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Surveillance des élections du 29 novembre 2012 : Le rapport de la CNSEL intervient “en retard”

Le rapport de la Commission nationale de surveillance des élections locales (CNSEL) du 29 novembre dernier, selon lequel cette échéance était « entachée de fraude et dénuée de toute crédibilité », intervient « en retard », ont estimé des partis politiques.

PUBLIE LE : 08-02-2013 | 23:00

Le rapport de la Commission nationale de surveillance des élections locales (CNSEL) du 29 novembre dernier, selon lequel cette échéance était « entachée de fraude et dénuée de toute crédibilité », intervient « en retard », ont estimé des partis politiques. Le représentant du Front des forces socialistes (FFS), M. Yakhlef Bouaïchi, qui a rappelé avoir refusé de signer le rapport de la Commission qui intervient,  selon lui, « en retard », a estimé qu’il n’était pas logique d’évaluer le déroulement des élections, deux mois après le scrutin.» Dans un déclaration à l’APS, M. Bouaïchi a indiqué avoir présenté son rapport personnel, en tant que membre dans la Commission, au conseil national  du parti. Le rapport du FFS relève que les élections locales du 29 novembre ont connu de « nombreux dépassements » avant la tenue du scrutin, soit durant  la campagne électorale. Le rapport note par ailleurs que la CNSEL « se contente de constater les dépassements et n’a aucune autorité ni outil juridique lui permettant d’intervenir pour y mettre fin.» De son côté, l’Alliance nationale républicaine (ANR) a refusé de signer le rapport sur « le fond et en la forme », selon les propos du représentant du  parti, M. Salah Boukchour, qui a réfuté la fraude à laquelle fait référence le rapport de la CNSEL. M. Boukchour a fait savoir que l’ANR contestait le rapport dans son intégralité et refusait de le signer car « il intervient en retard et apporte des conclusions sans donner des explications.» Selon lui, le rapport a omis une question « primordiale » celle relative à « l’échec de la commission à assumer ses missions. » Le chargé des élections et des élus au Mouvement populaire algérien (MPA), membre de CNSEL, M. Abdelhafid Boubekeur, a affirmé que son parti a refusé de signer le rapport estimant que son contenu était «confus». Le rapport, a-t-il dit, n’a pas abordé le déroulement du scrutin dans  le détail et évoque de manière «superflue» la question de la fraude alors qu’il devait être précis dans ce cas et « appeler les choses par leur nom.» Les nouveaux partis, majoritaires dans la commission, ont influencé la rédaction du rapport final, a-t-il soutenu. Le président du Parti des jeunes démocrates (PJD), M. Salim Khelfa, a affirmé pour sa part que sa formation n’a pas signé le rapport final car le parti a participé aux élections locales dans 6 communes seulement, notamment  dans les wilaya d’Alger, Médéa, Mila et Tizi Ouzou, où il a constaté que le  scrutin s’est déroulé dans des conditions d’«intégrité et de transparence». Les élections locales, a ajouté M. Khelfa, se sont déroulées dans un climat empreint d’«objectivité, d’intégrité et de compétition loyale entre les partis».  De son côté, « l’Administration a assuré les conditions de transparence du scrutin », a-t-il ajouté. Sur les 52 formations membres de la commission, 12 partis politiques se sont abstenus de voter le rapport, dont 5 ont émis des réserves quant à son  contenu et 7 étaient absents, a déclaré à l’APS le président de la CNSEL, M. Mohamed Seddiki a refusé de parler du refus d’un quelconque parti de signer le rapport.  Cependant des partis ont dit avoir refusé de signer le rapport car contestant sa teneur.  Pour le responsable de la commission, le fait que le rapport n’ait pas  été signé par la minorité «n’est pas important», le règlement intérieur de la commission stipulant que la minorité se soumet à la majorité dûment définie par les deux tiers du nombre des formations politiques qui y sont représentées.  Le rapport a été signé par 40 partis soit «la majorité absolue», a-t-il  encore insisté.  
Lors d’une conférence de presse consacrée au rapport sur le scrutin du 29 novembre dernier, M. Seddiki avait affirmé que lors de cette échéance  électorale, il a été recensé 52 dépassements de tous genres, estimant que l’opération était «entachée de fraude et dénuée de toute crédibilité».

 

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