mercredi 14 novembre 2018 21:39:21

Animé par des vedettes de la chanson algérienne : Gala non-stop à Paris en hommage à El Hachemi Guerouabi

La veuve du chanteur l’a déclaré à l’APS : Le Diwan d’El Hachemi Guerouabi bientôt ouvert à la recherche

PUBLIE LE : 05-02-2013 | 0:00
D.R

Un gala non-stop de musique auquel ont pris part des vedettes de la chanson algérienne s’est tenu, dimanche, à Paris, en hommage au monument du chaâbi, le regretté El Hachemi Guerouabi, emporté par la maladie, il y a six ans.

Des artistes de renom comme Abderahmane El Kobbi, Abdelkader Chaou, Hamdi Benani, Kamel El Harrachi, Massa Bouchafa et "l’invité surprise"  Lounis Aït Menguellet, se sont succédés, de 15 à 20 heures, sur la scène  du Cabaret sauvage du parc de la Villette pour rendre un vibrant hommage à l’auteur  de la mythique chanson El Bareh. Du chaâbi au hawzi en passant par le malouf et la chanson kabyle,  l’assistance nombreuse a eu droit à un cocktail d’airs représentant le riche patrimoine musical algérien. Visiblement émue, la veuve du chanteur regretté, Mme Chahira Guerouabi, n’a pu retenir ses larmes. "Admirer votre Qâada. D’où il est, El Hachemi vous a invité. Je le vois avec son beau sourire et il est fier de vous voir rassemblés",  a-t-elle déclaré, devant des centaines de mélomanes, fans du défunt. Pour le chanteur kabyle, Lounis Aït Menguellet, cet hommage est "bien  mérité car il s’agit de se remémorer une icône de la chanson châabie". "J'ai eu le privilège de connaître et même de côtoyer ce grand de la chanson qui nous a quittés trop tôt et c'est la moindre des choses, que je vienne participer,  même modestement, à cette rencontre qui nous a permis d'honorer sa mémoire",  a-t-il confié à l’APS. L’hommage parisien est le deuxième à être rendu au regretté de la musique  chaabi après celui organisé en août 2012 par la toute nouvelle association culturelle "El-Hachemi Guerouabi", présidée par sa veuve. Décédé le 17 juillet 2006 à l’âge de 68 ans, l’inoubliable interprète  d’El-Harraz aura participé à édifier la musique algérienne en inventant un style  propre à lui. Sa rencontre avec les textes et les compositions de Mahboub Bati  lui aura permis de marquer les esprits avec des chansonnettes comme El-bareh. Plus tard, son expérience de la scène et ses interprétations magistrales  feront de lui le maître de référence de la chanson chaâbi jusqu’à son dernier wrécital en 2005 à Alger.

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La veuve du chanteur l’a déclaré à l’APS
Le Diwan d’El Hachemi Guerouabi bientôt ouvert à la recherche
Le propre Diwan (répertoire) du monument de la chanson châabie El Hachemi Guerouabi, dont des chansons inédites et une opérette, sera bientôt  mis à jour et ouvert à la recherche académique, a annoncé sa veuve, Chahira, à l’APS. Le legs patrimonial d’un demi-siècle du regretté chanteur ne doit pas rester  renfermé dans un placard. « Son Diwan tout autant que ses œuvres gagneraient à  être enfin mis à jour et à faire l’objet de recherche par les nouvelles générations en vue de les pérenniser », a-t-elle indiqué, en marge d’un gala non-stop organisé dimanche à Paris en hommage à son défunt mari. Pour la présidente de la toute nouvelle association culturelle El Hachemi Guerouabi, le but à travers les hommages rendus ou à rendre à l’auteur d’El Bareh) «  n’est pas seulement de festoyer l’espace d’un après-midi ou d’une soirée, mais d’engager une profonde réflexion pour pérenniser son style et son empreinte  indélébile dans le genre châabi. » Avec l’association qu’elle préside, Chahira compte œuvrer « pour l’ouverture d’une  grande école  pour faire apprendre le style Guerouabi, et pourquoi pas, mettre en place une chaire à l’université (algérienne d’abord) pour en approfondir la recherche de ses moindres facettes et l’enseigner. »  « El Hachemi ne faisait pas que chanter. Il était porteur d’un message très profond qu’il conviendrait de sauvegarder tant pour transmettre sa mémoire, mais aussi valoriser un pan entier du patrimoine musical algérien », a-t-elle confié.  Evoquant l’opérette et les chansons inédites du défunt chanteur, sa veuve a  fait part de contacts déjà pris avec des connaisseurs pour l’aider à «  mettre  à jour ce legs. » « Pour décortiquer une opérette, il faudrait au moins un metteur en scène, des chanteurs et pourquoi pas une subvention », a-t-elle dit, affirmant  que son plus grand bonheur serait de vulgariser les œuvres léguées par El  Hachemi Guerouabi. Selon elle, il va s’agir, d’abord, de déclarer tout ce patrimoine à titre posthume au nom d’El Hachemi Guerouabi et faire profiter, par la suite, tous ceux qui voudraient reprendre les œuvres du défunt et de les pérenniser. »      

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