par l’arbitre tunisien Slim Jedidi à Pitroipa à la 117e minute, pour un second   carton jaune consécutif à une simulation peu évidente dans la surface adverse,  mercredi lors de la demi-finale Burkina Faso-Ghana (1-1 a.p., 3-2 t.a.b.). L’arbitre, suspendu par la CAF pour sa mauvaise prestation d’ensemble, a reconnu qu’il s’était «trompé» dans un rapport envoyé au secrétaire général de la CAF Hicham El Amrani. Cet aveu de la part de l’arbitre était une condition sine qua non pour  que la commission de discipline ait le pouvoir d’annuler le carton rouge. Le Burkina Faso, qui jouera aujourd’hui la première finale continentale de son histoire, récupère ainsi son meilleur élément offensif, sachant que le milieu de terrain Alain Traoré est indisponible après s’être blessé en phase de poules.

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Echos de la CAN

Dette. La télévision nigériane était   privée des matches de la CAN (même si les Nigérians pouvaient la voir via la chaîne sud-africaine Supersport). En cause, une dette de 8 millions de dollars accumulés depuis 2006 à l’égard de la CAF, a expliqué le président de la Confédération Issa Hayatou : «Ils n’ont pas voulu payer, et on a dit ‘’trop, c’est trop’’. Si tout le monde faisait comme eux, la CAF peut fermer ses portes. Va-t-on continuer à leur donner des images alors qu’ils ne paient pas ? C’est le plus grand pays d’Afrique en termes de population. Ils ont les moyens, mais ils doivent se dire ‘’c’est le foot, on ne paie pas’’...».         
2019. Il y a déjà «six ou sept candidatures» pour organiser la CAN-2019, a annoncé le président de la CAF, Issa Hayatou. Parmi celles-ci sans doute celle   de la Zambie, championne d’Afrique en 2012. La CAF doit lancer l’appel à   candidatures officiel dans le courant de cette année.          
Cycle. Le président de la CAF a relativisé l’échec de l’Afrique du nord à la CAN-2013, avec l’élimination dès le premier tour des trois équipes maghrébines, outre l’absence de l’Egypte et de la Libye au tournoi sud-africain. «Le football est cyclique, a relevé Issa Hayatou. Le Burkina n’avait pas eu un point en 2012, et aujourd’hui le voilà en finale. Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie éliminés, ça ne veut rien dire; demain, ils peuvent être champions, il suffit de tomber sur une génération de bons footballeurs».         
Amende. La Commission d’organisation de la CAN a infligé une amende de 10.000 dollars avec sursis au sélectionneur de la Zambie Hervé Renard pour des propos injurieux à l’égard de la CAF rapportés par le Sunday Times après le match entre les Chipolopolos et le Burkina Faso (0-0). Le technicien français et sa Fédération ayant envoyé une lettre d’excuses, la commission s’est montrée clémente à son égard, «à condition qu’un tel comportement ne soit pas répété au   cours de la prochaine année». Après le match, qui avait scellé l’élimination du tenant du titre, Renard avait déclaré à la presse que la Confédération africaine jugeait la Zambie «pas assez sexy» pour représenter l’Afrique à la Coupe des Confédérations. «Disputer un match de barrage (entre les vainqueurs des CAN 2012 et 2013, ndlr), ça ne leur est jamais venu à l’idée une seule   seconde, avait-il poursuivi. Ils ont pris leur décision, et le vainqueur de la CAN-2013 représentera l’Afrique à la Coupe des Confédérations. On est juste malchanceux d’être champions d’Afrique seulement pour un an.»          
Sévère. Le jury disciplinaire de la CAF a eu la main plus lourde concernant le vice-président de la Fédération togolaise. Accusé d’une «tentative d’agression» contre les forces de l’ordre sud-africaines au salon VIP du stade de Nelspruit lors du match des Eperviers contre la Tunisie, M. Hervé Piza Alakiesto a été suspendu pour les 4 prochains matches du Togo dans le cadre des   compétitions de la CAF et a reçu une amende de 5.000 dollars.        

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