mercredi 21 novembre 2018 11:58:10

Généralisation de la carte Chifa : M. Louh donne le coup d’envoi

M. Tayeb Louh invité du “Débat de la semaine” de la Chaîne I : “L’augmentation de l’âge de la retraite n’est pas d’actualité”

PUBLIE LE : 04-02-2013 | 0:00
D.R

Les objectifs stratégiques visés à travers le système Chifa sont le développement et l’automatisation des bases de données de la sécurité sociale, la suppression graduelle des supports papiers et des formalités de remboursement des soins de santé.

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, a donné hier à Alger, le coup d'envoi de l'opération d'élargissement de l'utilisation  de la carte électronique «Chifa» au niveau national. En effet, l'utilisation de la carte «Chifa» afin d’acquérir des médicaments au niveau de la wilaya de résidence de l'assuré sociale sera donc élargie au niveau national. Cette opération permettra à l'assuré social d'utiliser sa carte dans les 48 wilayas. «La généralisation de la carte Chifa va aider les citoyens de jouir des prestations offertes par la sécurité sociale», a-t-il déclaré. Dans le cadre des réformes profondes du système de sécurité sociale, 8 millions de cartes ont été déjà distribuées aux bénéficiaires parmi les 27 millions d'assurés sociaux et des ayants droit. C’est aussi dans le cadre de l’amélioration de la qualité des prestations et l’humanisation des relations entre les organismes de sécurité sociale et les assurés sociaux. Ces réformes comprennent des volets liés à la modernisation et à la réforme du système de financement en vue de la préservation  des équilibres financiers pour de meilleures performances au profit des assurés  sociaux. Les objectifs stratégiques visés à travers le système Chifa sont le développement et l’automatisation des bases de données de la sécurité sociale, la suppression graduelle des supports papier et des formalités de remboursement des soins de santé. À ce sujet, le ministre a déclaré que «le remboursement des frais médicaux est de 120,75 milliards DA en 2012, dont 80% représentent le tiers payant».
Le ministre a appelé les cadres et personnels des agences de la Caisse nationale d'assurance sociale à améliorer leurs performances et à moderniser le service au profit des assurés. Selon lui, la généralisation de la carte Chifa constitue une entrée dans une autre phase de modernisation du secteur.
M. Louh avait souligné qu’«il y a actuellement un équilibre entre les cotisations des assurés sociaux et le volume des dépenses de la sécurité  sociale, et que ces dépenses devront augmenter à l’avenir, il est nécessaire  de chercher des ressources pour éviter tout déficit». Et d’ajouter : «Le ministère est actuellement en phase de mettre en œuvre une stratégie pour diversifier les sources de financement, notamment à travers la création de taxes qui contribueront à renforcer les capacités financières du système de la sécurité sociale, à l'image de ceux appliqués actuellement sur le tabac et les boissons alcoolisées.»
Par ailleurs, le ministre a indiqué  que «le centre de Ben Aknoun était chargé de la gestion du système de la carte Chifa, alors que le 2e centre situé à Adrar devait sécuriser ce système».          
M. Louh a précisé que «toutes les données concernant la gestion de la carte Chifa étaient au niveau du centre de Ben Aknoun, et que celui de Laghouat hébergeait les mêmes données». Et d’ajouter : «En cas de panne au niveau du centre de Ben Aknoun, celui de Laghouat  prendra le relais automatiquement. Ce système répond aux normes internationales en matière de sécurisation de systèmes modernes.».
 Wassila Benhamed

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Une mesure unanimement saluée
L’utilisation de la carte Chifa, qui était limitée au niveau de la wilaya de résidence de l’assuré social, est désormais élargie au niveau de l’ensemble du territoire national, afin de permettre à l'assuré social d'utiliser sa carte dans n'importe quelle autre wilaya. Il s'agit de faciliter les mesures permettant au citoyen de bénéficier des prestations offertes par la sécurité sociale, notamment celles liées à la carte "Chifa".
Cette mesure est accueillie favorablement par les pharmaciens,  auxquels nous avons demandé de nous livrer leurs sentiments à ce  sujet.
«C’est une excellente initiative dans la mesure où l'assuré social, muni d'une ordonnance et de sa carte Chifa, préalablement activée, pourra se faire rembourser les médicaments prescrits.  Mieux encore, le plafond de 2.000 DA pour une ordonnance deux fois tous les trois mois pour les personnes qui ne sont pas atteintes de maladies chroniques est passé à 3.000 DA au niveau de n'importe quelle officine conventionnée avec la Caisse nationale de sécurité sociale à travers l’ensemble du territoire national», constatent les pharmaciens d’une manière générale.  
Cependant, certains d’entre eux estiment que la limitation à 3.000 dinars et à deux ordonnances par trimestre demeure un handicap, car il arrive que des personnes tombent fréquemment malades au cours de l’année.  «Les malades chroniques sont également les grands bénéficiaires de ce système, car les médicaments coûtent cher. La carte Chifa va grandement les soulager tant du point de vue de leur prise en charge médicale que du point de vue financier. Par exemple, des diabétiques sont remboursés intégralement et pour des produits médicaux extrêmement onéreux», constate un autre pharmacien. Un citoyen diabétique nous déclare : «Je n’ai aucun problème d’approvisionnement en médicaments pour traiter ma maladie.
Je vais tous les trois mois à ma pharmacie avec mon ordonnance et ma carte Chifa. On me fournit les médicaments dont le coût avoisine les 30.000 dinars. C’est dire combien je suis soulagé par les efforts méritoires déployés dans le domaine de la prise en charge des malades chroniques.
C’est un point qu’il faut relever.» Il faut remarquer que quelque 23 millions d'assurés sociaux et ayants droit bénéficient, à partir d’hier, de l'opération de généralisation de l'utilisation de la carte Chifa dans les 48 wilayas.
De surcroît, plus de 8 millions de cartes ont été distribuées aux bénéficiaires parmi les 27 millions d'assurés sociaux et des ayants droit, a rappelé M. Tayeb Louh, précisant que cette opération s'inscrit dans le cadre des réformes profondes du système de sécurité sociale dont les différentes étapes intégrant des volets liés à la modernisation et à la réforme du système de financement en vue de la préservation des équilibres financiers pour de meilleures performances au profit des assurés sociaux.          
Le premier responsable du secteur a annoncé le début d'utilisation du "contrôle médicale a posteriori" dans le cadre de l'application  des mesures relatives à l'utilisation de la carte Chifa.          
Le contrôle médical a posteriori est effectué après l'utilisation de  la carte "Chifa" et non avant, à travers l'utilisation de moyens techniques modernes en vue de la préservation des équilibres financiers du système de sécurité sociale.        
  Plus de 93 millions de factures électroniques ont été traités jusqu'à présent au titre du système de la carte Chifa.          
Depuis son lancement en 2007, la carte électronique Chifa, initialement disponible seulement pour certaines catégories, tels que les retraités, les invalides, les malades chroniques et ceux à faible revenu, est donc élargie, à travers la généralisation du système du tiers payant du médicament, à l'ensemble des assurés sociaux.          
Sur simple présentation de la carte Chifa et d'une ordonnance, les assurés sociaux peuvent bénéficier des avantages du système du tiers payant pour l'acquisition des médicaments prescrits pour eux ou pour leurs ayants droit.
M. Bouraib

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M. Tayeb Louh invité du  “Débat de la semaine” de la Chaîne I :
“L’augmentation de l’âge de la retraite n’est pas d’actualité”

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, a indiqué, samedi à Alger, que la question de l’augmentation de l’âge de la retraite «n’est pas d’actualité» en Algérie. Invité de l’émission «Débat de la semaine», de la Chaîne I de la radio nationale, le ministre a précisé que la question de «l’augmentation de l’âge de la retraite n’est pas d’actualité dans les politiques nationales en vigueur», d’autant, a-t-il dit, que «plus de 70% des demandeurs d’emploi sont des jeunes». M. Louh a ajouté que le projet de système de retraite complémentaire, qui n’est pas obligatoire pour les travailleurs, était en cours d’élaboration dans le cadre d’un avant-projet de loi sur les mutuelles qui est en cours d’examen au niveau du secrétariat général du gouvernement.
Le ministre avait affirmé précédemment qu’un avant-projet de loi sur les mutuelles serait présenté devant le Parlement au cours du premier semestre de 2013. Cet avant-projet de loi, qui entre dans le cadre des réformes de la sécurité sociale, permet l’établissement d’un partenariat entre le système des mutuelles et la sécurité sociale, ce qui permettra d’introduire les prestations des mutuelles en matière d’assurance maladie dans le système de la carte Chifa. Cette loi permettra d’augmenter le taux de couverture sociale des assurés bénéficiant de l’assurance maladie de 80%, actuellement à 100% après l’addition des 20% accordés par les mutuelles à leurs adhérents en matière d’assurance maladie, a souligné le ministre.

« La liste de médicaments remboursables dépasse le seuil prévu par l’OMS »
Le ministre, M. Tayeb Louh, a affirmé par ailleurs que la liste des médicaments remboursables en Algérie dépassait de loin le seuil prévu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le même contexte, le ministre a précisé que le seuil de la liste des médicaments remboursables prévu par l’OMS est de 640 marques de médicaments, alors qu’en Algérie, elle dépasse 1.000 marques. Le système de sécurité sociale offre deux taux d’assurances maladie pour les assurés sociaux (100% et 80%), a ajouté le ministre. À cet effet, les réformes qui ont touché le système de sécurité sociale avaient pour principal objectif de trouver d’autres ressources de financement que les cotisations, afin de préserver les équilibres financiers.

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Sidi bel-Abbès
Un grand pas
Une véritable percée dans l’assouplissement des procédures de remboursement des frais médicaux et soulagement chez les assurés.
Finies les chaînes interminables devant les guichets de l’agence ou des antennes suscitant souvent des réactions et des commentaires acerbes.
C’est certainement avec un grand soulagement que l’élaboration de la carte Chifa a été accueillie par les assurés au nombre aujourd’hui de 257.000 en plus des ayants droit. Sa généralisation, à travers le territoire national, ouvre beaucoup plus de répits aux assurés quant à l’éventuelle couverture de leurs frais médicaux. Une grande révolution dans le fonctionnement de cette structure sociale appelée également à parfaire son organisation et le traitement des dossiers présentés par les officines.
Si la carte Chifa constitue un moyen efficace pour faciliter la tâche de l’assuré, des obstacles persistent encore dans les relations Caisse-Pharmaciens (273 conventionnés)  provoquant ainsi    des litiges au motif de non figuration de quelques médicaments délivrés dans la nomenclature des produits remboursables. « Ce sont là des problèmes techniques qu’on arrive toutefois à gérer et à trouver un terrain d’entente avec les pharmaciens. Ce qui nous importe le plus, ce sont en revanche les assurés. Et par ce moyen, un grand pas a été franchi pour les conforter et les accompagner tacitement dans leurs maladies… », précise un cadre de la caisse. Les choses se sont améliorées sensiblement avec l’adoption d’un tel système si bénéfique et à l’avantage exclusivement  des assurés. Le même sentiment de satisfaction est exprimé par le directeur de l’Agence, le Dr Kermouni, qui relève une mutation significative au niveau de la structure
A. BELLAHA

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AIN DEFLA
Le système opérationnel
La wilaya d’Ain-Defla a basculé dans le système national informatique régissant la carte Chifa, relève M. Mâamar Ghoulam, directeur d’agence au niveau de la wilaya : « Nous étions prêts depuis le mois de novembre dernier ». Des essais concluants qui ont abouti à l’assainissement du fichier national des assurés sociaux. En effet, explique-t-on, il fallait au préalable apurer la situation, certains assurés à titre indicatif ayant une double affiliation.
Une bonne nouvelle en somme pour les 136.000 assurés que compte la wilaya d’Ain-Defla qui pourront ainsi se faire prescrire des médicaments et se présenter au niveau d’une officine, partout sur le territoire national sans avoir à payer le moindre dinar, sur simple présentation de leur carte Chifa, les assurés mais également leurs ayants droit. Au total, ils sont 250.000 assurés, entre étudiants, stagiaires et employés dont la situation est momentanément bloquée. Chaque assuré, de même que ses ayants droit ouvrent droit trimestriellement et en cas de nécessité à deux ordonnances d’un montant unitaire de 3.000 dinars. Dans le cas d’une troisième ordonnance, qui serait automatiquement rejetée par le système, l’assuré se doit de débourser le montant requis mais il se fera remboursé par la suite au niveau du guichet du centre payeur.
169 officines sont conventionnées au niveau de la wilaya d’Ain-Defla avec la CNAS et dans le cadre du dispositif médecins-traitants à destination principalement des 34.000 assurés retraités, 30 médecins sont conventionnés.
Du côté des pharmaciens, cette généralisation de l’utilisation de la carte Chifa s’est passé sans encombre, certaines officines visitées ont déclaré avoir servi des assurés hors wilaya, certains assurés cependant ont trouvé leur carte bloquée, nécessitant une actualisation qui ne peut se faire localement mais au niveau du centre d’origine. Cependant, estiment d’autres pharmaciens sollicités, c’est la lenteur et parfois le grand retard enregistré dans le paiement des prestations qui les pénalisent.
Compilées en un bordereau, les ordonnances sont déposées au niveau de la CNAS ou après une vérification les remboursements sont effectués au profit des pharmacies. Une lenteur que reconnaît le directeur, « la convention nous fait obligation de payer le 16e jour » tout en relevant le fait que des avances de 50% ont été proposées pour pallier le retard enregistré parfois devant la masse volumineuse des ordonnances.                                                                                
A. M. A.          

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Mascara
Une procédure maîtrisée
L’opération portant généralisation de l’utilisation de la carte Chifa à l’échelle nationale, qui a pris effet à partir d’hier, a suscité un intérêt particulier chez les assurés sociaux qui se félicitent de cette mesure, notamment ceux affiliés à la CNAS, eu égard à toutes les facilités qu’offre cette mesure dans la prise en charge des malades détenteurs de la carte et de leurs ayants droit dans l’amélioration de la qualité des prestations de la sécurité sociale, notamment celles ayant trait au remboursement et des ordonnances prescrites par les médecins généralistes et  spécialistes au sein des pharmacies et officines conventionnées et l’extension interwilaya du bénéfice du tiers payant de produits pharmaceutiques qui a été élargie à l’ensemble du territoire national, à la grande joie des assurés sociaux titulaires de la carte  ainsi que leurs ayants droit qui pourront désormais bénéficier des prestations pharmaceutiques auprès de toutes les officines conventionnées avec la CNAS  à travers toutes les wilayas du pays quelle que soit l’agence d’affiliation, nous explique le chargé de la cellule d’écoute de la CNAS de la wilaya de Mascara.
Le lancement officiel de la généralisation de la carte Chifa à l’échelle nationale et son utilisation à travers toutes les régions du pays, nous déclare cet assuré social, que nous avons rencontré dans la pharmacie d’Ibn SINA de Tighennif parmi beaucoup d’assurés sociaux et d’autres non affiliés à la caisse, la carte Chifa, dit-il, constitue un avantage certain pour les citoyens et sa généralisation est plus que bénéfique pour les assurés sociaux et en particulier les personnes atteintes de maladies chroniques. La pharmacienne nous affirme  que la mise en pratique de la mesure de généralisation, sauf problème technique, est facilement applicable et elle nous a assuré, téléphone en main, que l’un de ses clients s’est vu servir dans une pharmacie, à Oran, une ordonnance dont le montant ne dépassait pas les 300 DA sans aucun  problème. La mise en place de cette mesure a fait l’objet d’une minutieuse préparation afin de finaliser ce grand projet de couverture sociale et la fin de l’opération de remise des cartes Chifa à la presque    totalité des assurés sociaux de la wilaya de Mascara au nombre de 251.736 affiliés auprès de la CNAS, le service chargé du suivi et du contrôle médical-conseil est assuré par 18 médecins, nous indique Si Abdelkader, responsable de la cellule d’écoute tient à nous réaffirmer que toutes les cartes Chifa établies pour les assurés sociaux sont fonctionnelles, sauf inactivation ou correction d’anomalies ou d’erreurs constatés dans les données, au niveau des 186 pharmacies conventionnés, dont 13 du secteur public, 65 médecins, dont 14 spécialistes, à travers tout le territoire de la wilaya ainsi qu’avec 2 chirurgiens-dentistes.
La nouvelle mesure de généralisation fait l’unanimité parmi les citoyens dans le règlement rapide et efficace du remboursement des dossiers médicaux et permet aussi, nous dit, El Hadj Noureddine, retraité de son état, souffrant de diabète et de HTA, que le nouveau procédé met fin au calvaire des assurés malades de ne pas trop s’inquiéter quant ils sont en déplacement hors de leur wilaya, quand il s’agit essentiellement d’achat de médicaments après un examen médical normal ou en urgence, elle réduit pour ainsi dire au minimum toutes les difficultés auxquelles faisait face l’assuré dans ce genre de prestations sociales et permettra à coup sûr le rapprochement de la caisse avec son assuré en favorisant une communication personnalisée, loin des files d’attentes d’autrefois devant les guichets du  centre payeur et les annexes à travers ce système de remboursement de factures médicales avec une facilité  déconcertante, pourvu que ça dure, ajoute notre interlocuteur qui considère la CNAS comme étant un organisme public chargé d’assurer les différentes prestations et opérations des assurés sociaux et la généralisation de la carte Chifa n’est que l’aboutissement des attentes des titulaires de cette carte qui met fin à toutes les formes de complications et autres casse-tête chinois des assurés face à l’organisme social auquel ils sont affiliés.
L’image sordide au niveau des caisses des salles d’archives, où l’on remarquait tous ces documents entassés pêle-mêle dans un désordre total, avec le risque de perte de documents parfois indispensables est maintenant révolue, la gestion de la caisse par les pannes répétées, même problème de retard de payement, amoindrie notamment pour les ordonnances dépassant le seuil des 300 DA ne seront que de mauvais vieux souvenirs des que la généralisation de la carte Chifa prendra de l’ampleur au fil des jours, des mois et des années à venir. Au niveau du centre de Mascara, la mise en place de toutes les facilités pour la mise en application de cette mesure, sa diffusion aux concernés se fait désirer. Si l’en croit tous les échos qui nous sont parvenus des localités de la wilaya et celles des wilayas avoisinantes.
 A. Ghomchi

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Béjaia
Les citoyens satisfaits
La généralisation de la carte Chifa  à travers le territoire national, qui a pris effet depuis hier, a été favorablement accueillie par les assurés qui voient en cette nouvelle procédure une amélioration de service.  Au niveau de la Caisse nationale d’assurance sociale (CNAS) de Bejaia toutes les dispositions ont été prises pour entamer, dès hier, l’extension de la carte Chifa. Une opération d’actualisation du logiciel des pharmacies conventionnées a été entamée, hier, au niveau du centre de la CNAS. Selon le directeur de la CNAS de Bejaia, Idir Fattah : « Cette opération d’extension de la carte Chifa concerne tous les assurés sociaux actifs, les malades chroniques et les personnes âgées de 75 ans et plus qui pourront se faire servir leurs ordonnances dans toutes les wilayas du pays ». Pour les assurés actifs, ils disposent de deux ordonnances tous les trois mois pour chaque bénéficiaires, et au cas où ils auront une troisième ordonnance, ils la payeront et se feront remboursés par la CNAS.  Pour les malades chroniques, ils se font servir par les pharmaciens les médicaments portés sur leur carte Chifa. La troisième catégorie qui concerne ceux ayant 75 ans et plus, il n’y a aucune limite au montant de leur ordonnance et ne subissent pas de contrôle médical. M. Idir, dira : « Cette extension est un allégement pour l’ensemble des assurés. De même les pharmacies conventionnées auront la  tâche moins délicate pour servir les ordonnances des malades. Pour la wilaya de Bejaia 234.000 ont été distribuées, soit un taux de 90% de l’ensemble des assurés de la wilaya. »
Pour L. Amel, pharmacienne, conventionnée à la CNAS, à Bejaia : «  C’est un grande justice rendue aux malades qui rencontraient avant beaucoup de problèmes pour se faire servir le montant de l’ordonnance prescrite par les médecins, et surtout cette généralisation est très bénéfique pour les malades et les pharmacies conventionnés. Certes avec le  seuil des 3.000 DA le malade sera plus satisfait. C’est une procédure d’allégement. Cela va le soulager et surtout il sera mieux servi. C’est une excellente initiative aux profits des malades assurés. »   
 Pour S. Abdelkader, assuré social et détenteur  de la carte Chifa : « Cette nouvelle mesure très attendue vient  mettre un terme au calvaire des malades qui se rendent dans d’autres hôpitaux du pays pour des soins.
Maintenant ils pourront acheter leurs médicaments de n’importe quelle wilaya où on les trouvent. Moi, j’habite à Bejaia mais je suis un assuré social à la CNAS de Laghouat. Avant, j’étais obligé de me faire servir les ordonnances de médicaments dans cette wilaya que ce soit pour moi ou mon épouse. Avec cette extension de la carte Chifa,  je pourrai me faire servir à Bejaia. De même le montant accordé qui est de 3.000 DA est plus raisonnable et satisfaisant vu le prix des médicaments servis et le remboursement des frais  des soins. »
M. Laouer

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Qualité de service et rationalité
Il convient de le reconnaître aujourd’hui, en toute objectivité, la volonté affichée il n’y a pas longtemps par les responsables du secteur d’engager la mise à niveau des services de sécurité sociale, accueillie alors avec scepticisme dans l’opinion,  n’était pas un slogan. La triste image que renvoyaient par le passé les caisses de sécurité sociale avec leurs locaux peu avenants ,l’accueil qui laissait à désirer sous l’angle de la courtoisie et de l’humanisme nécessaires à l’endroit, notamment de catégories fragiles (malades, personnes âgées, handicapés), le spectacle des files d’attente où les citoyens mettent un temps démesuré pour se faire rembourser, la masse de documents manipulés et les contraintes que cela  suppose aussi bien pour les agents que pour le citoyen, les pratiques frauduleuses connues pour être monnaie courante qui portent préjudice au Trésor public, toutes ces tares et ces dysfonctionnements ne sont plus de mise aujourd’hui, même si tout n’est pas parfait et que les efforts doivent être poursuivis pour gagner la bataille de la qualité de service. Les caisses ont fait leur mue moyennant d’importants investissements engagés pour la rénovation des locaux, l’informatisation des services, la formation du personnel et, bien entendu, l’innovation qui a révolutionné le mode de remboursement des médicaments, à la grande satisfaction des assurés sociaux, à savoir la carte Chifa. Introduite il y a quelques années avec une portée limitée au plan de l’espace territorial et des catégories bénéficiaires, l’avénement aujourd’hui de sa généralisation intervient suite à la réussite de l’expérience pilote et à la maîtrise du système qui a atteint le niveau de fiabilité, grâce à l’instrumentation mise en place au niveau central et décentralisé. Les retombées positives tant pour les citoyens soulagés de sérieuses contraintes que du point de vue de la préservation des deniers publics, dont on peut escompter une  amélioration moyennant le maintien du contrôle et de la rigueur, confortent aujourd’hui l’image d’un pays déterminé à faire siennes les valeurs d’efficacité, de performance qui sont celles de l’économie de marché. Des efforts qui doivent être consolidés par plus de rationalité dans le travail d’autres acteurs qui ont un rôle important à jouer dans l’exigence de lutte contre les gaspillages (médecins dans l’établissement des ordonnances, citoyens dans leurs consultations, structures de santé).                                 
M. Brahim

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